Basket-ball (Betclic Élite) : le SQBB face à l’urgence, sans solution immédiate
Fragilisé sur le plan financier, le Saint-Quentin Basket-Ball vit une saison sous haute tension. Contraint de composer sans marge budgétaire, le club ne peut, pour l’instant, pas remplacer Jordan Caroline et avance à vue, entre urgence sportive et impératif de survie en Betclic Élite.
Faute de moyens, Saint-Quentin ne peut, pour l’instant, pas remplacer Jordan Caroline.
Faute de moyens, Saint-Quentin ne peut, pour l’instant, pas remplacer Jordan Caroline. - G.H.
Par Anthony OTTOU
Publié: 4 Janvier 2026 à 19h01
2 min
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« Depuis plusieurs semaines, le club doit faire face à des difficultés et à des imprévus qui s’enchaînent. Nous y faisons face, avec les moyens qui sont les nôtres. » Dans ces mots sobres, presque retenus, les dirigeants du Saint-Quentin Basket-Ball assument une vérité devenue difficile à contourner : la situation financière du club est fragile. Et cette fragilité, aujourd’hui, pèse autant sur les comptes que sur le parquet.
N’aurait-il finalement pas fallu garder Boris Dallo ?
Car la crise que traverse le SQBB n’est pas uniquement sportive. Elle est aussi structurelle, économique, humaine. L’enchaînement des décisions prises ces dernières semaines n’a fait que resserrer un peu plus des marges de manœuvre déjà réduites. L’arrivée d’Anthony « Cat » Barber, diminué physiquement après son passage au Mexique, en lieu et place d’un Liam O’Reilly désormais épanoui en Pologne. Le départ de Boris Dallo, aussi, qui a laissé bien plus qu’un simple vide dans la rotation. Souvent catalogué comme « trop lent », pas vraiment meneur aux yeux de certains, Dallo apportait pourtant ce que peu savent chiffrer : de l’ordre, du calme, une forme d’équilibre.
À cette fragilité sportive s’ajoute désormais une tension économique bien réelle. Les aides se raréfient, les leviers financiers sont quasi inexistants. Logiquement, certains sponsors marquent le pas au moment même où des soutiens supplémentaires seraient les bienvenus.
Jordan Caroline pour l’instant pas remplacé
Or, l’urgence est là. Le départ annoncé de Jordan Caroline ouvre un chantier sensible. Beaucoup s’interrogent : pourquoi le club ne le remplace-t-il pas immédiatement ? La réponse est simple : le Saint-Quentin Basket-Ball n’en a tout simplement pas les moyens, du moins pour l’instant.
Sur le plan sportif, trouver un remplaçant est une nécessité. Mais sans trésorerie disponible, sans marge budgétaire claire, le club avance à vue, contraint de composer avec ses seuls moyens. Dans ces conditions, dénicher un joueur capable d’apporter une réelle plus-value avec des ressources financières aussi limitées relève presque de la mission impossible.
Comprendre alors l’option privilégiée : l’intégration d’un jeune espoir, qui deviendrait le dixième joueur professionnel sous contrat, condition indispensable pour éviter une amende de la Ligue Nationale de Basket. Un choix par défaut, plus subi que voulu, révélateur d’un club qui, aujourd’hui, lutte avant tout pour survivre.