Ça bouge à Gravenchon
Gravenchon a une idée de l'avenir de ses deux équipes. Les ambitions sont simples : le maintien.
Les filles en Nationale 2 ont fait une saison remarquable avec une belle troisième place, alors que les garçons, ont réussi à se maintenir de justesse. C'est donc avec deux équipes de niveau national que le CS Gravenchon va attaquer la nouvelle année. La taille de la ville (8 000 habitants), ne permet évidemment pas d'avoir des ambitions démesurées, mais les deux formations gravenchonnaises se sont renforcées,
« afin que l'on passe une saison tranquille, sans frayeurs inutiles », espère le président Jérôme Van Ruymbeck.
...........
Nationale 2 Féminine
Boucar Dé, l'entraîneur, est confronté à un départ massif de joueuses. Pas moins de sept ! Elisa Diatta, Marion Matis et Noémie Drouet rejoignent Aplemont.
« Les filles sont libres de faire ce qu'elles veulent, consent Boucar Dé avec un peu d'amertume,
mais ça veut dire que Gravenchon a grandi, quelque part, c'est un signe de respect. J'ai de bons rapports avec Aplemont où il y a un travail remarquable, mais ces départs nous affaiblissent ». D'autant plus que Magdalena Anielak a manifesté son désir de changer d'air, Angèle Gomis, qui a beaucoup donné au club, part à Rouen pour des raisons familiales, Lala Wane a signé en LF1 à Charleville-Mézières et Awa Gueye s'est mise en quête d'un club ambitieux.
« J'aurai souhaité qu'elle reste, car elle a un fort potentiel », regrette l'entraîneur.
Heureusement il y a aussi des arrivées.
Carole Sall, l'intérieure d'Evreux a signé en faveur du CSG.
« C'est une joueuse grande qui va nous apporter quelque chose », se réjouit Boucar Dé.
Nadège Legros qui évoluait à Césaire-Levillain, est une recrue précieuse à l'aile.
« Je la connais depuis longtemps, c'est une fille de qualité », reprend le coach. Enfin, les Gravenchonnais ont deux belles prises, puisque
Magali Saunier qui jouait en NF2 à Tours a donné hier son accord, et
Queteline Célestin (Aubervilliers N2) qui vient faire une formation en BTS assurance dans la région.
« On a cherché à rééquilibrer notre groupe en compensant la quantité par la qualité, conclut Boucar Dé.
Notre objectif c'est de se maintenir tranquillement. Maintenant si on a l'opportunité de faire mieux, on ne se gênera pas».
Pascal LACHAUX -
www.havre-presse.fr (24 juin 2009 )