ROCHE VENDEE BC 40 - 86 CERCLE JEAN MACE BOURGES B
La Roche au pied de la montagne
Largement dominées par les Berruyères, les Yonnaises n'ont jamais été ridicules en donnant le meilleur d'elles-mêmes.
Si la marche était bien trop haute pour les Yonnaises face à Bourges, lors de ce 16e de finale de la Coupe de France (40-86), les Yonnaises ont, par instants, réussi à tutoyer les sommets.
Qualifié pour le Final Four en Euroligue, quinze matches, quinze victoires en championnat de France depuis le début de la saison, des stats impressionnantes, avec Bourges c'est un véritable monument du basket féminin, qui se dressait, hier, sur la route de La Roche.
La Roche mène au score
Un monument que les Yonnaises ne se contentaient pas d'admirer, d'aduler, dans ces premières secondes. Bien au contraire. C'est d'ailleurs Libicova, qui sautait plus haut que Kireta et son 1,98 m lors de l'entre-deux initial. Tout un symbole. Une farouche volonté de mener au score. Au moins une fois dans ce match, bien évidemment à sens unique.
Libicova ne parvenait toutefois pas à inscrire les deux premiers points. Ce n'était que partie remise pour la Slovène. Ainsi après trois échecs successifs des Berruyères par Dumerc, deux fois, et Miyem, Libicova débloquait le tableau d'affichage. On jouait depuis 1'20. L'heure de gloire des Yonnaises venait de sonner. Mais c'était déjà le début de la fin. Car après l'égalisation de Kireta, les prestigieuses visiteuses prenaient définitivement l'avantage par Miyem (3'13).
Bourges avait déjà fini de plaisanter en infligeant un cinglant 14-0 à leurs adversaires. Le match était plié, mais l'important était ailleurs. Comme réussir enfin à scorer à nouveau, cette fois par Guillot, l'ancienne Garnachoise (7e). Les deux derniers points de son équipe dans ce 1re quart temps (4-25).
C'était lourd, bien trop lourd pour la fierté des joueuses de Matthieu Pouillot. Elles se mettaient alors à dégainer à trois points d'abord par Grelier (12e) puis par Libicova (15e). Si bien que les Yonnaises atteignaient la pause sur le score de 16-47.
Les Yonnaises ne craquent pas
Comme en première période, ce sont les Yonnaises, qui trouvaient d'entrée l'ouverture dès la reprise par Demortier pour un nouvel instant de gloire. De postérité. Bien éphémère certes, mais de postérité tout de même.
Pourtant appliquées, les Berruyères ne déroulaient pas comme elles l'auraient souhaité même si Lepron, l'ancienne Herbretaise inscrivait ses deux premiers points 23-61 (27e). Les Yonnaises ne lâchaient rien à l'image de Farkasova, qui trouvait enfin l'ouverture à deux reprises (29-68 ). Pour un moins 8 très honorable dans ce 3e quart temps.
Fatiguées par une telle débauche d'énergie, les Vendéennes accusaient le coup physiquement dans le 4e et dernier quart temps. Mais s'accrochaient formidablement et recevaient ainsi que leurs brillantes adversaires, une superbe ovation d'un public conquis par une telle confrontation.
Christian Laumonier - Presse-Océan
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STRASBOURG RACING CLUB 75 - 92 VILLENEUVE D'ASCQ ESB
les féminines du Racing n’ont rien pu faire
Il n’y a pas eu de surprise à Strasbourg en Coupe de France. Les féminines du Racing se sont le plus logiquement du monde inclinées devant Villeneuve d’Ascq, qui vient tout de même de se qualifier pour les 8es de finale de l’Euroligue.
Pas de miracle
Le Racing Basket accueillait le club de Villeneuve-D’Ascq en 16e de finale de la Coupe de France. Les Strasbourgeoises, pensionnaires de N1, ont fait leur maximum, mais face à une équipe d’Euroligue, ça ne suffisait pas (75-92).
En dépit d’une affiche alléchante, il n’y avait pas la foule des grands soirs sur le parquet du Racing Basket. Et si le public n’a pas mesuré la qualité de l’équipe de Villeneuve-d’Ascq, les joueuses d’Abdel Loucif ont mis quelques minutes à entrer dans le match. Impressionnées peut-être. Des pertes de balles trop rapides, des contre-attaques sans pitié, et à 2-15 après quelques instants, on craint une véritable « boucherie ».
Mais les Strasbourgeoises s’appliquent et refont leur retard petit à petit, grâce en partie à la nonchalance de leurs adversaires, pour revenir à un 20-24 plus honorable (10e). Trop passives dans la raquette, à l’image d’une Radunovic impuissante face à Crawford, les locales laissent ensuite des Villeneuvoises plus solides reprendre la main (35-50).
A la reprise, Drago et De Amorim tentent de dynamiser le jeu strasbourgeois. En face, on « fait le travail », notamment par l’intermédiaire de Fombonne, Dieme, ou l’inamovible Crawford. Au fil des minutes, les joueuses du RCS se détendent et prennent des shoots longue distance avec réussite (M’Boma, Langlais, Chauvin), pour revenir à trois points (58-61).
Si les Strasbourgeoises font jeu égal par séquences avec les « diablesses rouges », sur la durée c’est une autre histoire, même si les coups de gueule d’Abdou N’Diaye ne trouvent en écho que les bâillements de Jasmina Ilic. Les racingwomen remportent tout de même le troisième quart, maigre consolation (23-19). Dans le dernier quart, les Strasbourgeoises tentent d’enflammer le match mais sont condamnées à l’exploit devant une défense de plus en plus rugueuse. Les Villenevoises n’ont plus qu’à dérouler tranquillement pour boucler ce match.
S.R. (
www.lalsace.fr)
RC Strasbourg - Villeneuve-d’Ascq 75-92. Salle Jean-Nicolas Muller. Mi-temps : 35-50. Les périodes : 20-24, 15-25, 23-19, 18-23. Arbitres : MM. Becht et Castera.
50 spectateurs.
Strasbourg : 29 paniers sur 70 tirs (41%). 11 paniers sur 23 à trois points (47%). 6 lancers francs sur 9. 25 rebonds (Fall 9) : 14 défensifs (Fall 5 ), 11 offensifs (Fall 4 ). 5 interceptions. 18 balles perdues (Drago, Fall 5). 3 contres (De Amorim 2 ). 19 passes décisives (Radunovic 5 ). 15 fautes provoquées. 20 fautes. Marqueurs : Chapays 8, Langlais 3, Chauvin 3, M’Boma 18, Radunovic 6, De Amorim 7, Fall 19, Drago 7, Heitz 4
Villeneuve-d’Ascq : 32 paniers sur 59 tirs (54%). 5 paniers sur 14 à trois points (35%). 23 lancers francs sur 33. 42 rebonds (Sacko, Crawford 10) : 29 défensifs (Crawford 9), 13 offensifs (Robert 4). 11 interceptions. 20 balles perdues (Sacko 6). 2 contres.16 passes décisives (Dieme 6). 20 fautes provoquées. 15 fautes. Marqueurs : Dieme 15, Alves 3, Fombonne 6, Robert 31, Sacko 13, Crawford 9, Ilic 15
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AJS OUISTREHAM 29 - 109 VALENCIENNES U S V O
de beaux souvenirs, quand même
Surclassées par les stars valenciennoises (29-109), mardi soir, les amatrices ouistrehamaises ont gardé le sourire, et savouré un moment exceptionnel.
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Respect.
Moins 80 : le score final entre une modeste équipe de milieu de tableau de N2 et les championnes de France huitièmes de finaliste de l'Euroligue se passe de commentaires superflus.
« Tous les rapports de forces étaient en leur faveur, mais ça on le savait avant, sourit le coach ouistrehamais Samuel Vallée.
On a essayé de boucher la raquette en début de match, mais on en a pris plein la tronche à trois points. Je m'attendais à ce qu'elles viennent jouer ici un peu plus relax, ça n'a pas du tout été le cas, cela prouve au moins qu'elles nous ont respectées. » Selon Leslie Véron, occupée à récolter les autographes de chaque Valenciennoise après-match :
« Elles sautaient trois fois plus haut, couraient trois fois plus vite. C'est surtout dans les impacts que la différence est énorme : on n'est pas habituées à ça. »
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Plaisir. «
On a fait ce qu'on a pu, mais franchement, le score est anecdotique et on a pris beaucoup de plaisir, résume Marie Drouault.
Rencontrer une telle équipe, cela ne nous arrivera sûrement plus jamais. »
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Challenge. Les Ouistrehamaises s'étaient lancé un petit pari avant la rencontre : celle qui dépasserait la barre des 10 points aurait le droit de payer un verre à toutes les autres ! Valenciennes a fait faire des économies aux Normandes : la meilleure marqueuse ouistrehamaise, Marion Osouf, est restée bloquée à sept unités...
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Préparation(s). Le coach nordiste Hervé Coudray ne voulait surtout « pas de blessées » dans ses rangs : mission accomplie.
« On souhaitait d'abord se servir de ce match pour travailler notre intensité défensive et notre fluidité de jeu en vue de notre 8e de finale d'Euroligue contre Valence mardi prochain. Les filles ont fait ce que j'avais demandé. » Côté Ouistreham, cette lourde défaite est loin d'être un
« traumatisme » (Samuel Vallée).
Retour dès samedi au quotidien de la N2 et à la quête du maintien, avec un match décalé à jouer du côté du Havre, une des grosses écuries de la poule.
Guillaume LAINÉ. Ouest-France