FINALE TROPHEE COUPE DE FRANCE BERCY
Posté : ven. 16 avr. 2010 7:45
• BASKET-BALL TROPHÉE COUPE DE FRANCE FÉMINI - En attente d'une troisième accession dans sa carrière, Sophie Pruvost ne lésinerait pas sur un succès en coupe
Capitaine du Fémina cette année, Sophie Pruvost sera la chef de file wasquehalienne lors du plateau de coupe, ce week-end. : La Voix du Nord
Capitaine du Fémina cette saison, Sophie Pruvost en est également le fer de lance, de par ses qualités au poste de meneuse et son expérience. Un atout de premier ordre pour le plateau Coupe de France de ce week-end.
Comment ne pas évoquer le Fémina Wasquehal de ces trois dernières saisons sans parler de l'apport de Sophie Pruvost ? Souvent meilleur marqueuse de son équipe, complètement investie dans la vie du club - après s'être occupée des cadettes, elle fait aujourd'hui travailler les fondamentaux, des poussines aux seniors, au centre entraînement club (CEC) - elle y est pour beaucoup dans la réussite du groupe. Et pourtant, tout n'était pas gagné d'avance...« Il y a trois ans, j'avais vraiment été choquée en arrivant à Wasquehal. Il n'y avait personne ! Lors du premier match, je me demandais vraiment où j'étais arrivée. Le bar était fermé, il n'y avait pas de supporteurs. C'est une sensation que je n'avais jamais vécue, moi qui venais d'Armentières qui était un club très familial. Ça s'est construit, petit à petit. J'ai appris à connaître les gens et, avec les victoires, ils sont venus voir nos matchs. Maintenant, la salle est pleine. C'est super ! » Le sourire toujours généreux, la meneuse peut se satisfaire, avec ses partenaires, de cette magnifique victoire. Celle d'avoir réveillé un club et de faire vibrer la salle Pierre-Loti. Comme lors de ce huitième de finale, face au Havre il y a un mois, qui se termina dans une explosion de joie. Et si le championnat, et la montée en N1, reste la priorité du groupe, Pruvost ne cache pas son appétence pour la coupe.
« Ça serait l'apothéose ! »
« Je n'ai jamais vraiment gagné de titre. Avec Armentières, nous avions terminé deuxièmes pour le titre de championnes de France de N2. Avec Roubaix, nous avions terminé premiers en N1 mais il n'y avait pas eu de finale. Le fait de jouer des play-offs, c'est plus passionnant. Il y a plus d'excitation. Alors, si nous remportons la coupe et le championnat, ça serait l'apothéose ! » Il faut dire que la belle n'est pas du genre à rechigner à l'effort. Une anecdote l'atteste. Il y a peu, alors qu'elle revenait de blessure, son entraîneur Mathieu Espinous souhaitait l'économiser pour un match sans grande importance. Hors de question ! « Me mettre sur un banc et ne pas jouer, ça me fait mal. J'ai toujours besoin de participer à fond et de donner le meilleur. Je n'arrive pas à me mettre sur le côté. » Cette envie, le Fémina en aura besoin pour gagner ses deux matchs de coupe, ce week-end à La Garnache en Vendée, et ainsi se qualifier pour la finale à Paris. « Je ne sais pas si nous sommes favoris. Pour le quart, c'est sûr, puisque nous affrontons Beaupréau, une équipe d'Excellence région, même si ça me fait un peu peur. Après, en demi-finale, il y aura peut-être Aubervilliers contre qui nous avons perdu deux fois cette saison. On prend les matchs les uns après les autres mais le but est d'aller à Bercy. » En attente d'une éventuelle troisième montée dans sa carrière, après Roubaix et Armentières, Pruvost aimerait bien ajouter un vrai trophée dans son palmarès. La coupe sera-t-elle à ses lèvres le 15 mai prochain ? •
ALEXIS BEUSCART
PHOTO JOHAN BEN AZZOUZ
DIGEST : Sophie Pruvost est née le 12 mai 1983 à Calais. Clubs successifs : Calais OB (1989-2000), Nice (cadettes France, 2000-02), Évolution Roubaix (N1 puis Ligue, 2002-04), SO Armentières (N2 puis N1, 2004-07), Fémina Wasquehal (N2, depuis 2007).
Les rédactions de La Voix du Nord
la Voix du Nord
Capitaine du Fémina cette année, Sophie Pruvost sera la chef de file wasquehalienne lors du plateau de coupe, ce week-end. : La Voix du Nord
Capitaine du Fémina cette saison, Sophie Pruvost en est également le fer de lance, de par ses qualités au poste de meneuse et son expérience. Un atout de premier ordre pour le plateau Coupe de France de ce week-end.
Comment ne pas évoquer le Fémina Wasquehal de ces trois dernières saisons sans parler de l'apport de Sophie Pruvost ? Souvent meilleur marqueuse de son équipe, complètement investie dans la vie du club - après s'être occupée des cadettes, elle fait aujourd'hui travailler les fondamentaux, des poussines aux seniors, au centre entraînement club (CEC) - elle y est pour beaucoup dans la réussite du groupe. Et pourtant, tout n'était pas gagné d'avance...« Il y a trois ans, j'avais vraiment été choquée en arrivant à Wasquehal. Il n'y avait personne ! Lors du premier match, je me demandais vraiment où j'étais arrivée. Le bar était fermé, il n'y avait pas de supporteurs. C'est une sensation que je n'avais jamais vécue, moi qui venais d'Armentières qui était un club très familial. Ça s'est construit, petit à petit. J'ai appris à connaître les gens et, avec les victoires, ils sont venus voir nos matchs. Maintenant, la salle est pleine. C'est super ! » Le sourire toujours généreux, la meneuse peut se satisfaire, avec ses partenaires, de cette magnifique victoire. Celle d'avoir réveillé un club et de faire vibrer la salle Pierre-Loti. Comme lors de ce huitième de finale, face au Havre il y a un mois, qui se termina dans une explosion de joie. Et si le championnat, et la montée en N1, reste la priorité du groupe, Pruvost ne cache pas son appétence pour la coupe.
« Ça serait l'apothéose ! »
« Je n'ai jamais vraiment gagné de titre. Avec Armentières, nous avions terminé deuxièmes pour le titre de championnes de France de N2. Avec Roubaix, nous avions terminé premiers en N1 mais il n'y avait pas eu de finale. Le fait de jouer des play-offs, c'est plus passionnant. Il y a plus d'excitation. Alors, si nous remportons la coupe et le championnat, ça serait l'apothéose ! » Il faut dire que la belle n'est pas du genre à rechigner à l'effort. Une anecdote l'atteste. Il y a peu, alors qu'elle revenait de blessure, son entraîneur Mathieu Espinous souhaitait l'économiser pour un match sans grande importance. Hors de question ! « Me mettre sur un banc et ne pas jouer, ça me fait mal. J'ai toujours besoin de participer à fond et de donner le meilleur. Je n'arrive pas à me mettre sur le côté. » Cette envie, le Fémina en aura besoin pour gagner ses deux matchs de coupe, ce week-end à La Garnache en Vendée, et ainsi se qualifier pour la finale à Paris. « Je ne sais pas si nous sommes favoris. Pour le quart, c'est sûr, puisque nous affrontons Beaupréau, une équipe d'Excellence région, même si ça me fait un peu peur. Après, en demi-finale, il y aura peut-être Aubervilliers contre qui nous avons perdu deux fois cette saison. On prend les matchs les uns après les autres mais le but est d'aller à Bercy. » En attente d'une éventuelle troisième montée dans sa carrière, après Roubaix et Armentières, Pruvost aimerait bien ajouter un vrai trophée dans son palmarès. La coupe sera-t-elle à ses lèvres le 15 mai prochain ? •
ALEXIS BEUSCART
PHOTO JOHAN BEN AZZOUZ
DIGEST : Sophie Pruvost est née le 12 mai 1983 à Calais. Clubs successifs : Calais OB (1989-2000), Nice (cadettes France, 2000-02), Évolution Roubaix (N1 puis Ligue, 2002-04), SO Armentières (N2 puis N1, 2004-07), Fémina Wasquehal (N2, depuis 2007).
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