Hervé Coudray à l'USVO
Posté : mar. 13 mars 2007 22:42
La Voix du Nord - 13/03/2007
Hervé Coudray : « L’USVO, c’est comme une promotion »
C’est désormais officiel : après cinq saisons à Mondeville, Hervé Coudray, qui s’est engagé pour trois ans, entraînera les Valenciennoises la saison prochaine.
Les dirigeants valenciennois sont rapidement tombés d’accord avec ce Breton de 41 ans, coach de l’année 2005, baptisé à l’Euroligue ces deux dernières saisons : « On voulait tourner la page tout en s’inscrivant dans la continuité. Hervé a fait ses preuves et ses valeurs nous conviennent », résume le président Christian Lecoq.
– Hervé Coudray, pourquoi vous être porté candidat ?
« Le palmarès du club : quand un train comme celui-là passe et qu’on est sur le quai, on a envie d’y monter. Je voulais franchir un cap dans ma carrière d’entraîneur, j’en avais déjà franchi quelques-uns avec Mondeville. J’arrivais en fin de contrat, l’opportunité se présentait, c’était un timing intéressant, je n’ai pas réfléchi très longtemps. »
– Ne pouviez-vous plus évoluer à Mondeville ?
« C’est un club auquel j’ai donné énormément et qui m’a apporté beaucoup. J’ai eu la chance d’avoir un président qui me donne les clés du club.
Mondeville m’a aussi permis de me montrer. Sinon, à aucun moment VO n’aurait pensé à moi. Mais j’ai aussi le sentiment d’avoir tout donné et que si le club a envie de franchir un palier, je ne suis pas sûr d’être cette personne-là car je conserve de la frustration de certaines défaites et de certaines blessures pas palliées, faute d’effectif. Nous étions limités sur le plan financier.. Et je suis partisan de ne pas rester trop longtemps dans un club, sinon on s’endort. Des cycles de cinq à six ans, c’est bien. Venir à Valenciennes, c’est comme une promotion, un autre défi. »
– Quel est votre projet ?
« Quand un entraîneur arrive, il doit être un peu novateur mais aussi s’adapter à un fonctionnement. Il ne s’agit pas de tout révolutionner. Même si les gens ont été un peu déçus des derniers résultats, VO reste un des meilleurs clubs européens, il y a des bases. Les dirigeants ont le projet d’obtenir les meilleurs résultats possibles avec les meilleures joueuses françaises et les meilleures jeunes, il colle au mien. J’ai la réputation d’être un coach formateur et détecteur de talents. À Mondeville, on a eu Shchegoleva, Jekabsone, Dailey, “Caro” Aubert… Enfin, devenir professionnel du basket à cent pour cent (1) m’intéresse : je serai plus disponible et je pourrai travailler en profondeur. »
– Quels objectifs les dirigeants vous ont-ils fixés ?
« J’ai ressenti la volonté du président de retrouver le “Final Four”. Quand on signe à VO, devenir champion de France c’est presque un minimum. Et les moyens restent assez intéressants. »
– Comment gérer une fin de saison avec un club et la construction de la suivante ailleurs ?
« On gère… le mieux possible ! Je suis quelqu’un de rigoureux, ma première volonté est d’abord de penser à Mondeville et de finir en beauté tout en travaillant au recrutement avec Valenciennes. Le plus difficile serait de me retrouver en finale du championnat face à VO, mais ça prouverait que je suis allé au bout avec Mondeville. Je rencontre Laurent mercredi. On travaillera ensemble, avec des limites : il voudra peut-être emmener certaines, que moi, je voudrais garder. »
– Sandrine Gruda par exemple ?
« On a envie de la conserver et on va se battre pour. » •
SANDRINE ARRESTIER
1. – Cadre à la direction régionale de la Jeunesse et des Sports, il sera en disponibilité.
Hervé Coudray : « L’USVO, c’est comme une promotion »
C’est désormais officiel : après cinq saisons à Mondeville, Hervé Coudray, qui s’est engagé pour trois ans, entraînera les Valenciennoises la saison prochaine.
Les dirigeants valenciennois sont rapidement tombés d’accord avec ce Breton de 41 ans, coach de l’année 2005, baptisé à l’Euroligue ces deux dernières saisons : « On voulait tourner la page tout en s’inscrivant dans la continuité. Hervé a fait ses preuves et ses valeurs nous conviennent », résume le président Christian Lecoq.
– Hervé Coudray, pourquoi vous être porté candidat ?
« Le palmarès du club : quand un train comme celui-là passe et qu’on est sur le quai, on a envie d’y monter. Je voulais franchir un cap dans ma carrière d’entraîneur, j’en avais déjà franchi quelques-uns avec Mondeville. J’arrivais en fin de contrat, l’opportunité se présentait, c’était un timing intéressant, je n’ai pas réfléchi très longtemps. »
– Ne pouviez-vous plus évoluer à Mondeville ?
« C’est un club auquel j’ai donné énormément et qui m’a apporté beaucoup. J’ai eu la chance d’avoir un président qui me donne les clés du club.
Mondeville m’a aussi permis de me montrer. Sinon, à aucun moment VO n’aurait pensé à moi. Mais j’ai aussi le sentiment d’avoir tout donné et que si le club a envie de franchir un palier, je ne suis pas sûr d’être cette personne-là car je conserve de la frustration de certaines défaites et de certaines blessures pas palliées, faute d’effectif. Nous étions limités sur le plan financier.. Et je suis partisan de ne pas rester trop longtemps dans un club, sinon on s’endort. Des cycles de cinq à six ans, c’est bien. Venir à Valenciennes, c’est comme une promotion, un autre défi. »
– Quel est votre projet ?
« Quand un entraîneur arrive, il doit être un peu novateur mais aussi s’adapter à un fonctionnement. Il ne s’agit pas de tout révolutionner. Même si les gens ont été un peu déçus des derniers résultats, VO reste un des meilleurs clubs européens, il y a des bases. Les dirigeants ont le projet d’obtenir les meilleurs résultats possibles avec les meilleures joueuses françaises et les meilleures jeunes, il colle au mien. J’ai la réputation d’être un coach formateur et détecteur de talents. À Mondeville, on a eu Shchegoleva, Jekabsone, Dailey, “Caro” Aubert… Enfin, devenir professionnel du basket à cent pour cent (1) m’intéresse : je serai plus disponible et je pourrai travailler en profondeur. »
– Quels objectifs les dirigeants vous ont-ils fixés ?
« J’ai ressenti la volonté du président de retrouver le “Final Four”. Quand on signe à VO, devenir champion de France c’est presque un minimum. Et les moyens restent assez intéressants. »
– Comment gérer une fin de saison avec un club et la construction de la suivante ailleurs ?
« On gère… le mieux possible ! Je suis quelqu’un de rigoureux, ma première volonté est d’abord de penser à Mondeville et de finir en beauté tout en travaillant au recrutement avec Valenciennes. Le plus difficile serait de me retrouver en finale du championnat face à VO, mais ça prouverait que je suis allé au bout avec Mondeville. Je rencontre Laurent mercredi. On travaillera ensemble, avec des limites : il voudra peut-être emmener certaines, que moi, je voudrais garder. »
– Sandrine Gruda par exemple ?
« On a envie de la conserver et on va se battre pour. » •
SANDRINE ARRESTIER
1. – Cadre à la direction régionale de la Jeunesse et des Sports, il sera en disponibilité.
