Basket Eurocoupe / Benetton Trévise - Chorale Roanne (20h45)
En quête d'un bonus
publié le 16.11.2010 04h00
http://www.leprogres.fr/fr/sports/loire ... bonus.html
« Tout s'est vraiment bien passé pour moi », souligne KC Rivers, qui va retrouver son ancienne salle, le Palaverde, ce soir / Yves Flammin
La Chorale va tenter d'enfoncer un Trévise qui n'est pas au mieux
Une poule en or. Benetton Trevise, Estudiantes Madrid, Paok Salonique, la Chorale a tiré de grands noms à défaut de gros lot. Pour l'instant. Après Limoges samedi, c'est un grand club européen qu'elle affronte ce soir. Si le Benetton n'a plus rien gagné depuis 2007 (coupe d'Italie), il inspire le respect avec deux finales d'Euroligue (1993 et 2003), quatre final four… cinq titres nationaux.
Des joueurs prestigieux sont passés par le maillot biancoverde à l'image de Kukoc et des coachs non moins célèbres comme Messina, Mike D'Antoni ou David Blatt. Repesa compte bien restaurer le lustre d'antan même si la suprématie est Sienne ces dernières années. « Je me suis déjà trouvé dans une telle situation », relativisait dimanche soir le coach du Benetton après la défaite contre son ancien club, Rome. Car, non, Trévise n'a plus la grandeur d'il y a quelques années (une victoire et quatre défaites en championnat). Plus de noms ronflant, plus de d'Euroligue, le club a même dû passer par les qualifications pour rejoindre l'Eurocoupe ! Mais l'histoire en fait un club à part. « Je suis arrivé à Trévise à mi-saison mais c'est un grand club.
Tout s'est vraiment bien passé pour moi », souligne KC Rivers, qui va retrouver son ancienne salle, le Palaverde.
La Chorale n'a donc pas à faire de complexe, loin de là. Surtout si elle parvient à alterner le jeu comme contre Limoges. « On me parle des tirs à trois points mais on prend des shoots ouverts là où ils le sont. Sinon, on a montré aussi que l'on peut jouer dessous. Samedi on avait décidé de pilonner dessous d'entrée », renchérit Jean-Denys Choulet. Une bonne chose car Trévise semble souffrir dans ce secteur de jeu. « On a encore eu des problèmes aux rebonds contre la Roma. Nous souffrons trop sous les paniers », regrette Jasmin Repesa. Autre souci italien, la défense, jugée trop tendre par son coach. Et là, cela peut faire mal face à l'appétit offensif des Choraliens. Mais à chaque match sa vérité et Roanne devra lui aussi être bien plus constant que contre Limoges.
Ce soir, il ne faudra pas rater l'occasion, si elle se présente, de « tuer » le match, sinon, à l'extérieur, cela pourrait se payer cher.
Avec Nsonwu, Dunn, Bogdanovic notamment, la Chorale a les armes pour s'imposer à l'intérieur, à elle de les utiliser. Surtout qu'en passant d'abord dessous, c'est à l'extérieur que les Amagou, Gordon, Braud ou Diabaté auront l'occasion de briller. Autre facteur, le rythme bien sûr.
Trévise n'a que peu d'intérêt à laisser courir la Chorale, passée maître dans l'art. Et comme une défaite à domicile dans une compétition à quatre peut être déjà rédhibitoire, le Benetton aura bien la pression, contrairement aux Roannais.
Pour l'heure, la Chorale va tout faire pour ne pas mettre d'eau dans la fontaine de Trévise.
Eric Pejoux
L'interview / Jean-Denys Choulet
« La vérité, ce sont les matchs »
publié le 16.11.2010 04h00
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Jean-Denys Choulet, au beau milieu de ses hommes, n'a qu'une chose en tête: la gagne! / Yves Flammin
Le technicien choralien adore les semaines à deux matchs, « même si ce n'est pas simple »
Vous débutez votre campagne européenne à l'extérieur, est-ce vraiment un désavantage ?
Ce n'est pas plus mal. On peut bien lancer « le truc » en cas de victoire.
Mais sincèrement, cela a peu d'importance. Je pense qu'il y a plus de pression en championnat.
En Eurocoupe, avec des poules à quatre, l'important est de gagner ses deux rencontres à domicile avec le plus d'écart possible. Car à quatre, le goal-average est un facteur dont il faut tenir compte.
Parlons de Trévise. Les Italiens, avec quatre défaites en cinq matchs de championnat, doivent lancer leur saison…
On va chez une équipe qui fait un départ calamiteux dans son championnat. Ils voudront sûrement se relancer contre nous, cela risque d'être chaud aussi.
Ou alors ils sont mal, mal, et cela peut nous sourire.
Vous allez retrouver un coach de renom, Repesa, contre qui vous avez joué deux fois en Euroligue, lorsqu'il était à la Roma. Un plaisir ?
C'est effectivement un coach de renom, charismatique, qui ne laisse pas indifférent. Il a eu d'excellents résultats sauf ces dernières années peut-être. Le connaissant, il ne laissera rien de côté et jouera l'Eurocoupe à fond.
Les joueurs préfèrent les matchs aux entraînements. Vous aussi ?
Lorsque l'équipe a atteint un certain niveau, que le collectif est en place, bien sûr que je préfère aussi les matchs. C'est le plus important, j'aime la tension des matchs, c'est là que se joue la vérité.
Si le coaching pendant les matchs de foot par exemple peut avoir une moindre d'importance, en basket, il influe forcément beaucoup. J'aime ça, vivre intensément les matchs.
Mine de rien, vous êtes l'un des rares coachs français qui a l'expérience des trois coupes d'Europe…
Cela commence à être intéressant. Surtout, la Chorale et Roanne commencent à être reconnus à l'étranger. C'est positif pour la région.
Participer aux coupes d'Europe, c'est bien, mais le principal est de bien y figurer.
Le président n'a d'ailleurs pas fixé d'objectif. Quel est le vôtre ?
Gagner des matchs ! On doit tout faire pour passer ce premier tour. Mais cela ne va pas être si simple que cela.
Même s'ils n'ont plus les résultats d'antan, nos trois adversaires (1) ne sont pas connus que par les spécialistes du basket. Ce sont des noms qui parlent. Au moins, mes joueurs ne peuvent pas aborder ces rencontres « en dedans ».
Propos recueillis par E.P
l'adversaire / trévise
Jasmin Repesa : les retrouvailles
publié le 16.11.2010 04h00
http://www.leprogres.fr/fr/sports/loire ... illes.html

Jasmin Repesa présente un palmarès enviable. Même si le Benetton Trévise est en difficulté actuellement / Yves Flammin
Et c'est en tout bien tout honneur que le coach italien retrouvera ce soir l'équipe de la Chorale mais aussi un ancien joueur.
C'était lors de la saison 2007-2008. Alors coach à la tête de l'équipe professionnelle de la Lottomatica Roma, les joueurs de Jasmin Repesa rencontrent la Chorale à l'occasion d'un match en compétition européenne.
Un match tournant à la faveur des Roannais mais qui marque quand même la fin de l'Euroligue. Les Romains étant déjà qualifiés pour le top 16.
Ce soir, les Choraliens retrouvent donc le talentueux et reconnu coach d'origine croate au palmarès plutôt flatteur :
médaillé de bronze au championnat d'Europe en 1995 avec la sélection croate, deux fois Champion de Turquie, Champion d'Italie, finaliste du Final Four en Euroligue en 2004 et plus récemment, on l'a vu aux commandes de l'équipe nationale de Croatie lors des Championnats d'Europe en Pologne.
Après quatre saisons passées à Bologne, il rejoint le club Lottomatica Roma puis pour la saison 2009-2010, Benetton Treviso où il signe pour deux ans et demi.
Mais malgré son expérience, les résultats ne sont pas très brillants depuis le début de la saison. Avec seulement une victoire sur cinq en championnat, les verts et blancs concèdent unequatrième défaite consécutive dimanche soir contre l'ancien club du coach, la Lottomatica Roma.
Selon les premières déclarations de l'encadrement italien, le manque de concentration et des erreurs notamment en défense auront été fatales.
Autant dire qu'aujourd'hui, Jasmin Repesa doit permettre à son équipe de renouer avec la victoire et de se relancer. Pourquoi pas lors de cette rencontre en Eurocup. Et ce sera sans l'aide de KC Rivers que le coach italien retrouvera également ce soir, mais dans l'équipe adverse.
La saison dernière, l'ailier américain qui tournait à 12,5 points de moyenne, avait été recruté par Benetton Treviso avant de signer cette saison à la Chorale.
ASK