Que doit faire le basket pro francais pour survivre?
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raph
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Re: que doit faire le basket pro francais pour survivre?
Au niveau du prochain cahier des charges de l'EL, ça doit commencer à partir de la saison 2012-2013 d'après ce que j'ai compris. Ca devrait coincider avec la 1ère "licenceA" obtenue via le ranking européen (et dont pourrait bénéficier notamment valence, l'alba et 2/3 autres clubs bien placés, s'ils ne sont pas qualifiés pour l'EL via les compétitions domestiques).
Chez nous, le prochain champion devrait encore etre qualifié, pour la suite c'est déjà plus compliqué. Il y avait dérogation jusqu'en 2012 si des projets étaient en cours de construction, et très clairement on n'a pas vraiment avancer (concrètement) sur le sujet. Malgré la commission grand stades (et grandes salles in extenso).
Pour rappel le cahier des charges uleb (pour l'EL) c'est minimum 10000 places assises (+ infrastructures dont aéroport international a proximité, hôtel 4+ étoiles, moyens modernes pour les medias/pubs etc).
Au niveau de la proA, y a clairement à instaurer un minimum de 5000 places et un budget minimum (en acb c'est 3.5M € il me semble, ce serait logique d'avoir la même chose ici ne serait-ce que par rapport à la "qualité" des staffs et des centres de formation chez nous). Nos voisins ne nous attendent pas pour se structurer et se développer (vu qu'en général les grandes villes sont représentées).
Sinon pour le côté "semi fermé", c'est possible qu'il soit question d'une seule descente ce qui ne serait pas plus mal je trouve (si on reste à 16).
ps : La crise en Espagne ça date d'au moins 2 ans déjà hein, et ça a commencé avec l'immobilier (qui était en gros LE secteur d'activité qui a été développé dans les dernières années, avec des dérives invraisemblables, mais vu que les grosses fortunes/intérêts font du lobbying..). Et le retournement a déjà fait des victimes dans le sport professionnel, même si ça se voit surtout dans le foot (les clubs de 1ere ligue et de 2nd division cumulaient un endettement de l'ordre de 3.5 milliards (oui, milliards..) d'€.). Un peu équivalent en angleterre du reste.
Pour le basket, là aussi y a des endettements records et des gros clubs menacés (ou déjà disparus), à commencer par girona (ex finaliste de l'eurocup face au badalone de fernandez/rubio/moiso quand ce dernier avait "éteint" marc gasol). Sachant que rien que pour l'acb, granada a aussi failli disparaitre (et c'est pour leurs soucis financiers que borchardt et maric - futur mvp d'EL avec le partizan - s'étaient barrés pour quasi peanuts). Badalone malgré le buy out de rubio a encore (parait-il) un endettement proche des 10M€, les clubs des canaries sont aussi à la ramasse, en gros y a que barcelone et le real qui s'en sortent à peu près, le real grace au soutien politique en grande partie et le barça via les socios les deux étant évidemment de grosses machines en merchandising (et droits tv surtout évidemment).
Bref, tout n'est pas comparable, mais le cahier des charges assez draconien en acb a au moins permis aux clubs de se doter de salles très compétitives, leur billeterie doit être une des plus prolifiques d'europe je pense (l'affluence est en tout cas généralement très bonne). A notre niveau je pense qu'on est dans une situation intermédiaire entre italie et espagne, en italie ils ont de grandes salles mais pas énormément de public, ça va sans dire que dans les grosses agglo ou le basket n'a pas trop de concurrence on pourrait avoir de grosses affluences pour peu que l'infrastructure soit importante.
Sans même parler de l'effet de levier (plus tu as de spectateurs, plus tu peux intéresser certains investisseurs - et je ne parle pas spécifiquement des sponsors, plutôt des boîtes dans biens des secteurs qui surfent sur le gros évènementiel, les spécialistes en parleront mieux que moi).
Chez nous, le prochain champion devrait encore etre qualifié, pour la suite c'est déjà plus compliqué. Il y avait dérogation jusqu'en 2012 si des projets étaient en cours de construction, et très clairement on n'a pas vraiment avancer (concrètement) sur le sujet. Malgré la commission grand stades (et grandes salles in extenso).
Pour rappel le cahier des charges uleb (pour l'EL) c'est minimum 10000 places assises (+ infrastructures dont aéroport international a proximité, hôtel 4+ étoiles, moyens modernes pour les medias/pubs etc).
Au niveau de la proA, y a clairement à instaurer un minimum de 5000 places et un budget minimum (en acb c'est 3.5M € il me semble, ce serait logique d'avoir la même chose ici ne serait-ce que par rapport à la "qualité" des staffs et des centres de formation chez nous). Nos voisins ne nous attendent pas pour se structurer et se développer (vu qu'en général les grandes villes sont représentées).
Sinon pour le côté "semi fermé", c'est possible qu'il soit question d'une seule descente ce qui ne serait pas plus mal je trouve (si on reste à 16).
ps : La crise en Espagne ça date d'au moins 2 ans déjà hein, et ça a commencé avec l'immobilier (qui était en gros LE secteur d'activité qui a été développé dans les dernières années, avec des dérives invraisemblables, mais vu que les grosses fortunes/intérêts font du lobbying..). Et le retournement a déjà fait des victimes dans le sport professionnel, même si ça se voit surtout dans le foot (les clubs de 1ere ligue et de 2nd division cumulaient un endettement de l'ordre de 3.5 milliards (oui, milliards..) d'€.). Un peu équivalent en angleterre du reste.
Pour le basket, là aussi y a des endettements records et des gros clubs menacés (ou déjà disparus), à commencer par girona (ex finaliste de l'eurocup face au badalone de fernandez/rubio/moiso quand ce dernier avait "éteint" marc gasol). Sachant que rien que pour l'acb, granada a aussi failli disparaitre (et c'est pour leurs soucis financiers que borchardt et maric - futur mvp d'EL avec le partizan - s'étaient barrés pour quasi peanuts). Badalone malgré le buy out de rubio a encore (parait-il) un endettement proche des 10M€, les clubs des canaries sont aussi à la ramasse, en gros y a que barcelone et le real qui s'en sortent à peu près, le real grace au soutien politique en grande partie et le barça via les socios les deux étant évidemment de grosses machines en merchandising (et droits tv surtout évidemment).
Bref, tout n'est pas comparable, mais le cahier des charges assez draconien en acb a au moins permis aux clubs de se doter de salles très compétitives, leur billeterie doit être une des plus prolifiques d'europe je pense (l'affluence est en tout cas généralement très bonne). A notre niveau je pense qu'on est dans une situation intermédiaire entre italie et espagne, en italie ils ont de grandes salles mais pas énormément de public, ça va sans dire que dans les grosses agglo ou le basket n'a pas trop de concurrence on pourrait avoir de grosses affluences pour peu que l'infrastructure soit importante.
Sans même parler de l'effet de levier (plus tu as de spectateurs, plus tu peux intéresser certains investisseurs - et je ne parle pas spécifiquement des sponsors, plutôt des boîtes dans biens des secteurs qui surfent sur le gros évènementiel, les spécialistes en parleront mieux que moi).
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bonstre
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Re: que doit faire le basket pro francais pour survivre?
oui bein c'est pas la peine d'écrire 300 lignes pour dire la même chose que moi
Chez nous les clubs ne peuvent pas s'endetter... donc ça s'arrete là le comparatif avec la ligue espingouine
Chez nous les clubs ne peuvent pas s'endetter... donc ça s'arrete là le comparatif avec la ligue espingouine
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dauf
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Re: que doit faire le basket pro francais pour survivre?
Ce que Bonstre veut dire c'est que si c'est pour sortir un nouveau règlement au moins de juin pour sauver Limoges et Paris au détriment de Gravelines et Toulon "au nom de la sacro-sainte structuration", bah c'est vraiment pas la peine. Un projet de ligue semi fermée comme celui là, ça s'annonce longtemps à l'avance 5 ans ou plus sinon ça n'a pas de sens, hors c'est pas tellement dans les méthodes habituelles de la ligue.Piranhas a écrit :Un peu comme l'ACB, y a rien de choquant à calquer sur une méthode qui a fait ses preuves....
Après je pense qu'il faut comparer ce qui est comparable, la pro A a tellement peu de visibilité que c'est totalement utopique de penser qu'un club de pro B puisse être capable de se doter d'un budget conséquent et d'une salle de 5000 places sans accéder à l'élite. Si c'est juste pour enlever la menace de la relégation à des clubs qui sont déjà gérés n'importe comment, je vois pas bien en quoi ça peut être positif... Il n'y a, à mon avis, pas suffisamment de prétendants et de projets à long terme potentiels pour qu'une réelle concurrence s'installe avec un tel système.
Des clubs comme Roanne ou Orléans se sont installés en pro A à la faveur de bons résultats sportifs qui leur ont permis ensuite de commencer à se structurer, l'exemple inverse c'est quoi? l'ASVEL, Limoges, Pau, le PL ? des clubs qui ont tout ce qu'il faut pour gagner sauf une équipe potable, j'ai pas l'impression que ça les aide énormément à progresser, même sur la durée. Les 2 dernières saisons de l'ASVEL sont suffisamment ridicules pour qu'on en tire les leçons. (ça c'était pour le quota de phrases anti-asvel par post ^^)
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raph
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Re: que doit faire le basket pro francais pour survivre?
Je suis pas forcément de ton avis dauf (pour une fois ^^). En tout cas au niveau de l'évolution à venir de la proA et de la proB.
D'abord, l'impact jfl a été quasi nul cette année (du reste, t'es plutôt dur avec l'asvel, westermann, lacombe, tillie voire fofana, jackson, theo & cie on les attend surtout d'ici 1/2 ans, logique qu'ils aient souffert vu les perfs des vassalo/zizic pendant une bonne partie du temps vu la jeunesse du banc derrière) pour pas mal de raisons (foire aux jokers habituelle, départs importants l'an passé, impact de la règle en proB avec des départs proA/proB, dérogations diverses, jeunesse ou manque d'expérience de pas mal de jfl surtout). Entre les naturalisés "requalifiés" jfl et les veterans jfl, il y aura probablement du mouvement et un rajeunissement des bancs, au moins provisoirement.
Question "identité", je pense (mais là je veux bien admettre que c'est un voeu pieux) qu'on verra l'émergence de pas mal de jeunes nationaux, la confirmation pour certains, même si les tout meilleurs devraient partir à brève échéance. Avec une possibilité pour la ligue de communiquer bien plus efficacement qu'elle ne l'a fait dans le passé (en gros il n'y en avait que pour les tout meilleurs, et encore).
Au delà des règles, et si on se projette 2 saisons en avant (vu que l'an prochain avec le lockout probable en nba, on aura des conséquences très imprévisibles à ce stade sur la plupart des ligues européennes), un meilleur cahier des charges ça permet surtout de se battre à armes égales - ce qui ne veut pas dire avec les mêmes moyens, je précise.
Certains clubs se sont structurés pour exister à l'échelle européenne (et encore, sans grande salle à l'asvel il n'y a plus aucun club satisfaisant le cahier des charges EL dans 2 ans) tant au niveau des infrastructures qu'au niveau du staff (technique et administratif), sans même parler des centres de formation (à deux vitesses...). Ca me parait logique que les clubs qui font des efforts structurels essayent de limiter les conséquences d'une saison ratée. Ceux que ça gênent le plus c'est fort curieusement les clubs de petite taille ou une bonne partie du budget va dans la masse salariale. Le souci c'est que ce genre de clubs n'apporte pas grand chose sur le long terme (et je me fous de savoir si c'est politiquement correct ou non, c'est une réalité).
Si encore ça ne nuisait pas à la compétition, il y aurait pas grand chose à dire, mais malheureusement c'est pas vraiment le cas. Sachant qu'en la matière, y a également beaucoup à redire sur le financement de certains clubs, en espérant que le marasme actuel et les conséquences au niveau des collectivités (la crise et les réformes en cours) permettra là aussi d'assainir une situation malsaine.
Bref, pour ma part si une telle réforme va dans le sens d'une professionnalisation des clubs (structures comme infrastructures) au prix d'une diminution des surprises chaque année, ça ne me pose aucun problème. Une gueguerre des clochers n'aidera pas nos clubs à redorer leur blason en Europe.
D'abord, l'impact jfl a été quasi nul cette année (du reste, t'es plutôt dur avec l'asvel, westermann, lacombe, tillie voire fofana, jackson, theo & cie on les attend surtout d'ici 1/2 ans, logique qu'ils aient souffert vu les perfs des vassalo/zizic pendant une bonne partie du temps vu la jeunesse du banc derrière) pour pas mal de raisons (foire aux jokers habituelle, départs importants l'an passé, impact de la règle en proB avec des départs proA/proB, dérogations diverses, jeunesse ou manque d'expérience de pas mal de jfl surtout). Entre les naturalisés "requalifiés" jfl et les veterans jfl, il y aura probablement du mouvement et un rajeunissement des bancs, au moins provisoirement.
Question "identité", je pense (mais là je veux bien admettre que c'est un voeu pieux) qu'on verra l'émergence de pas mal de jeunes nationaux, la confirmation pour certains, même si les tout meilleurs devraient partir à brève échéance. Avec une possibilité pour la ligue de communiquer bien plus efficacement qu'elle ne l'a fait dans le passé (en gros il n'y en avait que pour les tout meilleurs, et encore).
Au delà des règles, et si on se projette 2 saisons en avant (vu que l'an prochain avec le lockout probable en nba, on aura des conséquences très imprévisibles à ce stade sur la plupart des ligues européennes), un meilleur cahier des charges ça permet surtout de se battre à armes égales - ce qui ne veut pas dire avec les mêmes moyens, je précise.
Certains clubs se sont structurés pour exister à l'échelle européenne (et encore, sans grande salle à l'asvel il n'y a plus aucun club satisfaisant le cahier des charges EL dans 2 ans) tant au niveau des infrastructures qu'au niveau du staff (technique et administratif), sans même parler des centres de formation (à deux vitesses...). Ca me parait logique que les clubs qui font des efforts structurels essayent de limiter les conséquences d'une saison ratée. Ceux que ça gênent le plus c'est fort curieusement les clubs de petite taille ou une bonne partie du budget va dans la masse salariale. Le souci c'est que ce genre de clubs n'apporte pas grand chose sur le long terme (et je me fous de savoir si c'est politiquement correct ou non, c'est une réalité).
Si encore ça ne nuisait pas à la compétition, il y aurait pas grand chose à dire, mais malheureusement c'est pas vraiment le cas. Sachant qu'en la matière, y a également beaucoup à redire sur le financement de certains clubs, en espérant que le marasme actuel et les conséquences au niveau des collectivités (la crise et les réformes en cours) permettra là aussi d'assainir une situation malsaine.
Bref, pour ma part si une telle réforme va dans le sens d'une professionnalisation des clubs (structures comme infrastructures) au prix d'une diminution des surprises chaque année, ça ne me pose aucun problème. Une gueguerre des clochers n'aidera pas nos clubs à redorer leur blason en Europe.
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javich
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Re: que doit faire le basket pro francais pour survivre?
Une telle réforme est totalement contre productive !
Imposer un budget de 3,5 millions d'euros; c'est se priver du HTV, LE HAVRE, POITIERS, VICHY. Ca fait une pro A à 12...
Si on ajoute le critère d'une salle de 5000 places, il faut se priver en plus de CHALON, ORLEANS, GRAVELINES, PARIS
Ca fait une pro A à 8. Je parle au présent, sans tenir compte des projets de salle à venir dont certains sont repoussés d'année en année...
Ces critères d'exclusion ne feront pas avancer le basket, c'est une certitude. Imposer de telles normes (et heureusement ce n'est pas possible) étoufferait purement et simplement ce sport.
Vu la couverture médiatique, ce que pèse le basket français auprès du grand public, de tels investissements ne sont pas près d'avoir lieu...
Pourtant, il y a du bon dans ce document, la perspective de la suppression du championnat espoirs au profit d'équipe réserve en N3, N2, N1 me semble aller dans le bon sens.
Imposer un budget de 3,5 millions d'euros; c'est se priver du HTV, LE HAVRE, POITIERS, VICHY. Ca fait une pro A à 12...
Si on ajoute le critère d'une salle de 5000 places, il faut se priver en plus de CHALON, ORLEANS, GRAVELINES, PARIS
Ca fait une pro A à 8. Je parle au présent, sans tenir compte des projets de salle à venir dont certains sont repoussés d'année en année...
Ces critères d'exclusion ne feront pas avancer le basket, c'est une certitude. Imposer de telles normes (et heureusement ce n'est pas possible) étoufferait purement et simplement ce sport.
Vu la couverture médiatique, ce que pèse le basket français auprès du grand public, de tels investissements ne sont pas près d'avoir lieu...
Pourtant, il y a du bon dans ce document, la perspective de la suppression du championnat espoirs au profit d'équipe réserve en N3, N2, N1 me semble aller dans le bon sens.
J.A J.A.V !!!
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dauf
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Re: que doit faire le basket pro francais pour survivre?
Pour te répondre Raph, les questions que je me pose porte pas tant sur l'évolution de la demie douzaine de "grosses" équipes du championnat que sur les autres. Crois tu que des clubs comme Evreux, Rouen, Bourg, Reims, Clermont qui sont à priori les équipes de proB qui font régulièrement l'ascenseur ont la moindre chance d'évoluer d'elles mêmes vers les conditions requises sans passer par des résultats probants en pro A? Comme le dit Javich on peut encore ajouter à cette liste des clubs de pro A récurrents comme Toulon, Le Havre, Poitiers ou Vichy qui semblent désespérément condamnés à rester des petits clubs.
Ca reviendrait à faire une ligue d'une dizaine d'équipe dont la place dans l'élite est garantie sur tapis vert, faute de concurrence. On parle plus de ligue semi-fermée, mais fermée tout court.
Quoi qu'on en dise je suis pas sûr qu'un cahier des charges suffise à révolutionner la gestion très amateur de nos clubs aujourd'hui (et pour le coup le SLUC n'est pas le moins ridicule cette saison). Par contre imagine ce que pourrait faire un Forte avec une place garantie à vie en pro A, rien que d'y penser j'en ai des frissons.
Ca reviendrait à faire une ligue d'une dizaine d'équipe dont la place dans l'élite est garantie sur tapis vert, faute de concurrence. On parle plus de ligue semi-fermée, mais fermée tout court.
Quoi qu'on en dise je suis pas sûr qu'un cahier des charges suffise à révolutionner la gestion très amateur de nos clubs aujourd'hui (et pour le coup le SLUC n'est pas le moins ridicule cette saison). Par contre imagine ce que pourrait faire un Forte avec une place garantie à vie en pro A, rien que d'y penser j'en ai des frissons.
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raph
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Re: que doit faire le basket pro francais pour survivre?
Enfin on ne vas pas quand même pas résumer la proA à Limoges (même si je sais que tu caricaturais à dessein).
La mise en place de clubs "filières" (à l'instar de ce qu'on voit en acb/leb ou même en adriatique) ça fait partie des options mais ça n'a rien de gratuit. Sachant que ça s'adresse tout naturellement auxdits "gros" clubs, notamment quand ils n'ont pas de possibilité de développer certains prospects prometteurs.
Dans l'absolu, avec le développement récent des prêts proB (et même proA), ça ne me paraît pas franchement révolutionnaire, d'autant que le niveau de compétition n'est quand même pas très relevé si c'est pour se "taper" de la nationale. Sans un staff technique compétent pour encadrer les prospects (quand bien même celui du club prêteur suit régulièrement leurs matchs), tu n'y gagnes pas grand chose à mon avis (en tout cas pas nécessairement plus que de garder le championnat espoir, même si je me suis déjà exprimé sur sa suppression ou en tout cas pour une limite d'âge revue largement à la baisse). L'insep draine déjà pas mal de jeunes chaque année (et évidemment ceux qui sont censés être les meilleurs de leur génération), on n'a pas non plus un réservoir pléthorique pour alimenter à la fois proA/B et clubs filières (avec des conséquences possibles/probables sur le niveau des compétitions inférieures)
Au niveau du resserrement de l'élite, je vois pas trop ou serait le problème. Ou alors il faut arrêter de se plaindre du manque de lisibilité de la proA et de son manque de résultat européen (puisque chaque année c'est le concours de vannes assuré pour le représentant en EL voire en eurocup).
Une réforme ça entraine fatalement des changements douloureux, ou alors tu décides de ne plus évoluer et tu prends ton sachet de pop corn en fantasmant sur ce qui pourrait arriver ici si on suivait l'exemple de tes voisins européens (évidemment, je ne parle pas de la gestion financière disons débridée de certains staffs est européen, espagnol ou autre)
Entre une situation à la lituanienne/grecque avec deux très grosses locomotives (encore que chez les grecs c'est devenu le cas mais ce n'était pas évident y a encore 15 ans) qui écrasent tout et une situation à l'allemande/française ou tout le monde peut battre tout le monde les bonnes années (et une lisibilité très limitée), y a quand même de la place pour un système plus équilibré.
A partir du moment ou tu gardes une accession/descente, tu préserves un intérêt sportif à la ligue avec l'obligation de ne pas faire n'importe quoi, sans même parler des qualifications européennes.
Du reste, au niveau de l'Europe, certains prennent bien soin de ne pas mentionner que les tickets européens fonctionnent grosso modo sur le systême UEFA désormais, sachant que les derniers résultats en EL/eurocup ne risquent pas de nous garantir de nouveaux tickets, bien au contraire. C'est d'ailleurs un des gros hiatus entre ceux qui mettent en avant le sportif ici : il faudrait laisser une compétition ouverte ici alors même qu'en Europe on n'en a rien à foutre des "gentils p'tits clubs français qui font n'avec leurs moyens".
Au final, les "petits"' clubs tirent la proA vers le statu quo et un nivellement vers le bas à grand renfort de mercenaires us (et de jokers) alors même qu'ils ont généralement à la rue au niveau de la promotion de leur centre de formation. Bref, c'est de la politique à court terme (on vise un coup éventuel et le maintien+ chaque année) là ou d'autres clubs essayent de mettre en place une politique risquée pour valoriser leur centre de formation. S'il ne s'agit pas d'uniformiser, à un moment donné tu ne peux plus avoir une gestion à deux vitesses et une situation quasi de concurrence déloyale au niveau de la ligue. Les principales victimes ce sont les plus grosses écuries, on marche sur la tête si on n'y remédie pas.
La mise en place de clubs "filières" (à l'instar de ce qu'on voit en acb/leb ou même en adriatique) ça fait partie des options mais ça n'a rien de gratuit. Sachant que ça s'adresse tout naturellement auxdits "gros" clubs, notamment quand ils n'ont pas de possibilité de développer certains prospects prometteurs.
Dans l'absolu, avec le développement récent des prêts proB (et même proA), ça ne me paraît pas franchement révolutionnaire, d'autant que le niveau de compétition n'est quand même pas très relevé si c'est pour se "taper" de la nationale. Sans un staff technique compétent pour encadrer les prospects (quand bien même celui du club prêteur suit régulièrement leurs matchs), tu n'y gagnes pas grand chose à mon avis (en tout cas pas nécessairement plus que de garder le championnat espoir, même si je me suis déjà exprimé sur sa suppression ou en tout cas pour une limite d'âge revue largement à la baisse). L'insep draine déjà pas mal de jeunes chaque année (et évidemment ceux qui sont censés être les meilleurs de leur génération), on n'a pas non plus un réservoir pléthorique pour alimenter à la fois proA/B et clubs filières (avec des conséquences possibles/probables sur le niveau des compétitions inférieures)
Au niveau du resserrement de l'élite, je vois pas trop ou serait le problème. Ou alors il faut arrêter de se plaindre du manque de lisibilité de la proA et de son manque de résultat européen (puisque chaque année c'est le concours de vannes assuré pour le représentant en EL voire en eurocup).
Une réforme ça entraine fatalement des changements douloureux, ou alors tu décides de ne plus évoluer et tu prends ton sachet de pop corn en fantasmant sur ce qui pourrait arriver ici si on suivait l'exemple de tes voisins européens (évidemment, je ne parle pas de la gestion financière disons débridée de certains staffs est européen, espagnol ou autre)
Entre une situation à la lituanienne/grecque avec deux très grosses locomotives (encore que chez les grecs c'est devenu le cas mais ce n'était pas évident y a encore 15 ans) qui écrasent tout et une situation à l'allemande/française ou tout le monde peut battre tout le monde les bonnes années (et une lisibilité très limitée), y a quand même de la place pour un système plus équilibré.
A partir du moment ou tu gardes une accession/descente, tu préserves un intérêt sportif à la ligue avec l'obligation de ne pas faire n'importe quoi, sans même parler des qualifications européennes.
Du reste, au niveau de l'Europe, certains prennent bien soin de ne pas mentionner que les tickets européens fonctionnent grosso modo sur le systême UEFA désormais, sachant que les derniers résultats en EL/eurocup ne risquent pas de nous garantir de nouveaux tickets, bien au contraire. C'est d'ailleurs un des gros hiatus entre ceux qui mettent en avant le sportif ici : il faudrait laisser une compétition ouverte ici alors même qu'en Europe on n'en a rien à foutre des "gentils p'tits clubs français qui font n'avec leurs moyens".
Au final, les "petits"' clubs tirent la proA vers le statu quo et un nivellement vers le bas à grand renfort de mercenaires us (et de jokers) alors même qu'ils ont généralement à la rue au niveau de la promotion de leur centre de formation. Bref, c'est de la politique à court terme (on vise un coup éventuel et le maintien+ chaque année) là ou d'autres clubs essayent de mettre en place une politique risquée pour valoriser leur centre de formation. S'il ne s'agit pas d'uniformiser, à un moment donné tu ne peux plus avoir une gestion à deux vitesses et une situation quasi de concurrence déloyale au niveau de la ligue. Les principales victimes ce sont les plus grosses écuries, on marche sur la tête si on n'y remédie pas.
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javich
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Re: que doit faire le basket pro francais pour survivre?
Un peu simple et simpliste comme point de vue.
En clair les petits clubs sont responsables du statut quo, de la faiblesse du championnat, du manque de formation, et les grosses écuries en sont victimes...
Un resserement de l'élite à 12 clubs n'aurait rien de positif ! Cela ferait 22 matchs de championnat par saison; donc encore moins de spectateurs accueillis en une saison, par conséquent un attrait moindre pour les sponsors, une trève encore plus longue (6/7 mois ?! )...
Ce sport est bien malade ! Quand on commence à imaginer un "système de rentiers à vie" pour des soi disant "gros clubs", on prend le problème à l'envers.
Ejecter les petits clubs, j'entend par là, ceux des villes moyennes et/ou au petit budget, ne changera pas le problème.
Ce sport n'intéresse pas le grand public, les sponsors et donc les médias. La clef est là. Il appartient à la ligue professionnelle de le promouvoir, le vendre, le développer. Dès lors, il y aura concurrence, et les clubs les moins performants sortiront de l'élite.
Mais supprimer la concurrence afin d'assurer aux gros leurs places, cela me fait sourire ! Cela signifie qu'ils ne sont pas si gros que cela pour avoir peur des petits, ou que leur gestion est plus que mauvaise !
En clair les petits clubs sont responsables du statut quo, de la faiblesse du championnat, du manque de formation, et les grosses écuries en sont victimes...
Un resserement de l'élite à 12 clubs n'aurait rien de positif ! Cela ferait 22 matchs de championnat par saison; donc encore moins de spectateurs accueillis en une saison, par conséquent un attrait moindre pour les sponsors, une trève encore plus longue (6/7 mois ?! )...
Ce sport est bien malade ! Quand on commence à imaginer un "système de rentiers à vie" pour des soi disant "gros clubs", on prend le problème à l'envers.
Ejecter les petits clubs, j'entend par là, ceux des villes moyennes et/ou au petit budget, ne changera pas le problème.
Ce sport n'intéresse pas le grand public, les sponsors et donc les médias. La clef est là. Il appartient à la ligue professionnelle de le promouvoir, le vendre, le développer. Dès lors, il y aura concurrence, et les clubs les moins performants sortiront de l'élite.
Mais supprimer la concurrence afin d'assurer aux gros leurs places, cela me fait sourire ! Cela signifie qu'ils ne sont pas si gros que cela pour avoir peur des petits, ou que leur gestion est plus que mauvaise !
J.A J.A.V !!!
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geant
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Re: que doit faire le basket pro francais pour survivre?
javich a écrit :Un peu simple et simpliste comme point de vue.
En clair les petits clubs sont responsables du statut quo, de la faiblesse du championnat, du manque de formation, et les grosses écuries en sont victimes...
Un resserement de l'élite à 12 clubs n'aurait rien de positif ! Cela ferait 22 matchs de championnat par saison; donc encore moins de spectateurs accueillis en une saison, par conséquent un attrait moindre pour les sponsors, une trève encore plus longue (6/7 mois ?! )...
Ce sport est bien malade ! Quand on commence à imaginer un "système de rentiers à vie" pour des soi disant "gros clubs", on prend le problème à l'envers.
Ejecter les petits clubs, j'entend par là, ceux des villes moyennes et/ou au petit budget, ne changera pas le problème.
Ce sport n'intéresse pas le grand public, les sponsors et donc les médias. La clef est là. Il appartient à la ligue professionnelle de le promouvoir, le vendre, le développer. Dès lors, il y aura concurrence, et les clubs les moins performants sortiront de l'élite.
Mais supprimer la concurrence afin d'assurer aux gros leurs places, cela me fait sourire ! Cela signifie qu'ils ne sont pas si gros que cela pour avoir peur des petits, ou que leur gestion est plus que mauvaise !
+ 1000 : des gros y'en a "jamais eu" et y'en aura jamais........."bussinessement" parlant tu ne peux être gros qu'a travers l'Euroleague..........
des gros sponsors (banques,assurances,agroalimentaire) enfin des marques connus et reconnus elles se foutent du basket (
la vie est un combat,
n'abandonnez jamais.........
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geant
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Re: que doit faire le basket pro francais pour survivre?
j'ai répandu : le BIG BANG,le chaos,le 12/12/12,le néant.............personne réagit.....................
A l'image de ce sport dans les "yeux" des non initiés"..................

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n'abandonnez jamais.........
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raph
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Re: que doit faire le basket pro francais pour survivre?
Evidemment que j'ai caricaturé, un des principaux problèmes dans l'évolution du basket en France ça a été l'incapacité à tirer parti de l'arrêt bosman. Pour le coup ça s'est fait en grande partie contre le développement des français ou des joueurs de nos centres de formation (l'asvel étant un exemple criant pour les années 2000).
Sinon faudra que tu m'expliques comment tu convaincs un investisseur d'injecter de l'argent de sa boîte (soyons fous, même le sien si c'est un riche mécène) s'il n'a pas une certaine visibilité en matière de retour sur investissement. Avant de vouloir que les investisseurs s'engagent, la fin du commencement pour paraphraser un homme célèbre c'est déjà d'avoir réformé l'élite pour qu'elle représente réellement une élite. En clair, un noyau dur de plusieurs clubs suffisamment gros - c'est-à-dire avec un staff technique complet du médical à l'administratif en passant évidemment par le technique, des infrastructures qui n'obèrent pas son développement, un centre de formation qui tourne avec des prospects qui ont leur chance, une capacité à attirer les partenaires et à les fidéliser etc - pour réussir sur la scène continentale.
Je me doute bien que les fans des "petits" clubs en ont rien à f.. fondamentalement de l'europe puisque le graal c'est de taper les gros (histoire de bien se défouler a posteriori) et d'assurer le maintien (je connais le problème, dans le cas du msb post scm c'était le cas). Le souci c'est que la plupart des Marques susceptibles d'investir sensiblement (gros sponsor maillot) dans un club, elles le sont d'autant plus enclines que ledit club a une visibilité européenne, à commencer par l'EL (et a fortiori avec l'explosion du tout et du contenu multimedia).
Bien beau d'agiter les bras et de désigner la ligue comme étant à l'origine de tout (pour le pire comme pour le meilleur), mais tu ne verras pas soudainement la moindre boîte signer un contrat mirifique garantissant des droits tv substantiels aux clubs de l'élite. La balle est donc du côté des clubs et de leur capacité à se mettre d'accord pour augmenter sensiblement le cahier des charges.
Sachant qu'on a eu un cas d'école il y a quelques années avec la disparition du contrat de naming de l'asvel (feu adecco asvel..) alors même que le naming est une source non négligeable de sponsoring dans quasi toutes les ligues européennes. Un des problèmes étant que là aussi ça ne fait pas plaisir (et principalement à nos collectivités territoriales je pense, ainsi qu'à certains fans).
Le basket n'a pas de visibilité en grande partie parce que ça fait une éternité qu'il n'y a pas eu de grande compétition internationale organisée en France faute de grandes salles (hormis un euro féminin il y a quelques années qui avait été un succès du reste). Le public basket existe, il faut juste aller le chercher et lui garantir qu'il ne verra pas un match opposant deux équipes de ncaa+ pendant 40 mn. S'il y a bien des équipes qui ont réussi à tirer parti des quotas d'us en hausse, c'est bien les petits clubs, vu que les gros clubs n'ont rien de gros. Plus clairement, le différentiel de budget est très important chez nous, mais pas le différentiel de masse salariale. Et in fine, tu peux très bien constituer des équipes qui tiennent la route avec une MS relativement modeste.
Concernant le resserrement de l'élite, tu balances une élite à 12 clubs là où personne ne donne de chiffre. Pour ma part je ne raisonne pas en termes de nombre de clubs, je raisonne en taille des clubs et au niveau de leur budget/structures (bref au niveau de leur staff). Un des soucis principaux ici c'est que le petit club qui n'en veut y veut jouer les irréductibles gaulois seuls contre tous et surtout pas perdre son âme en fusionnant ('omg!') avec un club sensiblement de même taille voisin. Bref, on a une atomicité des projets, une "moyennisation" des budgets, mais tout le monde il est content.
Ben non, dsl. Et le format "petites clubs" est clairement le format de notre pays, la stagnation s'explique en bonne partie parce que justement tu ne peux pas mener à bien un grand projet (même dans une ville de 200k habitants une salle de 10000 places a peu de chances d'être rentabilisée..) et attirer des investisseurs. Un sponsor ne fera pas un gros chèque si la visibilité de sa marque se résume à quelques Milliers de personnes une fois par semaine.
Mais merci pour le coup des "rentiers à vie" quand on songe aux différents changements de champion de France durant quasi toute la fin des années 2000. Tant mieux pour toi si tu n'y trouves pas de contradiction.
Sinon faudra que tu m'expliques comment tu convaincs un investisseur d'injecter de l'argent de sa boîte (soyons fous, même le sien si c'est un riche mécène) s'il n'a pas une certaine visibilité en matière de retour sur investissement. Avant de vouloir que les investisseurs s'engagent, la fin du commencement pour paraphraser un homme célèbre c'est déjà d'avoir réformé l'élite pour qu'elle représente réellement une élite. En clair, un noyau dur de plusieurs clubs suffisamment gros - c'est-à-dire avec un staff technique complet du médical à l'administratif en passant évidemment par le technique, des infrastructures qui n'obèrent pas son développement, un centre de formation qui tourne avec des prospects qui ont leur chance, une capacité à attirer les partenaires et à les fidéliser etc - pour réussir sur la scène continentale.
Je me doute bien que les fans des "petits" clubs en ont rien à f.. fondamentalement de l'europe puisque le graal c'est de taper les gros (histoire de bien se défouler a posteriori) et d'assurer le maintien (je connais le problème, dans le cas du msb post scm c'était le cas). Le souci c'est que la plupart des Marques susceptibles d'investir sensiblement (gros sponsor maillot) dans un club, elles le sont d'autant plus enclines que ledit club a une visibilité européenne, à commencer par l'EL (et a fortiori avec l'explosion du tout et du contenu multimedia).
Bien beau d'agiter les bras et de désigner la ligue comme étant à l'origine de tout (pour le pire comme pour le meilleur), mais tu ne verras pas soudainement la moindre boîte signer un contrat mirifique garantissant des droits tv substantiels aux clubs de l'élite. La balle est donc du côté des clubs et de leur capacité à se mettre d'accord pour augmenter sensiblement le cahier des charges.
Sachant qu'on a eu un cas d'école il y a quelques années avec la disparition du contrat de naming de l'asvel (feu adecco asvel..) alors même que le naming est une source non négligeable de sponsoring dans quasi toutes les ligues européennes. Un des problèmes étant que là aussi ça ne fait pas plaisir (et principalement à nos collectivités territoriales je pense, ainsi qu'à certains fans).
Le basket n'a pas de visibilité en grande partie parce que ça fait une éternité qu'il n'y a pas eu de grande compétition internationale organisée en France faute de grandes salles (hormis un euro féminin il y a quelques années qui avait été un succès du reste). Le public basket existe, il faut juste aller le chercher et lui garantir qu'il ne verra pas un match opposant deux équipes de ncaa+ pendant 40 mn. S'il y a bien des équipes qui ont réussi à tirer parti des quotas d'us en hausse, c'est bien les petits clubs, vu que les gros clubs n'ont rien de gros. Plus clairement, le différentiel de budget est très important chez nous, mais pas le différentiel de masse salariale. Et in fine, tu peux très bien constituer des équipes qui tiennent la route avec une MS relativement modeste.
Concernant le resserrement de l'élite, tu balances une élite à 12 clubs là où personne ne donne de chiffre. Pour ma part je ne raisonne pas en termes de nombre de clubs, je raisonne en taille des clubs et au niveau de leur budget/structures (bref au niveau de leur staff). Un des soucis principaux ici c'est que le petit club qui n'en veut y veut jouer les irréductibles gaulois seuls contre tous et surtout pas perdre son âme en fusionnant ('omg!') avec un club sensiblement de même taille voisin. Bref, on a une atomicité des projets, une "moyennisation" des budgets, mais tout le monde il est content.
Ben non, dsl. Et le format "petites clubs" est clairement le format de notre pays, la stagnation s'explique en bonne partie parce que justement tu ne peux pas mener à bien un grand projet (même dans une ville de 200k habitants une salle de 10000 places a peu de chances d'être rentabilisée..) et attirer des investisseurs. Un sponsor ne fera pas un gros chèque si la visibilité de sa marque se résume à quelques Milliers de personnes une fois par semaine.
Mais merci pour le coup des "rentiers à vie" quand on songe aux différents changements de champion de France durant quasi toute la fin des années 2000. Tant mieux pour toi si tu n'y trouves pas de contradiction.
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dauf
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- Enregistré le : mar. 13 juin 2006 10:10
Re: que doit faire le basket pro francais pour survivre?
C'est marrant en lisant la description, j'ai tout de suite pensé à un club qui n'a pas joué les play offs l'an dernier. Comme quoi un cahier des charges c'est mignon mais c'est pas une fin en soi... Le problème est pas tant de se doter de structures et de projets à long termes ambitieux que de se doter de structures utiles et de projets constructifs. Des beaux projets pimpants avec des noms ronflants et/ou du pognon, on en voit régulièrement, on en a eut dernièrement à Paris, à Pau, à l'ASVEL à Orléans.raph a écrit : un noyau dur de plusieurs clubs suffisamment gros - c'est-à-dire avec un staff technique complet du médical à l'administratif en passant évidemment par le technique, des infrastructures qui n'obèrent pas son développement, un centre de formation qui tourne avec des prospects qui ont leur chance, une capacité à attirer les partenaires et à les fidéliser etc - pour réussir sur la scène continentale.
C'est pas la peine de se casser le cul, d'engager 35 secrétaires, une demie douzaine de consultants ex internationaux, 3 jardiniers, un chef 4 étoiles, un designer spécialisé en pyjamas fluos, d'investir dans une salle d'ordi derniers cris, un sauna, un jet privé et 3 caisses de sex toys pour au final se faire pourrir par Monschau seul dans sa cave avec son calepin, ses 2 systèmes de jeu et ses 3 ricains.
Comme le disent si bien géant et javich, pour être un gros club il faut battre les petits, c'est le cas de personne aujourd'hui. Faut il pour autant favoriser les clubs les plus riches au détriment des plus petits en se disant que ça va les aider à progresser ? Ca va surtout les conforter dans leur inaptitude à se gérer correctement. Pour moi si un club français devait atteindre le top 16 ou plus l'an prochain, je miserais plutôt sur Cholet sur les ailes de ses bons résultats que sur l'ASVEL, son pognon, sa future salle, sa médiatisation, ses prospects, sa wild card et ses équipes puantes.
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Piranhas
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Re: que doit faire le basket pro francais pour survivre?
Que de caricatures en cascade dans ce message, surtout si c'est pour dire à la fin que l'Asvel c'est les méchants , je vois pas franchement l"intérêt de ton intervention !!dauf a écrit :C'est marrant en lisant la description, j'ai tout de suite pensé à un club qui n'a pas joué les play offs l'an dernier. Comme quoi un cahier des charges c'est mignon mais c'est pas une fin en soi... Le problème est pas tant de se doter de structures et de projets à long termes ambitieux que de se doter de structures utiles et de projets constructifs. Des beaux projets pimpants avec des noms ronflants et/ou du pognon, on en voit régulièrement, on en a eut dernièrement à Paris, à Pau, à l'ASVEL à Orléans.raph a écrit : un noyau dur de plusieurs clubs suffisamment gros - c'est-à-dire avec un staff technique complet du médical à l'administratif en passant évidemment par le technique, des infrastructures qui n'obèrent pas son développement, un centre de formation qui tourne avec des prospects qui ont leur chance, une capacité à attirer les partenaires et à les fidéliser etc - pour réussir sur la scène continentale.
C'est pas la peine de se casser le cul, d'engager 35 secrétaires, une demie douzaine de consultants ex internationaux, 3 jardiniers, un chef 4 étoiles, un designer spécialisé en pyjamas fluos, d'investir dans une salle d'ordi derniers cris, un sauna, un jet privé et 3 caisses de sex toys pour au final se faire pourrir par Monschau seul dans sa cave avec son calepin, ses 2 systèmes de jeu et ses 3 ricains.
Comme le disent si bien géant et javich, pour être un gros club il faut battre les petits, c'est le cas de personne aujourd'hui. Faut il pour autant favoriser les clubs les plus riches au détriment des plus petits en se disant que ça va les aider à progresser ? Ca va surtout les conforter dans leur inaptitude à se gérer correctement. Pour moi si un club français devait atteindre le top 16 ou plus l'an prochain, je miserais plutôt sur Cholet sur les ailes de ses bons résultats que sur l'ASVEL, son pognon, sa future salle, sa médiatisation, ses prospects, sa wild card et ses équipes puantes.
http://www.facebook.com/pages/We-Want-Arenas-/175780483260
"Car si la LNB ne ménage pas ses efforts pour relancer l’attractivité de sa discipline, le basket sauvegarde avec efficacité une seule chose depuis trois décennies : une stérile guerre de clochers."
"Car si la LNB ne ménage pas ses efforts pour relancer l’attractivité de sa discipline, le basket sauvegarde avec efficacité une seule chose depuis trois décennies : une stérile guerre de clochers."
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javich
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Re: que doit faire le basket pro francais pour survivre?
Mais depuis quand le sport offre un retour sur investissement ?! Avec le caractère aléatoire d'un championnat les résultats, ça va ça vient d'une saison à l'autre. Dans le sport professionnele en général, je ne crois pas qu'il y ait beaucoup de clubs qui apportent des retours sur investissement, je ne parle même pas de dividendes...
Je crois que c'est surtout cela qui gêne : le fait que les prétendus gros ne soient pas toujours au sommet du classement et ne puissent pas disputer une coupe d'Europe tous les ans.
D'ailleurs, si c'est l'Europe le graal ce n'est pas 5 000 places et 3,5 millions d'euros de budget qu'il faut mais des salles de 10 000 places minimum et 10 millions d'euros de budget.
Alors l'Euroligue pourra être un objectif pour les clubs français...
N'oublions pas ce qui fait l'essence même du sport, c'est que tout est possible. Il n'y a pas de plus fort de plus faible, il y a match, opposition entre un ou plusieurs individus, équipes...
Si on s'engage dans la voie de critères autres que sportifs, c'est la fin du basket. Ce n'est pas dans notre culture. Celui qui descend, c'est celui qui est dernier pas celui qui n'a pas de salle ou de budget...
Je crois que c'est surtout cela qui gêne : le fait que les prétendus gros ne soient pas toujours au sommet du classement et ne puissent pas disputer une coupe d'Europe tous les ans.
D'ailleurs, si c'est l'Europe le graal ce n'est pas 5 000 places et 3,5 millions d'euros de budget qu'il faut mais des salles de 10 000 places minimum et 10 millions d'euros de budget.
Alors l'Euroligue pourra être un objectif pour les clubs français...
N'oublions pas ce qui fait l'essence même du sport, c'est que tout est possible. Il n'y a pas de plus fort de plus faible, il y a match, opposition entre un ou plusieurs individus, équipes...
Si on s'engage dans la voie de critères autres que sportifs, c'est la fin du basket. Ce n'est pas dans notre culture. Celui qui descend, c'est celui qui est dernier pas celui qui n'a pas de salle ou de budget...
J.A J.A.V !!!
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Hugues Marcel
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Re: que doit faire le basket pro francais pour survivre?
Les arguments de Javiste et Dauf peuvent se défendre.
A une condition : ne pas baver devant la Ligue Espagnole si forte, si belle et tout et tout… car chez les Ibères il y a contrainte de salle et de budget.
Heu… dauf… en quoi les équipes successives de L'ASVEL sont-elles plus puantes que d'autres ?
A une condition : ne pas baver devant la Ligue Espagnole si forte, si belle et tout et tout… car chez les Ibères il y a contrainte de salle et de budget.
Heu… dauf… en quoi les équipes successives de L'ASVEL sont-elles plus puantes que d'autres ?
http://www.facebook.com/pages/Enseigne- ... ref=search
"Ce sont des jeunes du club qui ont pensé au logo pendant le stage des vacances de Paques" - Un de St-Vallier
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