[topic unique] LIVRE
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Re: [topic unique] LIVRE
Patria de Fernando Aramburu
Pays Basque post franquisme... Deux jeunes filles veulent devenir nonnes mais rencontrent deux jeunes gens qui vont les en dissuader... Ce sera deux familles, l'une ouvrière, l'autre plus aisée du fait de l'activité de chef de petite entreprise locale... Deux couples amis dans la vie, qui vont devenir deux familles proches... Jusqu'à...
Jusqu'au jour où l'ETA va se radicaliser et où la violence appelant la violence, celle-ci nécessitant de plus en plus de moyens, ce ne sont plus seulement les autorités de l'Etat central mais jusqu'au tissu économique local qui va être mis à contribution via l'impôt révolutionnaire....Et où les cibles seront donc elles mêmes totalement basques...
Patria c'est l'histoire très subtile à travers ces deux familles ce que fut au Pays Basque les conséquences de la lutte armée de l'ETA sur une période d'une trentaine d'années... Bien sûr c'est un roman, dans un roman il faut donc prendre des cas extrêmes pour tenir en haleine le lecteur, mais il n'empêche que la façon dont les choses avancent sont assez symptomatiques ce ce qu'a dû être la vie, particulièrement dans les petites localités où se situe le coeur du roman....
2 familles, neuf personnages puisque l'une a deux enfants, l'autre trois... Même si les deux personnages centraux sont les deux mères dont la vocation ecclésiale aura tourné court, l'auteur prend le soin de bien détailler le parcours de chacun... De ce ce fait, le roman est long, il faut une bonne vingtaine d'heures pour en venir à bout.... On ne peut pas dire que l'étude de caractères soit particulièrement profonde, c'est sans doute la principale faiblesse du roman, mais à défaut, le quotidien est pas mal décrit, les inter-actions entre personnages assez réalistes même si quelques poncifs auraient pu être évités...
Ce n'est pas un sujet facile, il a le mérite d'être traité à hauteur d'hommes, pas seulement celui de faits divers sanglants même si nombre de faits réels sont exposés dans le roman. L'intérêt est de montrer in vivo ce qui se passe dans une société lorsqu'elle se dissout, les conséquences tragiques, la lâcheté du quotidien, des petits faits qui mis bout à bout poussent aux drames et se souvenir que tout cela s'est passé dans un pays dont certes le caractère démocratique était récent, dont certes l'organisation terroriste jouissait d'un prestige certain du fait de son opposition à la dictature franquiste et dont l'attentat de 1973 assassinant Carrero Blanco a peut être facilité la transition démocratique deux ans plus tard, mais qui rappelle combien la violence et la fracture d'une société provoque comme tragédies et la difficulté de ne pas céder à l'engrenage fatal...
Pays Basque post franquisme... Deux jeunes filles veulent devenir nonnes mais rencontrent deux jeunes gens qui vont les en dissuader... Ce sera deux familles, l'une ouvrière, l'autre plus aisée du fait de l'activité de chef de petite entreprise locale... Deux couples amis dans la vie, qui vont devenir deux familles proches... Jusqu'à...
Jusqu'au jour où l'ETA va se radicaliser et où la violence appelant la violence, celle-ci nécessitant de plus en plus de moyens, ce ne sont plus seulement les autorités de l'Etat central mais jusqu'au tissu économique local qui va être mis à contribution via l'impôt révolutionnaire....Et où les cibles seront donc elles mêmes totalement basques...
Patria c'est l'histoire très subtile à travers ces deux familles ce que fut au Pays Basque les conséquences de la lutte armée de l'ETA sur une période d'une trentaine d'années... Bien sûr c'est un roman, dans un roman il faut donc prendre des cas extrêmes pour tenir en haleine le lecteur, mais il n'empêche que la façon dont les choses avancent sont assez symptomatiques ce ce qu'a dû être la vie, particulièrement dans les petites localités où se situe le coeur du roman....
2 familles, neuf personnages puisque l'une a deux enfants, l'autre trois... Même si les deux personnages centraux sont les deux mères dont la vocation ecclésiale aura tourné court, l'auteur prend le soin de bien détailler le parcours de chacun... De ce ce fait, le roman est long, il faut une bonne vingtaine d'heures pour en venir à bout.... On ne peut pas dire que l'étude de caractères soit particulièrement profonde, c'est sans doute la principale faiblesse du roman, mais à défaut, le quotidien est pas mal décrit, les inter-actions entre personnages assez réalistes même si quelques poncifs auraient pu être évités...
Ce n'est pas un sujet facile, il a le mérite d'être traité à hauteur d'hommes, pas seulement celui de faits divers sanglants même si nombre de faits réels sont exposés dans le roman. L'intérêt est de montrer in vivo ce qui se passe dans une société lorsqu'elle se dissout, les conséquences tragiques, la lâcheté du quotidien, des petits faits qui mis bout à bout poussent aux drames et se souvenir que tout cela s'est passé dans un pays dont certes le caractère démocratique était récent, dont certes l'organisation terroriste jouissait d'un prestige certain du fait de son opposition à la dictature franquiste et dont l'attentat de 1973 assassinant Carrero Blanco a peut être facilité la transition démocratique deux ans plus tard, mais qui rappelle combien la violence et la fracture d'une société provoque comme tragédies et la difficulté de ne pas céder à l'engrenage fatal...
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Re: [topic unique] LIVRE
Une promesse de Sorj Chalandon
Premier livre que je découvre de cet auteur dont ça fait quelques années que j'entends parler et que je voulais enfin découvrir. Texte récompensé par le Médicis en 2006, il a le mérite d'une originalité certaine...
Petit village en Mayenne, un cercle d'amis se retrouve dans un bar et de façon immuable chacun se rend dans une maison tous les jours dans une maison à l'entrée du village...
Difficile de parler de ce texte sans en dévoiler la substance donc je n'en dirais pas beaucoup plus... Disons que les thèmes abordés sont la fraternité d'un groupe humain, la difficulté à maintenir un rituel qui semble devenir vide de sens avec le temps, la fidélité à ceux que l'on a aimés et qui ont disparu.
C'est un texte subtil non dénué de charme qui fleurte avec le fantastique et parle aussi d'un monde qu'on pourrait presque croire en marge tellement on en parle pas et qui pourtant existe bien, la vie rurale au 21ème siècle....
Premier livre que je découvre de cet auteur dont ça fait quelques années que j'entends parler et que je voulais enfin découvrir. Texte récompensé par le Médicis en 2006, il a le mérite d'une originalité certaine...
Petit village en Mayenne, un cercle d'amis se retrouve dans un bar et de façon immuable chacun se rend dans une maison tous les jours dans une maison à l'entrée du village...
Difficile de parler de ce texte sans en dévoiler la substance donc je n'en dirais pas beaucoup plus... Disons que les thèmes abordés sont la fraternité d'un groupe humain, la difficulté à maintenir un rituel qui semble devenir vide de sens avec le temps, la fidélité à ceux que l'on a aimés et qui ont disparu.
C'est un texte subtil non dénué de charme qui fleurte avec le fantastique et parle aussi d'un monde qu'on pourrait presque croire en marge tellement on en parle pas et qui pourtant existe bien, la vie rurale au 21ème siècle....
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Re: [topic unique] LIVRE
Disgrâce de JM Coetzee
ça faisait un petit moment que je voulais découvrir l'oeuvre de ce prix Nobel sud-africain.... Je n'ai pas commencé chronologiquement mais le hasard étant ce qu'il est, sans doute par son oeuvre la plus connue couronnée par le Booker Prize en 1999.
David Lurie est un quinquagénaire dont la seule occupation, en dehors de celle d'enseigner à l'université du Cap est de coucher avec des jeunes femmes... Divorcé, il a une fille avec laquelle la relation est complexe... Lorsqu'une de ses partenaires rémunérées décide de prendre le large et de passer à une autre étape de sa vie, il se rapproche de l'une de ses étudiantes... Petite histoire le conduisant à une accusation de harcèlement sexuel qui le conduit à démissionner de son poste puis de partir chez sa fille dans l'arrière- pays sud-africain à la réalité quelque peu différente de celle du Cap....
Si le début du roman fait fortement penser à l'influence de la littérature américaine voire de Houellebecq dans la mise en perspective de la vacuité de l'homme occidental contemporain en recherche de plaisir facile au sein d'une société voguant de façon contradictoire vers un retour au puritanisme teinté d'idéalisme creux, le livre de Coetzee va bien au-delà de ça...
Sorti de la réalité du Cap, on rentre de plein pied dans celle de l'Afrique du Sud post apartheid.... C'est de loin la partie du bouquin qui m'a le plus intéressé car aux prises avec quelque chose de non connu, non exploré, si ce n'est fort superficiellement par ce que l'on veut bien en rapporter...
Autre dimension très importante du roman, la qualité de la mise en perspective des rapports humains... Il n'est guère original dans ce qui s'apparente au procès en harcèlement sexuel dans la description très cynique qu'il fait de l'administration, mais il va plus loin, notamment dans un épisode puissant le conduisant à une soirée avec les parents de son ex...
Très puissant aussi, les rapports entre le père et sa fille, mais bien plus encore les rapports que celle-ci entretient avec son voisinage proche, la peur de la violence du pays, violence qui n'est pas diffuse car familière et prenant le visage de personnes connues et en relation direct avec l'entourage....
D'aucuns disent que ce roman de Coetzee est son chef d'oeuvre, c'est en tout cas un très grand roman, que seul un grand écrivain peut écrire. Pour ma part, je vais essayer d'explorer davantage ce qu'il a écrit, histoire de mieux connaître son oeuvre et mieux appréhender la réalité de l'Afrique du Sud, en sachant évidemment qu'il ne s'agit pas de sociologie, mais du regard d'une grande finesse sur une certaine réalité.
ça faisait un petit moment que je voulais découvrir l'oeuvre de ce prix Nobel sud-africain.... Je n'ai pas commencé chronologiquement mais le hasard étant ce qu'il est, sans doute par son oeuvre la plus connue couronnée par le Booker Prize en 1999.
David Lurie est un quinquagénaire dont la seule occupation, en dehors de celle d'enseigner à l'université du Cap est de coucher avec des jeunes femmes... Divorcé, il a une fille avec laquelle la relation est complexe... Lorsqu'une de ses partenaires rémunérées décide de prendre le large et de passer à une autre étape de sa vie, il se rapproche de l'une de ses étudiantes... Petite histoire le conduisant à une accusation de harcèlement sexuel qui le conduit à démissionner de son poste puis de partir chez sa fille dans l'arrière- pays sud-africain à la réalité quelque peu différente de celle du Cap....
Si le début du roman fait fortement penser à l'influence de la littérature américaine voire de Houellebecq dans la mise en perspective de la vacuité de l'homme occidental contemporain en recherche de plaisir facile au sein d'une société voguant de façon contradictoire vers un retour au puritanisme teinté d'idéalisme creux, le livre de Coetzee va bien au-delà de ça...
Sorti de la réalité du Cap, on rentre de plein pied dans celle de l'Afrique du Sud post apartheid.... C'est de loin la partie du bouquin qui m'a le plus intéressé car aux prises avec quelque chose de non connu, non exploré, si ce n'est fort superficiellement par ce que l'on veut bien en rapporter...
Autre dimension très importante du roman, la qualité de la mise en perspective des rapports humains... Il n'est guère original dans ce qui s'apparente au procès en harcèlement sexuel dans la description très cynique qu'il fait de l'administration, mais il va plus loin, notamment dans un épisode puissant le conduisant à une soirée avec les parents de son ex...
Très puissant aussi, les rapports entre le père et sa fille, mais bien plus encore les rapports que celle-ci entretient avec son voisinage proche, la peur de la violence du pays, violence qui n'est pas diffuse car familière et prenant le visage de personnes connues et en relation direct avec l'entourage....
D'aucuns disent que ce roman de Coetzee est son chef d'oeuvre, c'est en tout cas un très grand roman, que seul un grand écrivain peut écrire. Pour ma part, je vais essayer d'explorer davantage ce qu'il a écrit, histoire de mieux connaître son oeuvre et mieux appréhender la réalité de l'Afrique du Sud, en sachant évidemment qu'il ne s'agit pas de sociologie, mais du regard d'une grande finesse sur une certaine réalité.
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Gavia arctica
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Re: [topic unique] LIVRE
c’est quoi ce flooding… 
32>>>23
Magic is in the air…
plus on est sûr de soi plus il faut se méfier de soi-même…
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Re: [topic unique] LIVRE
C'était pour mettre un terme à ton aridité... 
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Re: [topic unique] LIVRE
Au Chateau d'Argol de Julien Gracq
Terminé les oeuvres romanesques de Gracq par son premier roman dans l'ordre chronologique...
Le charme du style, des personnages évanescents, les paysages bretons, tout cela... n'a plus opéré...
J'ai trouvé pas mal de similitudes avec "un beau ténébreux" par lequel j'avais ouvert le cycle Gracq et que j'avais pas mal apprécié, mais là non... Trop attendu, des personnages exceptionnels totalement à l'écart du monde commun étalant leur mal être dans une société pas faite pour eux...
Reste bien entendu la qualité de Gracq, le style évidemment, la précision des descriptions des paysages, des personnages paraissant complexes dont la psychologie est détaillée, mais en fait pas si complexes que cela tant l'issue de l'histoire est cousue de fil blanc, mais Gracq est le type d'écrivain dont la qualité d'écriture ne réside pas dans la conduite d'une histoire à rebondissements.... Le temps s'étire, les êtres se déchirent....
Pour quelqu'un découvrant l'écrivain, ça peut être un bon début....
Terminé les oeuvres romanesques de Gracq par son premier roman dans l'ordre chronologique...
Le charme du style, des personnages évanescents, les paysages bretons, tout cela... n'a plus opéré...
J'ai trouvé pas mal de similitudes avec "un beau ténébreux" par lequel j'avais ouvert le cycle Gracq et que j'avais pas mal apprécié, mais là non... Trop attendu, des personnages exceptionnels totalement à l'écart du monde commun étalant leur mal être dans une société pas faite pour eux...
Reste bien entendu la qualité de Gracq, le style évidemment, la précision des descriptions des paysages, des personnages paraissant complexes dont la psychologie est détaillée, mais en fait pas si complexes que cela tant l'issue de l'histoire est cousue de fil blanc, mais Gracq est le type d'écrivain dont la qualité d'écriture ne réside pas dans la conduite d'une histoire à rebondissements.... Le temps s'étire, les êtres se déchirent....
Pour quelqu'un découvrant l'écrivain, ça peut être un bon début....
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Re: [topic unique] LIVRE
Tom Sawyer à travers le monde de Mark Twain
Suite des aventures de Tom Sawyer, il s'agit là en revanche d'un roman beaucoup moins complet que les deux précédentes de l'aventurier et cette fois très loin des rives du Mississipi...
C'est l'occasion pour Twain de parler du vaste monde, des inventions naissantes avec le ballon, de l'océan, de l'Afrique, une façon de faire du journalisme à travers une aventure
Il montre en tout cas qu'au-delà de l''excellente observation du vieux Sud, il s'informait sur ce qui se passait ailleurs.
Moins anecdotique qu'il peut y paraître mais très loin d'avoir le charme des deux précédents...
Suite des aventures de Tom Sawyer, il s'agit là en revanche d'un roman beaucoup moins complet que les deux précédentes de l'aventurier et cette fois très loin des rives du Mississipi...
C'est l'occasion pour Twain de parler du vaste monde, des inventions naissantes avec le ballon, de l'océan, de l'Afrique, une façon de faire du journalisme à travers une aventure
Il montre en tout cas qu'au-delà de l''excellente observation du vieux Sud, il s'informait sur ce qui se passait ailleurs.
Moins anecdotique qu'il peut y paraître mais très loin d'avoir le charme des deux précédents...
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Obi-Wan
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Re: [topic unique] LIVRE
Je me suis laissé tenté après la lecture de ton résumé. Je ne suis pourtant pas un grand lecteur. Je dois même avouer que je n'aimais pas lire, j'ai toujours eu du mal à me concentrer sur les mots et les lignes qui défilaient devant mes yeux.
Et je me suis rendu compte que ce n'était pas la lecture que je n'aimais pas mais ce que je lisais.
Un livre m'a fait un déclic : "le pull-over rouge" sur l'affaire Ranucci (dernier condamné à mort et exécuté aux Baumettes à Marseille en 1979). J'apprécie les livres qui relatent des faits historiques ou des affaires criminelles (élucidées de préférence
Je me suis donc fait envoyer, sans le voire,par la FNAC ce livre "Patria".
Je vais donc m'attaquer aux 723 pages
L'appétit vient en mangeant,la soif disparaît en buvant (François Rabelais)
La gourmandise commence quand on n'a plus faim (Alphonse Daudet)
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flowerflower
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Re: [topic unique] LIVRE
Ranucci n est pas le dernier guillotiné en France il y en a eu 2 autres ensuite vu il y a peu sur une des chaînes histoire
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jpp
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Re: [topic unique] LIVRE
Obi-Wan
Au sujet de Patria, je n’ai pas lu le roman mais j’ai beaucoup aimé la diffusion de la série alors qu’en général je n’en suis pas fan.
Suivant ton commentaire sur le roman, j’envisagerai de le lire.
Au sujet de Patria, je n’ai pas lu le roman mais j’ai beaucoup aimé la diffusion de la série alors qu’en général je n’en suis pas fan.
Suivant ton commentaire sur le roman, j’envisagerai de le lire.
Les cons, ça ose tout. C'est même à ça qu'on les reconnait.
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visiteur
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Re: [topic unique] LIVRE
Bah ça me fait plaisir, si les petites bafouilles peuvent donner à certains de lire quelques bouquins c'est le but....Obi-Wan a écrit : ↑dim. 16 oct. 2022 19:42
Je me suis laissé tenté après la lecture de ton résumé. Je ne suis pourtant pas un grand lecteur. Je dois même avouer que je n'aimais pas lire, j'ai toujours eu du mal à me concentrer sur les mots et les lignes qui défilaient devant mes yeux.
Et je me suis rendu compte que ce n'était pas la lecture que je n'aimais pas mais ce que je lisais.
Un livre m'a fait un déclic : "le pull-over rouge" sur l'affaire Ranucci (dernier condamné à mort et exécuté aux Baumettes à Marseille en 1979). J'apprécie les livres qui relatent des faits historiques ou des affaires criminelles (élucidées de préférence). J'ai souvenirs de ces noms quand j'étais jeune ETA,Brigades rouges,IRA (bien active dans ces années 70) sans oublier le solitaire Mesrine....
Je me suis donc fait envoyer, sans le voire,par la FNAC ce livre "Patria".
Je vais donc m'attaquer aux 723 pages. Je pense qu'il me faudra plus de 20 heures
![]()
Je n'ai pas lu le "pull over rouge" mais attention, Patria est un roman, certes réaliste, mais les personnages sont totalement inventés... La trame en revanche fait vraiment référence à ce que fut le Pays Basque des années 90 aux années 2010, avec des flash back sur ce que fut l'organisation ETA sous Franco et dès l'avènement de la démocratie espagnole à fin des années 70.
ça se lit comme... un roman.... 723 pages peuvent paraître indigestes mais ça se lit vite, il y'a beaucoup d'aspects qui sont décrits, des comportements très divers face à la bande terroriste, les réactions de la population, la complexité devant un mouvement qui met en avant l'identité d'un peuple qui a su la conserver depuis plusieurs millénaires, ils ne sont pas si nombreux à pouvoir revendiquer ce qu'ils sont d'où ils viennent, l'attachement à un territoire si identifiable quand on y arrive et ce qui n'est ni plus ni moins qu'une organisation de meurtriers et comment elle a pu faire autant d'émules autour d'elle....
jpp fait référence à une série qui a été tirée du roman, je ne suis pas du tout branché série, je sais qu'elle a été suivie, je ne sais pas en quoi elle est fidèle ou non au roman, mais le roman a beaucoup fait parler de lui en Espagne car il parle d'une histoire très douloureuse de ce pays dont l'identité régionale est si diverse et l'unité encore remise en question, assez bizarrement, plus tellement désormais par les Basques eux- mêmes....
J'attends tes impressions.... dans 20 heures.....
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Obi-Wan
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Re: [topic unique] LIVRE
Exact, j'ai,en plus, vu cette émissionflowerflower a écrit : ↑dim. 16 oct. 2022 20:51 Ranucci n est pas le dernier guillotiné en France il y en a eu 2 autres ensuite vu il y a peu sur une des chaînes histoire
L'appétit vient en mangeant,la soif disparaît en buvant (François Rabelais)
La gourmandise commence quand on n'a plus faim (Alphonse Daudet)
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Re: [topic unique] LIVRE
La Jeunesse de Théophile de Marcel Jouhandeau
Est-ce le simple plaisir de la découverte d'un auteur?... Pas seulement... Peut-être le simple fait d'ouvrir un bouquin, de ne pas en attendre grand-chose et en définitive découvrir qu'il vous plaît...
Je ne sais plus trop ce qui m'a pris de prendre un gros bouquin de Jouhandeau où sont collectés la plupart de ses oeuvres romanesques... De Jouhandeau, écrivain méconnu quoique originaire du même terroir régional, j'ai toujours vaguement entendu parlé de Chaminadour qui aurait fait s'étouffer les Guérétois ne se reconnaissant pas dans la description de leur chef-lieu...
En ouvrant donc ce livre dont je n'avais jamais entendu parlé, je ne savais pas trop sur quoi tomber... A vrai dire, je redoutais quelque chose d'assez vieilli sans grand intérêt, un peu à l'image de la place de l'auteur dans la littérature française...
Si j'ai été surpris, c'est d'abord par un style, de très haute tenue, vraiment du très bon français, classique, académique, certes, mais un phrasé très agréable... Mais il y'a bien plus, il y'a l'observation des êtres, l'imagination des personnages, une puissance d'évocation qui par moments vous fait totalement oublié que l'on parle du début du 20ème siècle, un monde mort et enterré dont on vous assène bien les rituels, les façons de se comporter, mais que la qualité de ce que l'on vous narre vous fait vous intéresser de très près à ce dont il est question....
Ce roman est un triptyque dont j'ai trouvé le second un peu plus faible que les deux autres. Histoires indépendantes même si elles tournent toujours du jeune Théophile, de ses rencontres, de sa découverte du monde dans lequel il est plongé, monde rural et pauvre d'il y'a plus d'un siècle, mais pas de misérabilisme, une imagination débordante, une peinture réjouissante, teintée d'ironie mais pas (encore?) caustique de cet univers.... Des personnages truculents, originaux, la peinture d'une société vivace....
Il faudra continuer, mais si ça tient la distance, je me poserais vraiment la question de savoir pourquoi Jouhandeau est tombé dans l'oubli....
Est-ce le simple plaisir de la découverte d'un auteur?... Pas seulement... Peut-être le simple fait d'ouvrir un bouquin, de ne pas en attendre grand-chose et en définitive découvrir qu'il vous plaît...
Je ne sais plus trop ce qui m'a pris de prendre un gros bouquin de Jouhandeau où sont collectés la plupart de ses oeuvres romanesques... De Jouhandeau, écrivain méconnu quoique originaire du même terroir régional, j'ai toujours vaguement entendu parlé de Chaminadour qui aurait fait s'étouffer les Guérétois ne se reconnaissant pas dans la description de leur chef-lieu...
En ouvrant donc ce livre dont je n'avais jamais entendu parlé, je ne savais pas trop sur quoi tomber... A vrai dire, je redoutais quelque chose d'assez vieilli sans grand intérêt, un peu à l'image de la place de l'auteur dans la littérature française...
Si j'ai été surpris, c'est d'abord par un style, de très haute tenue, vraiment du très bon français, classique, académique, certes, mais un phrasé très agréable... Mais il y'a bien plus, il y'a l'observation des êtres, l'imagination des personnages, une puissance d'évocation qui par moments vous fait totalement oublié que l'on parle du début du 20ème siècle, un monde mort et enterré dont on vous assène bien les rituels, les façons de se comporter, mais que la qualité de ce que l'on vous narre vous fait vous intéresser de très près à ce dont il est question....
Ce roman est un triptyque dont j'ai trouvé le second un peu plus faible que les deux autres. Histoires indépendantes même si elles tournent toujours du jeune Théophile, de ses rencontres, de sa découverte du monde dans lequel il est plongé, monde rural et pauvre d'il y'a plus d'un siècle, mais pas de misérabilisme, une imagination débordante, une peinture réjouissante, teintée d'ironie mais pas (encore?) caustique de cet univers.... Des personnages truculents, originaux, la peinture d'une société vivace....
Il faudra continuer, mais si ça tient la distance, je me poserais vraiment la question de savoir pourquoi Jouhandeau est tombé dans l'oubli....
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Gavia arctica
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Re: [topic unique] LIVRE
ton mauvais goût?

32>>>23
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plus on est sûr de soi plus il faut se méfier de soi-même…
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Re: [topic unique] LIVRE
Comment ça, je ne t'ai pas convaincu de le lire?....
