Article de la Voix des Sports:
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Comment le BCM gère l'entre-deux matchs d'une série de play-off
Le plus dur, c'est de conclure. Le BCM mène son quart de finale face à Roanne 1-0.
Il lui reste une victoire à décrocher, ce soir dans les bouillons de la halle Vacheresse où il ne s'est plus imposé depuis avril 2006 (89-91), ou mardi, au bout d'une belle à la maison. Entre leur rude victoire à Sportica (66-60) et le retour, les Gravelinois ont eu trois jours pour se préparer.

Touché au poignet mardi, le meneur américain Ben Woodside, ici face à Dunn, jouera, selon son coach.
PHOTO «LA VOIX DU NORD»
> Le physique : récupération d'abord. Dans les trois jours, compter une journée de voyage. Ni le train ni l'avion n'offrent de solutions idéales depuis Gravelines. Hier, le BCM est monté dans le bus, compagnon de la plupart de ses déplacements, à 8 h 30.
Une dizaine d'heures pour rejoindre la Loire et une séance légère à 19 h. Stretching et mise place, pas le moment de tirer sur la corde.
Mercredi, il n'y a pas eu entraînement. Une séance vidéo à 17 h et une reprise « médicale » avec le kiné et des soins à la carte attendaient le groupe. « Tout le monde est en rythme depuis longtemps. Ce n'est pas un entraînement de plus ou de moins qui va changer quelque chose », résume Cyril Akpomedah.
> La tactique : des ajustements. Entre deux équipes qui se sont déjà frottées quatre fois cette saison, le charme de la découverte a disparu. Pas de révolution tactique en vue.
En défense, le BCM est dans la répétition de ses principes. « On a laissé une grosse attaque (la 2e) à 60 points, c'est bien. Il faudra continuer d'appliquer ce qu'on fait le mieux, la défense », insiste « Akpo ». À la vidéo, le coach, Christian Monschau a toutefois ciblé quelques « mauvaises séquences défensives », des tirs ouverts laissés à Dylan Page, un shooteur... En attaque, il s'agira de limiter les balles perdues et d'être plus adroit dessous. « Les deux équipes peuvent faire mieux en efficacité, pas en intensité ni en application qui étaient au taquet », estime Monschau.
> La pression : faire avec. Roanne est dos au mur, Gravelines a l'avantage. À chaque situation, son discours. Jean-Denys Choulet : « On est en gros progrès sur l'attitude et l'investissement. On a montré qu'on était capable de battre le BCM.
» Avec un piètre 18 % à 3 points, ses gars n'ont, en effet, échoué qu'à 6 longueurs.
Christian Monschau, lui, mêle réalisme et méthode Coué. « On n'est pas dans l'esprit de dire "on boucle en deux matchs", comme contre une équipe de niveau différent. C'est une grosse équipe, un défi à chaque fois. Elle a été complètement présente à l'aller, autant que nou s. Il faudra faire un grand match. » Voilà pour la partie hyper réaliste.
La pression, le coach s'en sert en revanche pour éviter le trop plein de confiance d'un BCM en position de force : « Elle est là plus que jamais. Sur des séries courtes, elle nous habite toujours. Ce n'est pas une série en sept matchs, comme en NBA où on peut se permettre de passer à côté d'un. » Le dernier mot à Cyril Akpomedah : « Le premier match d'une nouvelle compétition, comme aux As, est toujours compliqué. On l'a gagné, ça peut nous débloquer. » •
SANDRINE ARRESTIER