Après Chorale 75 - Paris/Levallois 80
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Un match qui tourne mal
publié le 01.11.2010 04h00

30 points, 17 rebonds, 42 d'évaluation. La triplette des anciens Choraliens Noël, Sommerville et Ball a fait très mal à la Chorale de Nsonwu. Comme l'an dernier, Paris s'est logiquement imposé à la Roanne / Celik Erkul
Paris a récidivé en battant logiquement une Chorale fébrile et trop courte en rotations
Paris, c'était magique samedi soir. Malmené, bousculé durant dix minutes, le PL a su durcir son jeu en défense tout en déployant un superbe 8/10 à trois points (10/20 au total) pour renverser le cours du jeu. C'est finalement le cinq choralien, en manque de fraîcheur, qui a perdu un money-time qui s'est joué à pas grand-chose.
« On n'a jamais paniqué car on a toujours bien défendu sur 1/2 terrain », relève le coach Jean-Marc Dupraz. Surtout, ses joueurs ont su serrer la vis jusqu'à se sacrifier sur l'autel des fautes lors d'un deuxième quart-temps où la Chorale, qui avait largement ouvert son banc a marché sur les braises seulement. Le retour de flamme fut terrible. Laisser des shoots ouverts à Sommerville, Noël ou Ball, c'est le feu d'artifice assuré. Ce fameux 8/10 à trois points a plongé la Chorale dans le doute, Vacheresse dans le silence (de 22-12, 9e, à 47-50, 24e). Surtout, la Chorale ne s'est flanquée d'un premier panier dans le deuxième quart qu'à la sixième minute ! « On a marqué seulement 16 points dans ce quart avec quatre minutes sans rien… » regrette KC Rivers.
Jean-Denys Choulet était plus tourmenté par ses rotations. « On a manqué de fraîcheur sur la fin. Je n'ai pas à être fâché contre mes joueurs, ils ont tout donné. Je prends sur moi, mais je n'ai pas osé rentrer dans les rotations dans le dernier quart-temps vu ce qui c'est passé dans le deuxième. On n'a pas été assez dur ».
Un 10-0 parisien d'entrée de deuxième quart a remis en selle le PL. Nsonwu a été pris à deux ou trois, et les intérieurs, plombés par les fautes à la pause, ont su gérer ce paramètre. « Ce n'est pas un problème qu'Uche Nsonwu ne prenne que 5 tirs, puisqu'avec des prises à trois, on a des joueurs ouverts », peste Jean-Denys Choulet. Sur les 41 points roannais à la mi-temps, seulement 2 sont venus du banc… Il faut aussi rentrer les tirs. Avec un 6/29 à trois points, les Choraliens ont beaucoup trop tiré à blanc.
Mis à part Tanghe et Dunn, Mipoka, Braud et Gordon n'ont pas pesé. Ce dernier a encore traversé la rencontre sans rien apporter (2.8 points et d'évaluation sur les quatre premiers matchs en 14'de jeu). « Il y a quelque chose, ce n'est pas possible. Il a passé des examens car il se plaint d'une aponévrose plantaire », commente Jean-Denys Choulet qui sur le coup est d'une patience rare. Comme quoi, il est précieux de prendre 46 rebonds à 31 dont 18 offensifs, de voir Bogdanovic réaliser un double-double, mais pas forcément suffisant.
« On a été constant du début à la fin, on savait qu'il ne fallait pas prendre d'éclat », note Albicy, parfait dans son rôle avec Ball au relais ou à ses côtés. Dans un tel championnat, « j'espère que Paris sera comme la saison dernière la seule à nous battre à domicile », lâchait J.D. Choulet. En attendant, les Choraliens seront en mission à Nancy samedi, pour confirmer leur belle sortie à Chalon. La Chorale était invaincue à domicile depuis sa dernière défaite face à... Paris le 2 janvier dernier. Toutes compétitions confondues la série s'arrête donc à quinze victoires de rang.
Eric Pejoux