basket : Chorale Roanne 86 - Alba Berlin 79
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L'espoir est sauf
publié le 22.09.2010 04h00

Solo Diabaté (12 points), a participé au succès de sa formation, même s'il a souffert face aux Allemands / Célik Erkul
Privée de Page, la Chorale a gagné le droit d'espérer se qualifier. Avec le cœur
Après avoir souffert le premier quart d'heure, la Chorale a su inverser la tendance collectivement. Si elle a mené un instant de treize points, l'espoir est sauf.
Comme la saison dernière, la Chorale a donc débuté sa saison par une terrible nouvelle. Le forfait de Page plombé par une absence de six semaines minimum. Le staff technique va sûrement rechercher un pigiste médical. La Chorale a donc joué son premier match officiel sans sa plaque tournante, son joueur majeur. Comme la saison dernière, comme une enclume explosant sur un roseau. Mais contre vent et marée, les Choraliens avaient l'esprit guerrier, l'envie de se révolter, de se montrer aussi.
Pourtant, Berlin se chargeait de remettre une chape de plomb avec une insolente réussite à trois points. 66% durant les dix premières minutes,, la Chorale était condamnée à courir, suer, à s'accrocher (27-36, 13e). Et c'est ce qu'elle fit. Jean-Denys Choulet avait sorti son couteau suisse, avec Mipoka parfois au poste 4, Amagou et Braud ensemble... Dans l'adversité, les Roannais sont toujours présents. S'il en est un qui l'est aussi, présent, c'est Gordon. Loin d'être éclatant, il a rassuré.
Si Jenkins et Dragicevic étaient intenables jusqu'à la treizième minute (24 points à 10/12 aux tirs, 28 d'évaluation à eux deux), les courants d'air de la Halle allaient œuvrer. Non, en fait, c'est d'abord les défenses choraliennes qui ont fait mal à Berlin. C'est alors que public, Amagou et Nsonwu -37 points au final- sont revenus dans le match par la fenêtre avec un 9-0 (42-41, 19e).
La réputée défense de Berlin avait concédé bien trop de points pour ne pas se brûler les ailes. Ses bases ébranlées, l'Alba subissait le retour en force de Rivers et du collectif choralien. «J'espère que l'on va commencer à récolter les fruits de notre travail malgré nos ennuis», avait soufflé le capitaine choralien la veille de ce match. Nsonwu était bien prêt à vendre chèrement sa peau, comme ses équipiers. Braud rendait muet McElroy mais Berlin, aussi en rodage, ne lâchait pas prise même si la surtension le guettait (81-68, 36e). Autant Berlin a vécu sur ses tirs longue distance, autant l'Alba aura coulé par ses mêmes tirs. Alors les Allemands ont serré la vis. Si fort que les Choraliens ont laissé leurs vis-à vis espérer. Un 11-0 plus tard, tout était à refaire ou presque, la Chorale entamait la dernière minute sans réserve (81-79, 40e). Comme l'an dernier contre Jérusalem, touchée dans son corps, la Chorale, si elle n'a pu se mettre à l'abri, a préservé l'essentiel: l'espoir. Et sans Page, c'est déjà beaucoup.
Eric Pejoux