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Lever le doute
publié le 21.09.2010 04h00
Photo officielle hier en attendant les grands débuts de la Chorale ce soir face au redouté Alba Berlin, tombeur du Mans l'an denrier et finaliste de l'Eurocoupe / Guy Favre
Avec Page très incertain, la Chorale n'aborde pas l'événement sereinement, surtout face à Berlin. Un déclic est attendu
L'ours berlinois n'a pas encore griffé de son empreinte la Halle Vacheresse. Pourtant, les incertitudes commencent à peser sur le groupe choralien, qui pourrait être privé de son joueur clé, Dylan Page.
« Il n'a pas pu s'entraîner lundi matin », pestait le technicien roannais Jean-Denys Choulet. Chacun a pu s'apercevoir du rôle de Dylan Page la saison dernière avec une équipe dans la normalité ou presque sans lui, transformée à devenir (presque) irrésistible une fois l'ailier fort revenu sur les parquets. Si le joueur a le feu vert médical, il se plaint toujours une douleur sur le coup de pied.
Mais ce mal ne résume pas les maux roannais. Rivers est en dedans jusqu'à présent et surtout Gordon a trop été transparent pour ne pas inquiéter le staff. « J'accepterais de m'être trompé sur Alex Gordon s'il ne montre pas autre chose cette semaine. Mais comment comprendre ses prestations après qu'il a inscrit 36 points contre Fenerbahce ou qu'il a inscrit 20 points de moyenne en Turquie ? C'est incompréhensible. Rivers est en dedans physiquement. Mais je leur ai dit. Les Américains sont pris pour être meilleurs que les Français. Ils ont deux matchs pour montrer leur vrai visage ». Le message est clair, il va falloir tomber les masques et afficher les habits de gala, surtout pour Gordon.
Et tout de même, le révélateur s'appelle Berlin. Alors peut importe les matchs amicaux. L'Euroligue est un enjeu qui doit sublimer les Choraliens.
Et rien ne dit qu'ils ne vont pas le faire. Le statut d'outsider a toujours été la meilleure carte choralienne.
Mais avec les Jenkins, Marinovic à l'arrière, Allen, Dragicevic ou Femerling, la multinationale berlinoise est armée pour durer, avec un banc cossu.
Les Choraliens devront trouver la clé face à une défense de fer. Celles de l'Asvel ou d'Orléans ont déjà mis à mal la fluidité offensive recherchée. Libérer les ballons et courir après l'exploit, il n'y a rien de plus haletant. « On doit être très bon et tenter de creuser un écart mais si nous pouvons être prêts pour le championnat, nous sommes loin de l'être pour l'Euroligue », insiste Jean-Denys Choulet. Lequel espère forcément une réaction de son groupe. La sérénité n'est donc pas de mise mais le potentiel est là. Et Berlin ne se dit pas prêt non plus, alors…
Patrick Femerling, l'emblématique joueur allemand, sait aussi qu'il ne sera pas facile de gagner à Roanne, « une équipe solide, complète, qui aime courir ».
La Chorale doit d'abord se concentrer sur elle-même, individuellement et collectivement. Si l'an dernier elle avait raté l'Eurocoupe de quelques points après avoir gagné chez elle (83-81) contre Jérusalem. Cette fois, c'est un magnifique bonus qu'elle peut s'offrir. Il ne faut jamais vendre la peau de Roanne avant de l'avoir battu.
Eric Pejoux
l'interview / uche nsonwu
« Deux matchs difficiles »
publié le 21.09.2010 04h00
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Uche Nsonwu et la Chorale débutent la saison en fanfare contre le récent finaliste de l'Eurocoupe. « On doit être prêts », lance-t-il, impatient de retrouver la compétition / Yves Salvat
Le capitaine choralien revient sur le préparation et sur cette double confrontation face à Berlin
Douze heures. Des éclats de rire sortent de la salle de Perreux. Solo Diabaté est plié en deux. Uche Nsonwu fait rire les siens, histoire de décompresser un peu avant le grand rendez-vous. Le capitaine choralien fait le point sur son équipe.
Uche, parlez-nous de la préparation. L'équipe est-elle prête, Gordon et Rivers semblent en difficulté, Dylan Page est blessé…
Nous avons eu une présaison difficile jusqu'à maintenant. Avec les blessures et l'alchimie à trouver, cela n'a pas été facile. Mais j'espère que nous allons commencer à voir les fruits de notre travail.
La Chorale n'a pas remporté un match contre une équipe de pro-A. Est-ce inquiétant ?
C'est inquiétant parce nous avons besoin de l'esprit de la victoire, besoin de savoir comment « fermer » un match. Quant à ce que soit contre des pro-A ou non, ce n'est pas vraiment un gros problème.
Ce n'est pas une excuse mais est-ce une difficulté supplémentaire pour les joueurs de devoir s'entraîner à Perreux le matin et Vacheresse en chantier le soir ?
S'entraîner à deux endroits différents n'est pas une difficulté, juste un inconvénient.
Que pensez-vous de votre secteur intérieur avec Dylan Page, Alexis Tanghe et Alex Dunn ?
Je trouve que l'alchimie se fait bien et que l'on sera efficace dans la peinture. Nick (Lewis) avait la qualité d'écarter les défenses avec son tir de loin mais Alex Dunn est efficace aussi sous le panier.
Sur le papier, cette équipe vous semble-t-elle plus forte que sa devancière ?
Nous ne jouons pas sur le papier !
L'Alba Berlin, c'est un gros morceau, qu'en pensez-vous ?
Que l'on va avoir deux soirées difficiles ! Mais nous devons défendre nos couleurs et être prêts à se battre sur la route.
L'an dernier, dans le même schéma de match (retour à l'extérieur), vous n'aviez pu vous qualifier contre Jérusalem…
N'oubliez pas que nous avons ici aussi des fans incroyables et que l'ambiance est extraordinaire pour un grand match. L'Euroligue est aussi la plus grande compétition de clubs en Europe. Cela procure toujours une motivation supplémentaire chez les joueurs.
Sur un plan personnel, êtes-vous encore prêt à dominer les raquettes ?
Je vais bien et je suis toujours motivé pour dominer !
Maintenant, après avoir signé trois ans de plus, vous avez définitivement adopté Roanne, sa région, ses habitants, non ?
Ma famille et moi, nous aimons vraiment la ville, les gens nous ont bien accueilli à notre venue. Donc tout va bien.
Propos recueillis par E.P.
