Re: [POULE D] U.S LA CHARITE SUR LOIRE 2011-2012
Posté : jeu. 12 avr. 2012 12:25
Suite à l'article du jdc posté précédemment par notre "ami" le charitois, j'ai fouillé et je suis tombé sur cet article sur le topic de l'ADA Blois saison 10/11.
Loir et Cher
basket - les années faure
LES ANNÉES NICOLAS FAURE
08/05/2011 05:32
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Arrivé en 2006, la grande gueule du palais des sports a coaché pour la dernière fois l'ADA, hier. Tout avait pourtant si bien commencé. Mais tout a si mal fini...
Du sourire lors des premières années, jusqu'à la crispation des derniers mois...
Du sourire lors des premières années, jusqu'à la crispation des derniers mois... - (Photo montage NR, Jérôme Dutac)
Cela ressemble à la fin d'un règne. Hier soir, le très charismatique Nicolas Faure, arrivé en 2006 en remplacement de Gilles Versier, a donc coaché l'équipe pour la dernière fois en compétition. Ce chapitre, fait de succès, d'abord, puis rempli de frustration par la suite, aura ainsi duré cinq ans. Avec, au final, ce constat amer : l'ancien coach de Dijon n'est pas parvenu à remplir l'objectif que lui avait fixé en 2006 le club : la Pro B en 2010.
2006-2007 : la griffe
Nicolas Faure débarque à Blois alors que le club vient d'être rétrogradé en N2. L'ancien coach de Dijon (Pro A, 2003-2005) impose très vite sa patte à l'équipe, composée notamment de Brazil, Calvez et Mercier. Offensivement, c'est un régal, et le palais des sports en prend plein les yeux. Mais bizarrement, alors que l'équipe domine toute la saison (25 victoires en 28 matchs officiels), elle est battue par Boulogne lors du match d'accession. Elle doit finalement sa montée en N1 à un repêchage de la fédération. « La saison 2006-2007 restera donc comme une parenthèse dans l'histoire de l'ADA », explique à l'époque Philippe Daudin, le président blésois.
2007-2008 : le fol espoir
Sur la lancée de la saison précédente, Nicolas Faure et les Blésois cartonnent pour leur retour en Nationale 1. Emmenée par Johan Blot, Nehemiah Brazil ou encore Lorenzo Orr, meilleurs marqueurs de la division, l'ADA passe tout près d'accéder à la Pro B, à la surprise générale, mais termine finalement troisième, à un point de la montée. Le soir du dernier match, le public scande « Nicolas ! Nicolas ! » C'est l'état de grâce du coach blésois, fin tacticien, meneur d'hommes, salué par tous les observateurs. « Si nos joueurs majeurs ont pris de la valeur sur le marché, c'est grâce au coaching de Nicolas Faure », déclare même Philippe Daudin. Ce soir-là, pourtant, il est déjà question d'un sacré dilemme : le projet de la future salle. « Sans ça, ce n'est même pas la peine de parler de Pro B », lâche Nicolas Faure.
2008-2009 : dans le rang
Après un exercice exceptionnel l'année précédente, l'ADA peut rêver. Officiellement, pourtant, il n'est toujours pas question de viser la montée. « Mais de faire mieux que la saison dernière, et pas obligatoirement la montée », coupe à l'époque Daudin, refusant de mettre la pression sur les joueurs. Sur le terrain, l'ADA occupe encore le devant de la scène, mais ce n'est plus tout à fait la même chose, avec notamment Lorenzo Orr en moins. Au final, après une belle saison, le club termine sixième. On n'ira pas jusqu'à parler d'enlisement, mais c'est le premier (timide) accroc de Nicolas Faure. L'ADA, elle, perd Brazil, Caskill et Calvez, des éléments majeurs de l'équipe.
2009-2010 : la rupture
Lorenzo Orr de retour, Mathieu Tensorer recruté, l'ADA Blois pense avoir compensé ses pertes. Mais rapidement, les blessures plombent l'équipe - comme celle de Blot -, et Nicolas Faure ne dispose souvent que de six pros à l'entraînement. Les joueurs aptes (Orr, Brochard, Recoura, Condouant, Blot, Tensorer), donnent le meilleur d'eux-mêmes, mais l'effectif semble trop juste, ou trop irrégulier, pour jouer le haut de tableau. Nicolas Faure réclame des recrues à son président, mais elles n'arrivent jamais. Le premier prend cela comme un manque d'ambition, le second met en avant la santé financière du club. Le divorce s'installe au sommet. Sur le terrain, l'ADA finit par être éliminée au premier tour des play-offs par Challans, sur un shoot à 3 pts au buzzer.
2010-2011 : la débandade
L'équipe, emmenée par Chris Grimm et Johan Blot, connaît un bon début de saison. Mi-octobre, Nicolas Faure et ses hommes sont troisièmes, bien embarqués dans le wagon des prétendants à la montée. Mais malgré un succès de prestige à Angers, l'hiver enrhume l'ADA Blois. Sans Grimm, la formation loir-et-chérienne est méconnaissable et devient reine de l'irrégularité. Après un sursaut aux premières lueurs du printemps et une superbe victoire face à Denain, l'équipe peut croire à une belle place en play-off. Mais encore une fois, c'était prématuré. Car les cadres du club baissent de régime, et une terrible série (sept défaites en dix matchs) finit par la condamner. L'équipe ne disputera pas la phase finale, avec un sentiment de gâchis énorme. Nicolas Faure, déjà las depuis un an, paraît totalement impuissant. En fin de contrat, il n'est pas prolongé. Un nouveau cycle s'apprête à commencer.
Loir et Cher
basket - les années faure
LES ANNÉES NICOLAS FAURE
08/05/2011 05:32
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Arrivé en 2006, la grande gueule du palais des sports a coaché pour la dernière fois l'ADA, hier. Tout avait pourtant si bien commencé. Mais tout a si mal fini...
Du sourire lors des premières années, jusqu'à la crispation des derniers mois...
Du sourire lors des premières années, jusqu'à la crispation des derniers mois... - (Photo montage NR, Jérôme Dutac)
Cela ressemble à la fin d'un règne. Hier soir, le très charismatique Nicolas Faure, arrivé en 2006 en remplacement de Gilles Versier, a donc coaché l'équipe pour la dernière fois en compétition. Ce chapitre, fait de succès, d'abord, puis rempli de frustration par la suite, aura ainsi duré cinq ans. Avec, au final, ce constat amer : l'ancien coach de Dijon n'est pas parvenu à remplir l'objectif que lui avait fixé en 2006 le club : la Pro B en 2010.
2006-2007 : la griffe
Nicolas Faure débarque à Blois alors que le club vient d'être rétrogradé en N2. L'ancien coach de Dijon (Pro A, 2003-2005) impose très vite sa patte à l'équipe, composée notamment de Brazil, Calvez et Mercier. Offensivement, c'est un régal, et le palais des sports en prend plein les yeux. Mais bizarrement, alors que l'équipe domine toute la saison (25 victoires en 28 matchs officiels), elle est battue par Boulogne lors du match d'accession. Elle doit finalement sa montée en N1 à un repêchage de la fédération. « La saison 2006-2007 restera donc comme une parenthèse dans l'histoire de l'ADA », explique à l'époque Philippe Daudin, le président blésois.
2007-2008 : le fol espoir
Sur la lancée de la saison précédente, Nicolas Faure et les Blésois cartonnent pour leur retour en Nationale 1. Emmenée par Johan Blot, Nehemiah Brazil ou encore Lorenzo Orr, meilleurs marqueurs de la division, l'ADA passe tout près d'accéder à la Pro B, à la surprise générale, mais termine finalement troisième, à un point de la montée. Le soir du dernier match, le public scande « Nicolas ! Nicolas ! » C'est l'état de grâce du coach blésois, fin tacticien, meneur d'hommes, salué par tous les observateurs. « Si nos joueurs majeurs ont pris de la valeur sur le marché, c'est grâce au coaching de Nicolas Faure », déclare même Philippe Daudin. Ce soir-là, pourtant, il est déjà question d'un sacré dilemme : le projet de la future salle. « Sans ça, ce n'est même pas la peine de parler de Pro B », lâche Nicolas Faure.
2008-2009 : dans le rang
Après un exercice exceptionnel l'année précédente, l'ADA peut rêver. Officiellement, pourtant, il n'est toujours pas question de viser la montée. « Mais de faire mieux que la saison dernière, et pas obligatoirement la montée », coupe à l'époque Daudin, refusant de mettre la pression sur les joueurs. Sur le terrain, l'ADA occupe encore le devant de la scène, mais ce n'est plus tout à fait la même chose, avec notamment Lorenzo Orr en moins. Au final, après une belle saison, le club termine sixième. On n'ira pas jusqu'à parler d'enlisement, mais c'est le premier (timide) accroc de Nicolas Faure. L'ADA, elle, perd Brazil, Caskill et Calvez, des éléments majeurs de l'équipe.
2009-2010 : la rupture
Lorenzo Orr de retour, Mathieu Tensorer recruté, l'ADA Blois pense avoir compensé ses pertes. Mais rapidement, les blessures plombent l'équipe - comme celle de Blot -, et Nicolas Faure ne dispose souvent que de six pros à l'entraînement. Les joueurs aptes (Orr, Brochard, Recoura, Condouant, Blot, Tensorer), donnent le meilleur d'eux-mêmes, mais l'effectif semble trop juste, ou trop irrégulier, pour jouer le haut de tableau. Nicolas Faure réclame des recrues à son président, mais elles n'arrivent jamais. Le premier prend cela comme un manque d'ambition, le second met en avant la santé financière du club. Le divorce s'installe au sommet. Sur le terrain, l'ADA finit par être éliminée au premier tour des play-offs par Challans, sur un shoot à 3 pts au buzzer.
2010-2011 : la débandade
L'équipe, emmenée par Chris Grimm et Johan Blot, connaît un bon début de saison. Mi-octobre, Nicolas Faure et ses hommes sont troisièmes, bien embarqués dans le wagon des prétendants à la montée. Mais malgré un succès de prestige à Angers, l'hiver enrhume l'ADA Blois. Sans Grimm, la formation loir-et-chérienne est méconnaissable et devient reine de l'irrégularité. Après un sursaut aux premières lueurs du printemps et une superbe victoire face à Denain, l'équipe peut croire à une belle place en play-off. Mais encore une fois, c'était prématuré. Car les cadres du club baissent de régime, et une terrible série (sept défaites en dix matchs) finit par la condamner. L'équipe ne disputera pas la phase finale, avec un sentiment de gâchis énorme. Nicolas Faure, déjà las depuis un an, paraît totalement impuissant. En fin de contrat, il n'est pas prolongé. Un nouveau cycle s'apprête à commencer.