LIGUE 2 SAISON 2025/2026
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Bubu64
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Re: LIGUE 2 SAISON 2025/2026
C'est clair que pour Feytiat ca prend de plus en plus la tournure d'une saison inespérée, maintenant j'oublie pas la perf d'un Voiron très amoindri mais qui comme souvent dans ces cas là a su se remobiliser, maintenant pour Feytiat ca se bat comme dab, d'autres filles ont pris le relais ce soir par rapport à la semaine dernière mais que ce fut dur, les filles sont sorties du terrain complètement rincées, ouf quel combat quel soulagement 
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Alligators427
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Re: LIGUE 2 SAISON 2025/2026
Nouveau record à l'évaluation cette saison pour Julie Tetart (Monaco BA) avec 51 !
29 points 22 rebonds
[/quote]
No comment
29 points 22 rebonds
[/quote]
No comment
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Ulul84
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Re: LIGUE 2 SAISON 2025/2026
Honteux tout cela..Tigliojux a écrit : ↑sam. 21 févr. 2026 22:38Notre chère Julie Tétard : 37min19s de jeu / 29 points / 51 d'évaluation.jo60M a écrit : ↑sam. 21 févr. 2026 19:51 Victoire de Champagne Basket Féminin dans le bois de Vincennes contre le Pôle France.
https://fibalivestats.dcd.shared.genius ... 98/bs.html
Nouveau record à l'évaluation cette saison pour Julie Tetart (Monaco BA) avec 51 !
29 points 22 rebonds
Le total de Monaco en évaluation : 105 ce soir !![]()
Il me semblait que Julie Tétard jouait en général 20 minutes. Là elle a fait tout le match et fait quasiment 50% de l'évaluation de Monaco.
Je vois bien Monaco gagner en plays-offs ... cela va faire jaser ....![]()
Et autant dire que c'est pas avec les décisions prises par l UE que ça va aider....
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Lafamillebasket
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Re: LIGUE 2 SAISON 2025/2026
Mais il dit que s'il performe autant c'est parce qu'il fait bcp de muscu.. ben voyons!Tigliojux a écrit : ↑sam. 21 févr. 2026 22:38Notre chère Julie Tétard : 37min19s de jeu / 29 points / 51 d'évaluation.jo60M a écrit : ↑sam. 21 févr. 2026 19:51 Victoire de Champagne Basket Féminin dans le bois de Vincennes contre le Pôle France.
https://fibalivestats.dcd.shared.genius ... 98/bs.html
Nouveau record à l'évaluation cette saison pour Julie Tetart (Monaco BA) avec 51 !
29 points 22 rebonds
Le total de Monaco en évaluation : 105 ce soir !![]()
Il me semblait que Julie Tétard jouait en général 20 minutes. Là elle a fait tout le match et fait quasiment 50% de l'évaluation de Monaco.
Je vois bien Monaco gagner en plays-offs ... cela va faire jaser ....![]()
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Lafamillebasket
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Re: LIGUE 2 SAISON 2025/2026
No commentAlligators427 a écrit : ↑sam. 21 févr. 2026 23:41 Nouveau record à l'évaluation cette saison pour Julie Tetart (Monaco BA) avec 51 !
29 points 22 rebonds
[/quote]
Malin! Contre le Pôle France il n'a pas joué autant!
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Lafamillebasket
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Re: LIGUE 2 SAISON 2025/2026
Clémence Collin de Uso Mondeville se serait fait les ligaments croisés...
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FT87
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Re: LIGUE 2 SAISON 2025/2026
Egalement coup dur à Aulnoye avec l'indisponibilité de la capitaine Johanna Muzet pour minimum 3 mois (déchirure artère cervical) lors du dernier match face à Nice
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jo60M
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Re: LIGUE 2 SAISON 2025/2026
https://www.leparisien.fr/sports/basket ... al%20media
Nouvel article dans Le Parisien sur Julie Tetart (Monaco BA).
Nouvel article dans Le Parisien sur Julie Tetart (Monaco BA).
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Champi
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Re: LIGUE 2 SAISON 2025/2026
Faut être abonné pour pouvoir le lire !jo60M a écrit : ↑jeu. 26 févr. 2026 20:29 https://www.leparisien.fr/sports/basket ... al%20media
Nouvel article dans Le Parisien sur Julie Tetart (Monaco BA).
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Tigliojux
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Re: LIGUE 2 SAISON 2025/2026
Article de Eric Michel, site web de "Le Parisien" 26 février 2026
Titre de l'article : « Je ne suis pas un mec déguisé qui joue contre des filles » : Julie Tetart, basketteuse transgenre et fière de l'être
"En cette fin février, l'été est en avance sur le rocher. Les yachts de luxe paraissent, amarrés dans le port. Les bolides hors de prix friment sur le circuit du Grand Prix de Formule 1. Perché en hauteur, le discret gymnase de l'Annonciade est loin de tout ça. C'est la salle des basketteuses de Monaco qui évoluent en LF2, la 2e division. « Ma deuxième maison », sourit Julie Tetart en nous y accueillant.
Âgée de 33 ans, elle est la meilleure joueuse de son championnat, la plus forte - et de loin - aux nombres de points marqués, de rebonds et de tout un tas d'autres stats qu'elle explose allègrement. Ce n'est toutefois pas pour parler chiffres, ni même de pur basket, que nous lui avons proposé un rendez-vous.
Julie Tetart est une basketteuse transgenre. Pendant les 29 premières années de sa vie, elle a été un garçon, ou plus exactement une fille dans le corps d'un garçon. « J'ai très vite su que j'étais une personne transgenre, on disait encore transsexuelle dans les années 1990, raconte-t-elle. Je devais avoir 5-6 ans sauf que je ne savais pas mettre un nom dessus. À Noël, je demandais des jouets de filles et ça me semblait normal. Sauf qu'on me disait : Non, un garçon, ça ne joue pas aux poupées. Et à l'adolescence, je construisais une personne qui n'était pas moi. C'était compliqué, très compliqué. »
Sous-titre « Être transgenre, c'est comme être enfermé avec des barreaux dans son propre corps »
Dans le monde, 0,04 % de la population, soit 4 personnes sur 1000, serait transgenre , nées dans le corps de l'autre sexe. « La transidentité, c'est comme avoir les yeux bleus ou être gaucher : ça ne se choisit pas, ce n'est pas une mode non plus. Elle a toujours existé. Ça te tombe dessus, comme une fatalité. C'est comme ça, on n'y peut rien. Pendant des années, j'ai été obligée d'être dans le paraître, je feignais d'être une personne que je n'étais pas. Il faut comprendre qu'être transgenre, c'est comme être enfermé avec des barreaux dans son propre corps. On se sent en prison. C'est violent, c'est terrible. »
Julie Tetart a évacué cette période de sa vie, au point de ne pas vouloir prononcer son premier prénom, celui de l'autre sexe, pour mieux l'exorciser. Sa transition ne s'est pas faite en un clin d'oeil. Ce fut un long et pénible chemin, traversé de tracasseries administratives perturbantes pour être reconnue femme et de lourdes et très risquées opérations afin de mettre son corps en adéquation avec son âme.
« Quand j'ai fait mon CO(coming out)et que je l'ai commencé en 2022, certains de mes proches ne m'ont pas compris, confie Julie. Proches, ils ne le sont d'ailleurs plus depuis car ils n'ont pas voulu revenir vers moi. J'ai ainsi pu faire le tri entre les gens qui m'aiment et les autres. »
Sous-titre« Je n'ai pas fait une transition pour être une meilleure joueuse de basket »
Le processus a pris deux ans. « Une transition, on ne la fait pas par plaisir. C'est lourd, c'est long, c'est douloureux. Je ne compte plus le nombre de mes opérations : j'ai été sur le billard tous les deux mois. C'est une souffrance pour le corps qui, lui, n'a rien demandé. Je ne l'ai pas faite pour être une meilleure joueuse de basket même si certains ont envie de le croire. »
« Simplement, je n'avais pas le choix, poursuit-elle. Quand je suis allée au bout du processus, en mai 2024, j'ai senti comme une deuxième naissance, une libération. C'est dur de mettre des mots là-dessus. Je suis enfin devenue moi, la vraie Julie, libérée de toutes les contraintes et enfin heureuse. Et j'ai très vite eu envie de rejouer au basket. »
Julie est née à Saint-Quentin, la terre où elle reviendra un jour, en juin 1992, au même endroit et presque le même jour que le joueur de NBA et de l'équipe de France Rudy Gobert avec qui elle a partagé le ballon durant l'enfance.
Elle était basketteuse avant sa transition. « Et je dis bien basketteusecar même avant je me considérais ainsi », appuie-t-elle. Elle a même été une bonne joueuse. Des centres de formation (masculins) lui ont fait les yeux doux et elle n'est pas passée loin de quelques présélections en équipes de France jeunes.
« J'ai commencé toute petite. Le basket, c'est aujourd'hui, par chance, mon métier à Monaco mais c'est avant tout ma passion et surtout ma vie. Le basket m'a sauvé. Quand je suis sur le terrain, entre les lignes, j'oublie tout. Les soucis restent dehors. Je ne peux pas m'en passer. Je veux simplement jouer au basket, le plus longtemps possible, le plus haut possible. Je ne me fixe pas de limite et je ne demande rien d'autre. »
Sous-titre« J'ai perdu en capacité musculaire, pulmonaire, je m'essouffle vite »
Dans le basket français, il y a deux joueuses transgenres, Julie et Aurore Pautou, qui évolue dans la même division mais n'a pas souhaité répondre à nos sollicitations. Selon la fédération, il y aurait aussi quatre arbitres.
Leur présence dérange, fait grincer des dents. Julie Tetart domine tellement le championnat qu'elle n'est pas bien accueillie partout. « Julie est une personne inspirante au quotidien, attachante, tellement attentionnée et tournée vers les autres. Elle est quelqu'un de rare et tout ce que les gens peuvent dire sur elle est si injuste », admire sa coéquipière Maud Stervinou.
Oui, Julie Tetart est grande mais pas tant que ça (1,92 m). Elle a les épaules carrées mais il n'y a rien de choquant. « OK, je suis musclée mais c'est parce que je travaille comme une dingue. Je passe ma vie à la salle, à la muscu. J'en ai besoin, j'en ai envie et je ne dérange personne. À ceux qui ne me croient pas, je peux leur montrer des photos au moment de ma transition : je pesais à peine 70 kg et je me déplaçais avec un déambulateur. J'étais à ramasser à la petite cuillère. »
« Depuis, j'ai perdu en capacité musculaire, pulmonaire, je m'essouffle vite, explique-t-elle. J'ai un traitement hormonal quotidien, lourd et pour toujours. Contrairement à ce que certains peuvent encore penser, je ne suis pas un mec déguisé qui joue avec et contre des filles. Je suis juste une fille. » Une femme qui veut jouer au basket comme les autres sans pour autant devenir une militante de la cause transgenre. Même s'il lui faut du courage pour s'exposer.
« Je sais, quand certains auront lu ceci, que je vais prendre une vague de haine sur les réseaux. C'est déjà arrivé. Seulement, j'ai envie de faire avancer les choses. Si je peux convaincre même une seule personne qui aura compris ce que je vis, ce que traversent les personnes transgenres, alors je n'aurai pas perdu mon temps. Et si dans 5, 10 ou 20 ans on regarde enfin les sportifs transgenres comme tous les autres, sans les insulter, cela signifiera qu'on les a enfin compris. Et peut-être y aurais-je un peu contribué. Ça en vaut le prix... »
Titre de l'article : « Je ne suis pas un mec déguisé qui joue contre des filles » : Julie Tetart, basketteuse transgenre et fière de l'être
"En cette fin février, l'été est en avance sur le rocher. Les yachts de luxe paraissent, amarrés dans le port. Les bolides hors de prix friment sur le circuit du Grand Prix de Formule 1. Perché en hauteur, le discret gymnase de l'Annonciade est loin de tout ça. C'est la salle des basketteuses de Monaco qui évoluent en LF2, la 2e division. « Ma deuxième maison », sourit Julie Tetart en nous y accueillant.
Âgée de 33 ans, elle est la meilleure joueuse de son championnat, la plus forte - et de loin - aux nombres de points marqués, de rebonds et de tout un tas d'autres stats qu'elle explose allègrement. Ce n'est toutefois pas pour parler chiffres, ni même de pur basket, que nous lui avons proposé un rendez-vous.
Julie Tetart est une basketteuse transgenre. Pendant les 29 premières années de sa vie, elle a été un garçon, ou plus exactement une fille dans le corps d'un garçon. « J'ai très vite su que j'étais une personne transgenre, on disait encore transsexuelle dans les années 1990, raconte-t-elle. Je devais avoir 5-6 ans sauf que je ne savais pas mettre un nom dessus. À Noël, je demandais des jouets de filles et ça me semblait normal. Sauf qu'on me disait : Non, un garçon, ça ne joue pas aux poupées. Et à l'adolescence, je construisais une personne qui n'était pas moi. C'était compliqué, très compliqué. »
Sous-titre « Être transgenre, c'est comme être enfermé avec des barreaux dans son propre corps »
Dans le monde, 0,04 % de la population, soit 4 personnes sur 1000, serait transgenre , nées dans le corps de l'autre sexe. « La transidentité, c'est comme avoir les yeux bleus ou être gaucher : ça ne se choisit pas, ce n'est pas une mode non plus. Elle a toujours existé. Ça te tombe dessus, comme une fatalité. C'est comme ça, on n'y peut rien. Pendant des années, j'ai été obligée d'être dans le paraître, je feignais d'être une personne que je n'étais pas. Il faut comprendre qu'être transgenre, c'est comme être enfermé avec des barreaux dans son propre corps. On se sent en prison. C'est violent, c'est terrible. »
Julie Tetart a évacué cette période de sa vie, au point de ne pas vouloir prononcer son premier prénom, celui de l'autre sexe, pour mieux l'exorciser. Sa transition ne s'est pas faite en un clin d'oeil. Ce fut un long et pénible chemin, traversé de tracasseries administratives perturbantes pour être reconnue femme et de lourdes et très risquées opérations afin de mettre son corps en adéquation avec son âme.
« Quand j'ai fait mon CO(coming out)et que je l'ai commencé en 2022, certains de mes proches ne m'ont pas compris, confie Julie. Proches, ils ne le sont d'ailleurs plus depuis car ils n'ont pas voulu revenir vers moi. J'ai ainsi pu faire le tri entre les gens qui m'aiment et les autres. »
Sous-titre« Je n'ai pas fait une transition pour être une meilleure joueuse de basket »
Le processus a pris deux ans. « Une transition, on ne la fait pas par plaisir. C'est lourd, c'est long, c'est douloureux. Je ne compte plus le nombre de mes opérations : j'ai été sur le billard tous les deux mois. C'est une souffrance pour le corps qui, lui, n'a rien demandé. Je ne l'ai pas faite pour être une meilleure joueuse de basket même si certains ont envie de le croire. »
« Simplement, je n'avais pas le choix, poursuit-elle. Quand je suis allée au bout du processus, en mai 2024, j'ai senti comme une deuxième naissance, une libération. C'est dur de mettre des mots là-dessus. Je suis enfin devenue moi, la vraie Julie, libérée de toutes les contraintes et enfin heureuse. Et j'ai très vite eu envie de rejouer au basket. »
Julie est née à Saint-Quentin, la terre où elle reviendra un jour, en juin 1992, au même endroit et presque le même jour que le joueur de NBA et de l'équipe de France Rudy Gobert avec qui elle a partagé le ballon durant l'enfance.
Elle était basketteuse avant sa transition. « Et je dis bien basketteusecar même avant je me considérais ainsi », appuie-t-elle. Elle a même été une bonne joueuse. Des centres de formation (masculins) lui ont fait les yeux doux et elle n'est pas passée loin de quelques présélections en équipes de France jeunes.
« J'ai commencé toute petite. Le basket, c'est aujourd'hui, par chance, mon métier à Monaco mais c'est avant tout ma passion et surtout ma vie. Le basket m'a sauvé. Quand je suis sur le terrain, entre les lignes, j'oublie tout. Les soucis restent dehors. Je ne peux pas m'en passer. Je veux simplement jouer au basket, le plus longtemps possible, le plus haut possible. Je ne me fixe pas de limite et je ne demande rien d'autre. »
Sous-titre« J'ai perdu en capacité musculaire, pulmonaire, je m'essouffle vite »
Dans le basket français, il y a deux joueuses transgenres, Julie et Aurore Pautou, qui évolue dans la même division mais n'a pas souhaité répondre à nos sollicitations. Selon la fédération, il y aurait aussi quatre arbitres.
Leur présence dérange, fait grincer des dents. Julie Tetart domine tellement le championnat qu'elle n'est pas bien accueillie partout. « Julie est une personne inspirante au quotidien, attachante, tellement attentionnée et tournée vers les autres. Elle est quelqu'un de rare et tout ce que les gens peuvent dire sur elle est si injuste », admire sa coéquipière Maud Stervinou.
Oui, Julie Tetart est grande mais pas tant que ça (1,92 m). Elle a les épaules carrées mais il n'y a rien de choquant. « OK, je suis musclée mais c'est parce que je travaille comme une dingue. Je passe ma vie à la salle, à la muscu. J'en ai besoin, j'en ai envie et je ne dérange personne. À ceux qui ne me croient pas, je peux leur montrer des photos au moment de ma transition : je pesais à peine 70 kg et je me déplaçais avec un déambulateur. J'étais à ramasser à la petite cuillère. »
« Depuis, j'ai perdu en capacité musculaire, pulmonaire, je m'essouffle vite, explique-t-elle. J'ai un traitement hormonal quotidien, lourd et pour toujours. Contrairement à ce que certains peuvent encore penser, je ne suis pas un mec déguisé qui joue avec et contre des filles. Je suis juste une fille. » Une femme qui veut jouer au basket comme les autres sans pour autant devenir une militante de la cause transgenre. Même s'il lui faut du courage pour s'exposer.
« Je sais, quand certains auront lu ceci, que je vais prendre une vague de haine sur les réseaux. C'est déjà arrivé. Seulement, j'ai envie de faire avancer les choses. Si je peux convaincre même une seule personne qui aura compris ce que je vis, ce que traversent les personnes transgenres, alors je n'aurai pas perdu mon temps. Et si dans 5, 10 ou 20 ans on regarde enfin les sportifs transgenres comme tous les autres, sans les insulter, cela signifiera qu'on les a enfin compris. Et peut-être y aurais-je un peu contribué. Ça en vaut le prix... »
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Alligators427
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Re: LIGUE 2 SAISON 2025/2026
J'espère simplement que tous les acteurs du basket national vont prendre des mesures pour éviter cette mascarade l'année prochaine, syndicat des joueuses, fédé, dirigeants doivent se mettre d'accord pour qu'on ne voit plus cette injustice.
Je remarque que la fédé n'a pas mis en avant la MVP de la dernière journée et pourtant avec 51 d'éval c'était encore incroyable !!!! Un oubli où alors un sentiment de honte devant sa propre inaction ?
Je remarque que la fédé n'a pas mis en avant la MVP de la dernière journée et pourtant avec 51 d'éval c'était encore incroyable !!!! Un oubli où alors un sentiment de honte devant sa propre inaction ?
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drazenmirabelle
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Re: LIGUE 2 SAISON 2025/2026
Il manque le deuxième article, intitulé "Equité/sa présence secoue son sport".Tigliojux a écrit : ↑ven. 27 févr. 2026 3:47 Article de Eric Michel, site web de "Le Parisien" 26 février 2026
Titre de l'article : « Je ne suis pas un mec déguisé qui joue contre des filles » : Julie Tetart, basketteuse transgenre et fière de l'être
"En cette fin février, l'été est en avance sur le rocher. Les yachts de luxe paraissent, amarrés dans le port. Les bolides hors de prix friment sur le circuit du Grand Prix de Formule 1. Perché en hauteur, le discret gymnase de l'Annonciade est loin de tout ça. C'est la salle des basketteuses de Monaco qui évoluent en LF2, la 2e division. « Ma deuxième maison », sourit Julie Tetart en nous y accueillant.
Âgée de 33 ans, elle est la meilleure joueuse de son championnat, la plus forte - et de loin - aux nombres de points marqués, de rebonds et de tout un tas d'autres stats qu'elle explose allègrement. Ce n'est toutefois pas pour parler chiffres, ni même de pur basket, que nous lui avons proposé un rendez-vous.
Julie Tetart est une basketteuse transgenre. Pendant les 29 premières années de sa vie, elle a été un garçon, ou plus exactement une fille dans le corps d'un garçon. « J'ai très vite su que j'étais une personne transgenre, on disait encore transsexuelle dans les années 1990, raconte-t-elle. Je devais avoir 5-6 ans sauf que je ne savais pas mettre un nom dessus. À Noël, je demandais des jouets de filles et ça me semblait normal. Sauf qu'on me disait : Non, un garçon, ça ne joue pas aux poupées. Et à l'adolescence, je construisais une personne qui n'était pas moi. C'était compliqué, très compliqué. »
Sous-titre « Être transgenre, c'est comme être enfermé avec des barreaux dans son propre corps »
Dans le monde, 0,04 % de la population, soit 4 personnes sur 1000, serait transgenre , nées dans le corps de l'autre sexe. « La transidentité, c'est comme avoir les yeux bleus ou être gaucher : ça ne se choisit pas, ce n'est pas une mode non plus. Elle a toujours existé. Ça te tombe dessus, comme une fatalité. C'est comme ça, on n'y peut rien. Pendant des années, j'ai été obligée d'être dans le paraître, je feignais d'être une personne que je n'étais pas. Il faut comprendre qu'être transgenre, c'est comme être enfermé avec des barreaux dans son propre corps. On se sent en prison. C'est violent, c'est terrible. »
Julie Tetart a évacué cette période de sa vie, au point de ne pas vouloir prononcer son premier prénom, celui de l'autre sexe, pour mieux l'exorciser. Sa transition ne s'est pas faite en un clin d'oeil. Ce fut un long et pénible chemin, traversé de tracasseries administratives perturbantes pour être reconnue femme et de lourdes et très risquées opérations afin de mettre son corps en adéquation avec son âme.
« Quand j'ai fait mon CO(coming out)et que je l'ai commencé en 2022, certains de mes proches ne m'ont pas compris, confie Julie. Proches, ils ne le sont d'ailleurs plus depuis car ils n'ont pas voulu revenir vers moi. J'ai ainsi pu faire le tri entre les gens qui m'aiment et les autres. »
Sous-titre« Je n'ai pas fait une transition pour être une meilleure joueuse de basket »
Le processus a pris deux ans. « Une transition, on ne la fait pas par plaisir. C'est lourd, c'est long, c'est douloureux. Je ne compte plus le nombre de mes opérations : j'ai été sur le billard tous les deux mois. C'est une souffrance pour le corps qui, lui, n'a rien demandé. Je ne l'ai pas faite pour être une meilleure joueuse de basket même si certains ont envie de le croire. »
« Simplement, je n'avais pas le choix, poursuit-elle. Quand je suis allée au bout du processus, en mai 2024, j'ai senti comme une deuxième naissance, une libération. C'est dur de mettre des mots là-dessus. Je suis enfin devenue moi, la vraie Julie, libérée de toutes les contraintes et enfin heureuse. Et j'ai très vite eu envie de rejouer au basket. »
Julie est née à Saint-Quentin, la terre où elle reviendra un jour, en juin 1992, au même endroit et presque le même jour que le joueur de NBA et de l'équipe de France Rudy Gobert avec qui elle a partagé le ballon durant l'enfance.
Elle était basketteuse avant sa transition. « Et je dis bien basketteusecar même avant je me considérais ainsi », appuie-t-elle. Elle a même été une bonne joueuse. Des centres de formation (masculins) lui ont fait les yeux doux et elle n'est pas passée loin de quelques présélections en équipes de France jeunes.
« J'ai commencé toute petite. Le basket, c'est aujourd'hui, par chance, mon métier à Monaco mais c'est avant tout ma passion et surtout ma vie. Le basket m'a sauvé. Quand je suis sur le terrain, entre les lignes, j'oublie tout. Les soucis restent dehors. Je ne peux pas m'en passer. Je veux simplement jouer au basket, le plus longtemps possible, le plus haut possible. Je ne me fixe pas de limite et je ne demande rien d'autre. »
Sous-titre« J'ai perdu en capacité musculaire, pulmonaire, je m'essouffle vite »
Dans le basket français, il y a deux joueuses transgenres, Julie et Aurore Pautou, qui évolue dans la même division mais n'a pas souhaité répondre à nos sollicitations. Selon la fédération, il y aurait aussi quatre arbitres.
Leur présence dérange, fait grincer des dents. Julie Tetart domine tellement le championnat qu'elle n'est pas bien accueillie partout. « Julie est une personne inspirante au quotidien, attachante, tellement attentionnée et tournée vers les autres. Elle est quelqu'un de rare et tout ce que les gens peuvent dire sur elle est si injuste », admire sa coéquipière Maud Stervinou.
Oui, Julie Tetart est grande mais pas tant que ça (1,92 m). Elle a les épaules carrées mais il n'y a rien de choquant. « OK, je suis musclée mais c'est parce que je travaille comme une dingue. Je passe ma vie à la salle, à la muscu. J'en ai besoin, j'en ai envie et je ne dérange personne. À ceux qui ne me croient pas, je peux leur montrer des photos au moment de ma transition : je pesais à peine 70 kg et je me déplaçais avec un déambulateur. J'étais à ramasser à la petite cuillère. »
« Depuis, j'ai perdu en capacité musculaire, pulmonaire, je m'essouffle vite, explique-t-elle. J'ai un traitement hormonal quotidien, lourd et pour toujours. Contrairement à ce que certains peuvent encore penser, je ne suis pas un mec déguisé qui joue avec et contre des filles. Je suis juste une fille. » Une femme qui veut jouer au basket comme les autres sans pour autant devenir une militante de la cause transgenre. Même s'il lui faut du courage pour s'exposer.
« Je sais, quand certains auront lu ceci, que je vais prendre une vague de haine sur les réseaux. C'est déjà arrivé. Seulement, j'ai envie de faire avancer les choses. Si je peux convaincre même une seule personne qui aura compris ce que je vis, ce que traversent les personnes transgenres, alors je n'aurai pas perdu mon temps. Et si dans 5, 10 ou 20 ans on regarde enfin les sportifs transgenres comme tous les autres, sans les insulter, cela signifiera qu'on les a enfin compris. Et peut-être y aurais-je un peu contribué. Ça en vaut le prix... »
On va faire l'impasse sur les insultes que reçoit Julie Tétart dans les salles de basket ou sur
les réseaux sociaux. Inadmissible...
Pour résumer, je retiens la phrase de Stéphane Serve, président de Feytiat, puisque c'est
aussi ma pensée (et celle de beaucoup de monde, je pense) :"Nos récriminations ne sont
pas de la transphobie. Je n'ai aucun problème avec le changement de sexe. Le problème
est une question d'équité sportive.
Julie Tétart parle également d'un président d'un club de Ligue 2 qui critique mais a
voulu l'engager à l'intersaison.
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carotte
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Re: LIGUE 2 SAISON 2025/2026
Intégrer un centre de formation masculin et viser les équipes de France jeunes masculines
, rien que ça. À moins qu’elle ne mesurait déjà 1,92 m à 12 ans et qu’elle dunkait sur tout le monde à la récré, il va falloir expliquer comment un tel profil a pu échapper si longtemps aux radars. Faut arrêter de raconter n’importe quoi.
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jo60M
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Re: LIGUE 2 SAISON 2025/2026
https://www.instagram.com/p/DVG3CGbiOfY ... k5eTVhYjdl
Éléa Jacquot (Suisse) arrive à Mondeville.
https://fibalivestats.dcd.shared.genius ... 4/pbp.html
STB Le Havre bat le Pôle France.
Éléa Jacquot (Suisse) arrive à Mondeville.
https://fibalivestats.dcd.shared.genius ... 4/pbp.html
STB Le Havre bat le Pôle France.
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drazenmirabelle
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Re: LIGUE 2 SAISON 2025/2026
Feytiat sur sa lancée !