Il y a plusieurs choses dans ce que tu dis.Dark Sidious a écrit :Pour savoir se vendre, faudrait déjà être exposé...
Mais je ne vois pas ce qu'un Sarre ou un Collet on à envier à certains coaches de Liga ACB ou de Lega...
En plus d'avoir un basket Français qui tourne au ralenti, on a aussi une mentalité culturellement dure à rendre sensible à la compréhension du haut-niveau.
Déjà faire l'amalgame permanent entre la DTN, la FFBB et la LNB c'est une erreur d'appréciation. Les 3 sont au même endroit mais n'ont pas les mêmes prérogatives...
Ensuite les coaches Français veulent-ils vraiment aller exercer à l'étranger où le marché est totalement différent? Deux essais (Gomez et Beugnot) depuis 15 ans, dans des contextes difficiles pour les deux. Quand un coach Grec ou ex-Yougo arrive en France, tout le monde l'attend au tournant, comme les Français à l'étranger... De ce fait, il vaut mieux rester bien au chaud en proA, que d'aller courir le cachet et de se prendre le risque de se faire lourder. Et c'est légitime.
Sur la connaissance du basket et les compétences, je ne pense pas que le basket de chez nous soit à la ramasse. Il y a par contre une chose sur laquelle on a du retard, c'est l'organisation des staffs techniques, là où les grandes nations et ligues ont des équipes qui se reposent sur leurs staffs. Le rôle d'assistant, de préparateur physique commencent à trouver grâce aux yeux des décideurs, et c'est bien.
Tout d'abord "je ne vois pas ce qu'un Sarre ou un Collet on à envier à certains coaches de Liga ACB ou de Lega...", fort probable qu'intrinsèquement ils valent certains coachs d'Espagne ou d'Italie, sauf que s'ils sont en vue en France, tu les compares avec des "obscurs"...c'est dire la considération...
Mais plus important encore..."De ce fait, il vaut mieux rester bien au chaud en proA, que d'aller courir le cachet et de se prendre le risque de se faire lourder. Et c'est légitime."
Je souris à cet argument pantouflard dans la mesure où n'importe quel joueur professionnel vise à s'exporter, même s'il est apparent souvent qu'il a les yeux plus gros que le ventre; mais un coach professionnel lui-aussi, viserait simplement à péréniser sa petite place dans un marché exangue sans aucune espèce d'ambition, mais avec la crainte de l'échec...voilà bien une singulière conception professionnelle ou je ne m'y connais pas.
D'ailleurs à propos de coach, que penses tu de cet ex coach national, qui avait refusé deux offres de Vitoria et Barcelone pour d'obscures raisons de projet, mais qui suite à son échec au dernier championnat d'Europe nous a expliqué que la cause en était...le manque de joueurs d'euroligue?
C'est certain que coacher l'ASVEL et se repositionner dans l'organigramme de l'élan béarnais, cela doit être autrement plus stimulant que de coacher de grosses écuries européennes...
Ben tu penses! En France on a pas peur de l'échec, on en entretient la culture...
