impossible c'est un double compte de Zamal tous le monde le sait sauf les jeunots
impossib' ? j't'en foutrais moi....même si c'est un double compte, j'peux être belle
c'est vrai tu es tres belle quand tu veux
un peu petite mais tres belle
« Nous sommes conditionnés à croire que le succès est de travailler dur et d'avoir beaucoup d'argent.
La société ne croit pas que le succès est d'avoir une famille heureuse.»
BFidf a écrit :
impossible c'est un double compte de Zamal tous le monde le sait sauf les jeunots
impossib' ? j't'en foutrais moi....même si c'est un double compte, j'peux être belle
c'est vrai tu es tres belle quand tu veux
un peu petite mais tres belle
L'autre soir Zamalette me disait la même chose à propos de lui
RIP KLOUG - RIP P'TIT DEM - RIP KOZAK
S'il vous plaît amis Cavistes, attendez un peu pour partir. Bonjour ma colère, salut ma hargne et mon courroux coucou
LE MONDE APPARTIENT A CEUX DONT LES OUVRIERS SE LEVENT TOT...
Difficile de qualifier ce récit qui même deux tranches de vies brisées d'amis du couple Carrère.
La première vie brisée est le récit d'une vague surgit dans l'océan indien dans l'hiver 2005 et qui arrivant sur les plages du Sri Lanka emportera la petite fille d'un couple girondin venu échapper à la grisaille européenne.
La seconde est celle d'une jeune juge d'instruction emporté par un cancer la trentaine à peine franchi, cancer qu'elle traînait insidieusement depuis l'adolescence avec une longue phase de rémission. L'histoire est beaucoup développée que la première, une étude du milieu professionnel étant mené de façon assez précise.
Difficile de prendre du recul sur cette oeuvre et sur ce qu'a véritablement voulu faire l'écrivain. C'est une oeuvre très descriptive, assez sèche dans la réalité de ce qu'elle décrit, très précise, sans grandiloquence sentimentale. Juste un témoignage, une oeuvre de commande comme il le dit très bien, avec des portraits, des instants décrits assez saisissants, mais pas ou peu de pathos.
Deux évènements qui ont toutefois refait prendre conscience au couple Carrère de la fragilité de l'existence, de la vanité du succès, et de la réalité peu ragoutante du destin humain. Certes, tout être a bien conscience de celà, plus ou moins selon les caractères et la condition, mais il est fort difficile de vivre en restant le nez collé sur cette réalité. Le danger étant qu'en l'oubliant, le papillonage nous fait oublier l'essentiel. Le livre de Carrère est donc un simple petit rappel de cet essentiel.
La prospérité du vice (Daniel Cohen).
Essai dont j'ai eu grand peine à en saisir l'objectif à vrai dire tant au final il paraît mince.
Si l'objectif est de donner au grand public un aperçu de l'histoire économique, en passant par l'évocation de quelques grands auteurs, en faisant également une synthèse très rapide du développement de la vie humaine depuis l'origine jusqu'à nos jours, c'est plutôt réussi. Les développements sont certes très rapides, très généralistes, mais c'est une oeuvre toutefois synthétique et assez pédagogique pour le grand public.
Là où je reste plus dubitatif, c'est sûr le sens que Cohen voulait donner à son bouquin: vouloir montrer en l'occurence qu'en dépit du formidable retournement des zones de croissance dans les pays du tiers monde tel la Chine et l'Inde, que la prospérité qui se répend partout dans ces sociétés est loin d'assurer la stabilité du monde futur... Certes. Mais alors quoi? Que le monde soit incertain, que celui ait tendance à basculer dans le chaos au moment où on s'y attend le moins, surtout lorsque la prospérité le gagne comme le montre si bien la première guerre mondiale et dont la perspective semble terrifier l'auteur, on a du mal à penser qu'il fallait ce genre d'ouvrage pour en prendre conscience et se poser des questions auxquels l'auteur se garde bien de répondre.
L'économie est certes un moteur puissant du développement humain mais l'histoire humaine ne se limite pas à son étude pour en découvrir le sens, qui demeure en tout état de cause insaisissable.
Dernier inventaire avant liquidation (Frédéric Beigbeder)
Petit livre sans grand intérêt littéraire. Juste le commentaire plutôt ironique, amusant et souvent juste du classement des 50 meilleures oeuvres du 20ème siècle choisies par 6000 lecteurs de la Fnac à la fin du siècle dernier.
Bon ce petit jeu est totalement vain. Normer une oeuvre littéraire qui par définition ne s'y soumet pas n'est jamais que le reflet d'une époque qui a besoin de catégoriser jusqu'au ridicule.
On ne sera pas étonné de retrouver dans ce classement des oeuvres très grand public: ainsi des oeuvres d'intérêt très modeste, comme le Petit Prince, le Grand Meaulnes, Pour qui Sonne le Glas, les Raisins de la Colère et l'Ecume des Jours figurent dans le Top 10. Pendant que des chefs d'oeuvre comme Le Bruit et la Fureur de Faulkner n'arrive que numéro 37, que Larbaud, Simenon, Laurent, Aragon, Nimier, Pirandello, Radiguet, Viallate et j'en passe n'apparaîssent même pas.
Comment comparer un roman certes sympathique comme l'Etranger de Camus classé numéro 1 avec l'oeuvre de Proust ou Kafka classée 2 et 3 dont la portée littéraire n'a strictement rien à voir?
Beigbedeir s'amuse en critique littéraire à commenter chacune de ces cinquantes oeuvres (parmi lesquelles 3 BD...). Il essaye de les remettre en perspective, voir ce que chacune a tout de même pu apporter et essaye de comprendre pourquoi elles ont marqué le public. Parmi le plus absurde de ce classement, c'est de retrouver l'oeuvre supposée emblématique de Sartre (l'Etre et le Néant) en numéro 13, oeuvre hermétique au possible que personne ou presque n'a lu alors que plusieurs de ses romans n'auraient pas dépareillé au Top 50...
[quote="visiteur"]D'autres vies que la mienne (Emmanuel Carrère)/quote]
Aaaah Emmenuel Carrère… On lui doit une excellente biographie d'un des mes auteurs cultes, Philip K Dick : "Je suis vivant et vous êtes morts"
Sinon , visiteur, je peux te recommander un polar du très bon Ian Pears, ("Le cercle de la croix", "Le songe de Scipion") : "La chute de John Stone". Sur le meurtre d'un financier du début siècle. Ça pourrait t'intéresser.
Hugues Marcel a écrit :
Aaaah Emmenuel Carrère… On lui doit une excellente biographie d'un des mes auteurs cultes, Philip K Dick : "Je suis vivant et vous êtes morts"
C'est cette biographie qui m'a donné envie de découvrir mieux Philip K Dick. Je le connaissais à travers le génial "Les Androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?" (surtout après avoir vu Blade Runner, j'ai lu le livre juste après). Le parfait moyen d'avoir envie de découvrir l'oeuvre de Dick, c'est sans doute grâce à cette biographie que je me suis plongé dans Le Dieu venu du Centaure, Le Temps désarticulé, la trilogie divine, etc...
visiteur a écrit :D'autres vies que la mienne (Emmanuel Carrère)/quote]
Aaaah Emmenuel Carrère… On lui doit une excellente biographie d'un des mes auteurs cultes, Philip K Dick : "Je suis vivant et vous êtes morts"
Sinon , visiteur, je peux te recommander un polar du très bon Ian Pears, ("Le cercle de la croix", "Le songe de Scipion") : "La chute de John Stone". Sur le meurtre d'un financier du début siècle. Ça pourrait t'intéresser.
Merci pour les références, j'essaierai de me le procurer. Tu ne me conseilles pas ce bouquin pour que je me méfie hein?...
Ainsi que des ouvrages de Philip K Dick d'ailleurs que je n'ai toujours pas lu: des titres à me conseiller en particulier?
Je n'ai pas lu toute la biblio de Dick qui est assez dense, mais en plus de ceux que je cite plus haut j'avais particulièremenr aimé "Ubik", pur chef d'oeuvre de SF et bien au-delà, "Substance Mort" aussi... HM aura sans doute d'autres titres à te conseiller.
Bagouvic a écrit :Je n'ai pas lu toute la biblio de Dick qui est assez dense, mais en plus de ceux que je cite plus haut j'avais particulièremenr aimé "Ubik", pur chef d'oeuvre de SF et bien au-delà, "Substance Mort" aussi... HM aura sans doute d'autres titres à te conseiller.
"Simulacre", "Le dieu venu du Centaure", (et sa réplique culte : "Dieu est mort, on a retrouvé sa carcasse en 2058 en orbite autour de Proxima Centaurii", le chef d'œuvre de l'uchromie : "Le maître du haut chateau", et bien sûr le roman dont est tiré "Blade Runner" publié soit sous ce titre, soit sous son titre original, (bien meilleur): "les androïdes rêvent-ils de moutons électriques". A noter qu'à la sortie du film, Philippe Manœuvre en avait fait une critique assassine dans Metal Hurlant ;"Blade Runner, c'est Dick qu'on assassine". C'était outrancier et sulfureux, mais loin d'être totalement faux.
Hugues Marcel a écrit : A noter qu'à la sortie du film, Philippe Manœuvre en avait fait une critique assassine dans Metal Hurlant ;"Blade Runner, c'est Dick qu'on assassine". C'était outrancier et sulfureux, mais loin d'être totalement faux.
Pourtant Dick lui-même avait été très séduit par l'adaptation de Ridley Scott, la façon dont il avait adapté son oeuvre en lisant les scripts (je crois qu'il disait qu'au lieu de n'être qu'une adaptation trop fidèle et linéaire, le film donnait un autre angle et se complétait très bien avec le roman). J'aurais une question, de quelle version parlait Manoeuvre, celle assez pourrie du fait des producteurs (voix off de Deckard, happy end naze dans les champs, charcutage au montage)? Là oui je comprendrais mieux, cette version est médiocre (pour ne pas dire scandaleuse). Mais celle qui représentait la vraie version de Scott (pas de voix off, pas de happy end mais toute l'ambiguïté autour de la condition réelle de Deckard et ce que cela implique, etc) est à mes yeux fabuleuse, elle simplifie forcément mais garde la substance de l'oeuvre. A priori il devait parler de la première version, donc il ne parlait pas vraiment de Blade Runner
Hugues Marcel a écrit : A noter qu'à la sortie du film, Philippe Manœuvre en avait fait une critique assassine dans Metal Hurlant ;"Blade Runner, c'est Dick qu'on assassine". C'était outrancier et sulfureux, mais loin d'être totalement faux.
Pourtant Dick lui-même avait été très séduit par l'adaptation de Ridley Scott, la façon dont il avait adapté son oeuvre en lisant les scripts (je crois qu'il disait qu'au lieu de n'être qu'une adaptation trop fidèle et linéaire, le film donnait un autre angle et se complétait très bien avec le roman). J'aurais une question, de quelle version parlait Manoeuvre, celle assez pourrie du fait des producteurs (voix off de Deckard, happy end naze dans les champs, charcutage au montage)? Là oui je comprendrais mieux, cette version est médiocre (pour ne pas dire scandaleuse). Mais celle qui représentait la vraie version de Scott (pas de voix off, pas de happy end mais toute l'ambiguïté autour de la condition réelle de Deckard et ce que cela implique, etc) est à mes yeux fabuleuse, elle simplifie forcément mais garde la substance de l'oeuvre. A priori il devait parler de la première version, donc il ne parlait pas vraiment de Blade Runner
C'était à la sortie du film, donc la "mauvaise version". Cela avait provoqué des remous au sein de la rédaction de Métal car Mœbius trouvait idiot de descendre un film pas si mauvais qui était raccord avec les lecteurs de la revue. Bref Manœuvre avait fait son Manœuvre. Ceci étant dit je n'aime pas beaucoup la seconde version non plus. Le bouquin de Dick tire sa noirceur du fait que la vie s'éteint sur Terre. Ceux qui peuvent, foutent le camp sur Mars. Les villes se vident peu à peu et Scott nous surcharge les plans de rue d'une foule protopunkchic assez grotesque et totalement hors sujet. Pi c'est vrai que ce pauvre Harrison au regard de chien perdu se prend des sots de flotte dans la tronche en perdant tout le temps son flingue.
Tu dis que Dick avait aimé le film ? Pas sûr. Pas le style du bonhomme. On lui a proposé 200 000 dollars pour virer son bouquin des tables de libraire et le remplacer par une novellisation du film. Il a refusé.