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Denain n'a rien à perdre ce soir face au leader, Boulazac
Marc Silvert, songeur : le technicien denaisien a sans doute sa petite idée pour bousculer Boulazac.
Les hommes de Marc Silvert affrontent ce soir Boulazac, leader de la Pro B avec sept victoires en huit matches. La tâche s'annonce difficile mais pas insurmontable : Denain l'outsider se verrait bien jouer les trouble-fête, comme face à Fos, le 5 novembre. Pourquoi pas ?
S'il y a bien un sujet que veut éviter Sylvain Lautié, le coach de Boulazac, c'est bien la place qu'occupe sa formation, à égalité de points avec le grand favori de Pro B, Limoges. C'est pourtant en tenue de leader que le club de la banlieue de Périgueux débarque ce soir à la salle Jean-Degros avec l'ambition de décrocher une huitième victoire chez un promu « qui n'a rien d'une petite équipe », indique-t-on au BBD (Boulazac Basket Dordogne). Lautié s'attend à un déplacement difficile, surtout sans son intérieur Mehdi Cheriet, victime d'une entorse à la cheville contre Saint-Vallier il y a dix jours. Et son homologue denaisien entend bien lui donner raison ce soir. « On n'a pas le choix : pour gagner contre Boulazac, je l'ai dit et répété à mes joueurs, il faudra sortir un très gros match », estime Marc Silvert, qui a, comme d'habitude, passé au peigne fin le collectif adverse. « C'est du costaud, analyse-t-il sans surprise.
Le groupe est solide et cohérent. Il a des moyens et dans ses rangs, de bons joueurs. »
L'exemple, c'est Fos
Le technicien nordiste craint particulièrement l'ailier Dubiez, à l'aise au shoot à trois points, et la paire américaine Ayers-Monroe, capable de faire basculer un match. Mais Denain a des arguments à faire valoir face au leader. Elle peut déjà s'appuyer sur sa probante victoire du 5 novembre face à Fos-sur-Mer, troisième à l'époque et quatrième aujourd'hui. « Pour répéter ce genre de match, il faudra jouer libérés , appuie Silvert. On doit tout donner. Si Boulazac est plus fort, on n'aura pas de regrets. » Le défi de ce soir est sans doute le plus difficile à relever parmi les cinq matchs à domicile à jouer avant la trêve, dans une poule où tout le monde se tient chaud : deux points seulement séparent le quatrième du dix-septième. Nantes, en l'occurrence, qui était venu chercher une victoire à la salle Jean-Degros. « Là, on l'avait donnée, se souvient Silvert. Cette fois, il faut être pragmatique et ramener les deux points. Les rencontres se gagnent ou se perdent de peu dans ce championnat. Il faut s'arracher. Avec une ou deux victoires de plus, on peut se retrouver à la quatrième ou la cinquième place, on n'en est pas loin. » Mathématiquement, c'est sûr. Dans le jeu également. Lautié le sait, qui craint « la grosse envie » d'une équipe « capable de moments d'euphorie ». À l'heure des retrouvailles entre les frères Gaillou (Yannick et Xavier), il n'y aura pas de place pour les sentiments ce soir sur le parquet denaisien.