Coupe de France féminine
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COUPE DE FRANCE JOE JAUNAY
FINALE
Rencontre du 18/05/2008
15:00 CERCLE JEAN MACE BOURGES B / VILLENEUVE D'ASCQ ESB
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CERCLE JEAN MACE BOURGES B
Entraîneur : Pierre VINCENT Adjoint : Hervé BOUTY
Création : 1967 Président : Pierre FOSSET
Palmarès : champion d’Europe en 1997, 1998, 2001 ; champion de France en 1995, 1996, 1997, 1998, 1999, 2000, 2006, 2008 ; vainqueur de la Coupe de France en 1990, 1991, 2005.
Effectif : 4. Sonja Petrovic (arrière), 5. Belinda Snell (arrière), 6. Cathy Melain (arrière), 7. Endene Miyem (ailière), 8. Ana Cata-Chitiga (intérieure), 9. Céline Dumerc (meneuse), 10. Carine Paul (arrière), 11. Sonja Kireta (intérieure), 12. Florence Lepron (arrière), 14.
Emmeline Ndongue (intérieure), 15. Nora Bujdoso (arrière).
VILLENEUVE D'ASCQ ESB Palmarès : vice-champion de N1 et accession en Ligue en 2001 ; finaliste de la Coupe de France en 2003.
Effectif : 4. Bintou Dieme (meneuse), 7. Bénédicte Fombonne (arrière), 8. Tracy Albicy (meneuse), 9. Jucimara Dantas (intérieure), 10. Ljubica Drljaca (ailière), 11. Géraldine Robert (ailière), 12. Kathy Wambe (meneuse), 13. Fatimatou Sacko (intérieure), 14. Shala Crawford (intérieure), 15. Jasmina Ilic (ailière).
La Voix du Nord -
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Objectif Grand Chelem pour les Tango
Tout rafler en France ! Tel est le but du Bourges Basket, qui a déjà en poche le titre national et le Tournoi de la Fédération. Et qui veut demain soulever la Coupe, pour un triplé que le club tango n'a réussi qu'une fois.
C’est ce qu’on peut appeler, pour le moment, une feuille de route respectée à la lettre. En début de saison, le président du club berruyer, Pierre Fosset, avait posé les objectifs. Retourner au Final Four, ce fut fait à Brno, et les Tango, si elles prirent la quatrième place, échouèrent d’un rien face à des armadas comme Brno et Ekaterinbourg.
Championnes de France, les joueuses de Pierre Vincent le sont depuis une semaine et un double duel au couteau face à Montpellier. Il leur fallait le Tournoi de la Fédération, elles l’ont empoché à Angers, en dominant Valenciennes en finale, après avoir disposé au paragraphe précédent de… Villeneuve-d’Ascq.
Bercy, point d’orgue
Villeneuve, ce sera le dernier obstacle de la saison. La dernière marche à gravir, pour signer un Grand Chelem que le club berruyer n’a réalisé qu’une fois, il y a deux saisons. « J’espère que ça va être le point d’orgue de la saison » , lâcha hier, pour le dernier entraînement au Prado, Pierre Vincent, le coach tango, qui a allégé le programme de sa troupe, depuis le triomphe face aux Montpelliéraines. « Il fallait refaire de l’énergie. On ne perd pas la forme physique comme ça, mais c’est surtout le côté influx nerveux qui trinque, parce qu’il y a forcément de la décompression. »
Que les supporters tango ne s’inquiètent pas pour autant : leurs favorites ne sont pas (encore) en vacances. La déception de Brno, elles l’ont transformée en un féroce appétit. En une force leur permettant de renverser tous les obstacles, et Montpellier ne fut pas le plus simple à négocier.
« On a encore un match à gagner. Les joueuses sont formatées pour ça, elles sont prêtes à se battre » , assure l’entraîneur berruyer qui le sait pertinemment. Pour enlever leur proie à ses joueuses, il faut être diablement fort.
« On va jouer pour un titre, devant 14.000 spectateurs. Il y a un trophée à remporter, et peu nombreux finalement sont les sportifs qui ont l’occasion de le faire. C’est forcément un beau moment de basket. Une belle fête, par laquelle on veut clôturer de la meilleure des manières la saison. »
Bercy, ce cadre si particulier
Bourges, présent à Bercy pour la quatrième fois de suite, va donc retrouver demain ses quartiers parisiens. « Cette salle, c’est toujours une autre dimension, un endroit très particulier » où les joueuses n’ont pas forcément leurs repères, d’autant qu’à l’inverse des boys de la Pro A, elles n’ont aucune occasion de s’y entraîner, avant même de disputer la finale…
Là où il n’y aura pas de surprise, c’est quant au style de l’adversaire. Villeneuve, c’est tout simplement l’équipe que Bourges a rencontrée le plus souvent, cette saison : cinq matches déjà, pour autant de succès, parfois larges.
Autant dire que Pierre Vincent et ses joueuses savent les problèmes qu’elles risquent de rencontrer. Les incessants changements défensifs que demande Abdou N’Diaye, l’entraîneur nordiste, qui pourrait bien, une fois encore, demander à sa meneuse belge, Kathy Wambe, de s’occuper du cas Belinda Snell. Il faudra aussi que les Tango contrôlent les extérieures nordistes, qu’elles donnent leur maximum. Pour le dernier match de la saison. Pour un dernier triomphe… et un carton plein.
Hervé Le Fellic - www.leberry.fr
Les équipes
BOURGES BASKET. 4. Sonja Petrovic (1,89 m) ; 5. Belinda Snell (1,80 m) ; 6. Cathy Melain (1,83 m) ; 7. Endy Miyem (1,88 m) ; 8. Ana Maria Cata-Chitiga (1,94 m) ; 9. Céline Dumerc (1,69 m) ; 10. Carine Paul (1,76 m) ; 11. Sonja Kireta (1,98 m) ; 12. Flo Lepron (1,83 m) ; 14. Emmeline Ndongue (1,92 m) ; 15. Nora Bujdoso (1,88 m).
Entraîneur. Pierre Vincent. Assistant Hervé Bouty.
VILLENEUVE-D’ASCQ. 7. Bénédicte Fombonne (1,82 m) ; 8. Tracy Albicy (1,55 m) ; 9. Jucimara Dantas (1,90 m) ; 11. Géraldine Robert (1,84 m) ; 12. Kathy Wambe (1,72 m) ; 13. Fatimatou Sacko (1,86 m) 14. Shala Crawford (1,93 m) ; 15. Jasmina Ilic (1,83 m).
Entraîneur. Abdou N’Diaye. Assistant Frédéric Dusart.
Arbitres. David Chambon et Chantal Julien.
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Les Tango seront favorites de leur troisième finale.
ULTIME SACRE A BERCY ?
La coupe de France est et demeure un titre à part, y compris quand il y a une semaine on vient de conquérir le plus important, celui de champion de France. Entre autres choses parce que la coupe se joue et se gagne à Bercy, devant 14.000 personnes. Un contexte unique, et donc très fort en cas de victoire. Un contexte piégeux aussi, comme le souligne Pierre Vincent : « Les filles n'aiment pas trop jouer là-bas, parce que c'est grand, qu'elles n'ont pas la possibilité de shooter avant. » Mais contrairement aux Villeneuvoises (exceptées Fombonne et Wambé en 2003), elles auront au moins l'avantage de connaître cette ambiance et en feront donc, peut-être, plus facilement abstraction. A Bercy ou ailleurs, les Tango restent largement favorites de cette sixième affiche de la saison contre Villeneuve. Pour l'heure, Bourges mène 5-0. Un rapport de force qui se passe de commentaire. Si ce n'est, comme le suggère Pierre Vincent, dont le sens de la repartie n'est pas encore en vacances, que « toute série a aussi une fin » . Et on pourra lui accorder qu'avec l'équipe d'Abdou N'Diaye, la surprise est toujours à attendre dans le jeu, les options tactiques et donc potentiellement dans le résultat. D'autant que, au repos depuis 15 jours et sa défaite à Bourges en demi-finale du championnat, Villeneuve (surtout Fombonne et Dantas) a eu le temps de se refaire une santé. Et puis, le club nordiste le clame à l'envi : cette coupe, il la veut ! Mais les Berruyères, qui ont digéré doucement leur titre de championnes de France, veulent également faire la fête à Bercy, comme en 2005 et 2006. Et décrocher un troisième trophée qui mettrait un joli point final à une impressionnante saison. DR La capitaine berruyère, Céline Dumerc va conduire le jeu de son équipe. Et peut être aller chercher vers un nouveau trophée, à Bercy.
Finale aujourd'hui à 15 h.
Annaïck Mainguy - www.lanouvellerepublique.fr
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L’ESBVA-LM à la conquête du premier trophée de son histoire ?
Cela fait des années qu’elles en rêvent. Cet après-midi, les Villeneuvoises seront récompensées de leur courageuse saison par la cerise Bercy sur leur gros gâteau. Et si cette fois Bourges mordait la poussière…
Mercredi 30 avril. Il est 22 h 30 et l’ESBVA-LM vient de dire au revoir au championnat, après une nouvelle défaite face à Bourges, en demi-finale retour du championnat cette fois. Dans les coulisses du Prado, à quelques mètres du vestiaire villeneuvois, Ljubica Drljaca achève avec grâce le séchage de ses cheveux. « Vous aussi vous y croyez ? » L’ailière villeneuvoise a l’oeil qui brille et le sourire malicieux. Un sourire qui en dit long sur sa pensée profonde « C’est sûr qu’on va la gagner cette finale à Bercy ! » Comme l’ex-Berruyère, les autres Villeneuvoises ne sont pas loin de croire à l’impossible, elles aussi. Il faut dire que pour certaines, Bercy c’est l’Amérique ! « Pour moi, il y a encore trois ans, c’était impossible de m’imaginer ici , confirme Géraldine Robert. Je suis heureuse d’y participer mais surtout avec une telle équipe. Nous sommes toutes hyper motivées et c’est pourquoi j’y crois à 100 %. Les autres matches contre Bourges ? Ils n’avaient pas cette importance. Et puis là, on est sur terrain neutre. Ça sera du 50-50 ! » Nul doute que sa grande copine, Fatimatou Sacko, sera particulièrement émue et motivée une fois sur le parquet. « Depuis que je joue au basket, je rêve de Bercy. Quand j’étais au Pôle France, j’assistais à cette journée depuis les tribunes. Cette fois, je serai sur le terrain… »
Toutes ont en tout cas promis de donner le meilleur d’elles-mêmes, de tenir quarante minutes, et d’appliquer les consignes d’Abdou N’Diaye à la lettre. « Il est important d’assurer le repli défensif, de défendre avec les extérieures pour empêcher les tirs à trois points de Snell et Petrovic , explique l’entraîneur villeneuvois. Et il faudra gagner le combat à l’intérieur. » Tout un programme vu que les Villeneuvoises s’y sont déjà essayé à cinq reprises cette saison et n’ont, à ce jour, jamais trouvé la tactique payante sur l’ensemble du match. « Il faut que chaque fille assure sa responsabilité individuelle, qu’elle gagne son duel (c’est à dire ne pas se laisser submerger dans le un contre un, ne pas offrir un second tir…). Bref, il faut que tout le monde soit concerné et joue juste. »
Jouer juste signifie aussi savoir prendre son temps, ne pas s’emballer. Car Bourges est un sérieux prédateur. Et dès que les filles de Pierre Vincent ressentent la moindre faiblesse chez leur adversaire, elles se transforment en d’impitoyables lionnes. Une fois la carcasse démantelée, le match est perdu ! « Il faudra rester dans le match quel que soit le score. Que cela se passe bien ou mal d’entrée de jeu, il s’agira de rester concentré.
Face à Bourges, si tu t’enflammes, c’est fini ! » Devant les caméras de France 3 Nord - Pas-de-Calais (en direct) et celles de Sport + (en différé), les Villeneuvoises ont bien évidemment l’intention de taper un grand coup dans la hiérarchie du basket féminin. « C’est une grande fierté d’avoir décroché Bercy , conclut Abdou N’Diaye.
Nous n’irons pas là-bas avec la tenue de parade mais plutôt celle de combat. Je serai si heureux de pouvoir offrir ce premier trophée à Villeneuve-d’Ascq… » •
SÉBASTIEN DARNAUX - La Voix du Nord - www.lavoixdessports.com
ESBVA-LM - BOURGES. Dimanche, 15 heures, Palais omnisports de Paris-Bercy.
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Robert : «Un très beau match»
C'est un destin exceptionnel. En 2000, Géraldine Robert a vingt ans, vit en Angleterre avec son jeune fils. Elle joue sur les playgrounds avec des garçons à ce basket qu'elle connait depuis le Gabon. Et puis le tourbillon. 2004, un club gallois, puis la Coupe d'Europe, MVP en Angleterre, un match contre Cathy Melain, 2005 retour en France, 2006, l'arrivée à Villeneuve d'Ascq, 2007 l'Euroligue (12,3 points, 7 rebonds) et le 18 mai la finale de la Coupe contre Bourges à Bercy. «Que du bonheur !» , lâche-t-elle avec la fraicheur réjouissante d'une amateur, mise au service d'une joueuse totalement professionnelle, bien plus talentueuse qu'académique.
«Géraldine Robert, disputer une finale de Coupe de France face à une équipe de Bourges invincible ou presque en France, c'est putôt excitant ou inquiétant ?
C'est un grand challenge, très, très excitant. Je l'avais dit après la demi-finale (du Championnat) : là, on part sur terrain neutre. Respect bien sûr pour cette grande équipe qu'est Bourges, c'est la référence en ce moment en France, mais c'est sans inquiétude. On va voir un très beau match.
D'un autre côté, la force défensive de Bourges n'est pas favorable au spectacle.
Ca dépendra de nous, de la motivation de chacun. C'est déjà un match difficile alors si une, deux ou trois joueuses ne sont pas motivées, ce ne sera pas possible. Quand je dis que ce sera un très beau match, je pense que nous serons sur la même longueur d'ondes. (...) Notre jeu est très athlétique, rapide, contrairement à celui de Bourges qui est plus posé, avec une plus grande expérience, la capacaité à faire la différence quand il le faut.
Votre victoire en quarts de finale à Montpellier a-t-il été un match référence ?
Plutôt oui... C'est un très bonne équipe. On s'est vriament battues. J'espère qu'on fera la même chose dimanche.
C'est votre dernier match de la saison, qui arrive après la fin du Championnat. N'avez-vous pas senti dernièrement un peu de décompression à l'entraînement ?
Si, si... C'est possible. ce serait mentir de dire l'inverse. On pense à l'année prochaine, certaines déménagent. Mais tout le monde se sent concerné par cette finale, c'est certain.
A titre personnel, votre parcours reste méconnu du grand public alors qu'il est absolument hors-norme. Comment en êtes vous arrivée là ?
L'homme propose, Dieu dispose. Je voulais faire des études en Angleterre. J'ai joué une coupe d'Europe avec Rhondda (équipe galloise, en 2004-2005). Ironie du sort, j'ai rencontré Cathy Melain (Bourges, qui évoluait alors à Venise, NDLR). Ironie du sort, j'ai ensuite rencontré Abdou N'Dyaye, mon entraîneur actuel. Parti de là, j'ai aussi connu Alain Jardel (alors sélectionneur national). Rien ne me prédestinait à tout ça. Avant c'était du loisir. Beaucoup de gens peuvent critiquer ma façon de jouer, je sais, mais ma maman me le disait : "on ne peut pas être aimé de tout le monde." Je vis tout ça à fond. Cette année, un huitième de finale d'Euroligue, une finale de Coupe de France, c'est que du bonheur !
Vous avez la meilleure évaluation du Championnat de France. Les statistiques sont-elles des choses qui comptent pour vous ?
Sans plus... De temps en temps, je les regarde, enfin surtout les pertes de balles et le pourcentage aux lancers francs pour voir si je ne peux pas faire autrement les matches suivants. Les points, c'est facile, si tu as des filles qui te facilitent la tâche, qui te font confiance. Mon raisonnement, c'est de jouer à fond.»
Propos recueillis par Xavier COLOMBANI - www.lequipe.fr
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SUPPORTERS : Six bus villeneuvois à l’assaut de Bercy
Ce matin (dimanche 18 ), six bus sont partis à 8 h 30 de Villeneuve-d’Ascq, direction Paris. À l’intérieur, 360 supporters (Z’Hurlants et VIP) qui croient dur comme fer en l’exploit des leurs. C’est surtout ça la Coupe de France.
« On sera sûrement la plus grosse délégation de la journée , annonce fièrement Jean-Marie Lemaire, le président des Z’Hurlants.
Car d’autres supporters nous rejoindront à Bercy par leurs propres moyens. »
Le coût du voyage organisé de concert par l’ESBVA-LM et ses inconditionnels Z’Hurlants ?
Quarante euros par personne, somme qui inclut voyage, billet d’entrée et tee-shirt rouge collector.
« Une finale de Coupe de France, ça les vaut largement , sourit Jean-Marie. J’ai eu la chance de vivre cette ambiance il y a cinq ans, avec les Valenciennoises, les Arrageoises et les Gravelinois. C’était la première fois que je découvrais Bercy. Notre bus nous avait déposés à deux kilomètres de la salle : on avait galéré sous la canicule avec nos tambours et nos drapeaux. Un moment inoubliable. »
En 2003, Valenciennes, bien trop fort, avait un peu gâché la fête villeneuvoise. Qu’en sera-t-il cet après-midi ?
« Quand Bourges est venu jouer en demi-finale aller du championnat au Palacium, je suis allé demander à Pierre Vincent de nous laisser la Coupe. Son sourire en disait long quand il m’a répondu que Bourges était une équipe qui ne lâchait rien… » Comme les supporters villeneuvois qui, reconnus dans le milieu pour avoir été de nombreuses fois récompensés, ont bien l’intention de donner leur meilleure voix.
« On s’est engagé avec Abdou , conclut Jean-Marie Lemaire. Si on gagne, tout le monde rejoint le Palacium dans la foulée. Et on fait une grande fête à Villeneuve-d’Ascq jusqu’au bout de la nuit. » Qu’il soit entendu ! •
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CINQ MATCHS, CINQ DÉFAITES
Cette année, l’ESBVA-LM n’a jamais réellement été en mesure de créer l’exploit face aux filles de Pierre Vincent. Cinq confrontations déjà... et autant de défaites. Et si cette fois Bourges se laissait aller à un complexe de supériorité ?
SAISON RÉGULIÈRE
3e journée (03/11/07) BOURGES - ESBVA-LM : 67-42 (19-13, 22-6, 17-7, 9-16).
– BOURGES : Snell 14, Melain 7, Miyem 6, Cata-Chitiga 2, Dumerc 3, Paul 2, Kireta 8, Lepron 4, Ndongue 9, Bujdoso 12. Entraîneur : Pierre Vincent.
– ESBVA-LM : Dieme 4, Fombonne 6, Alves 2, Drljaca 9, Robert 6, Wambe 3, Sacko 5, Crawford 1, Ilic 6. Entraîneur Abdou N’Diaye.
16e journée (01/02/08 ) ESBVA-LM - BOURGES : 54-64 (12-18, 16-19, 13-14, 13-13).
– ESBVA-LM : Dieme 4, Wambe 8, Robert 16, Sacko 14, Dantas 6 puis Crawford 4, Fombonne, Ilic 2.
– BOURGES : Dumerc 11, Melain 11, Snell 7, Miyem 10, Kireta 16 puis Ndongue 6, Petrovic 2, Lepron, Bujdoso 1.
TOURNOI DE LA FÉDÉRATION
Demi-finale (19/04/08 ) BOURGES - ESBVA-LM : 80-47 (15-11, 21-9, 23-9, 21-18 ).
– BOURGES : Dumerc 15, Snell 9, Melain 9, Miyem 11, Kireta 9 ; puis Petrovic 10, Lepron 4, Ndongue 3, Paul 5, Cata Chitiga 5.
– ESBVA-LM : Wambe 7, Drljaca 4, Robert 11, Sacko 4, Crawford 4 ; puis Fombonne 5, Albicy, Ilic 12.
PLAY-OFF
Demi-finale aller (25/04/08 ) ESBVA-LM - BOURGES : 60-75 (16-18, 19-19, 10-19, 15-19).
– ESBVA-LM : Wambe 15, Drljaca 2, Robert 13, Sacko 4, Crawford 7 ; puis Ilic 16, Dantas, Albicy 3.
– BOURGES : Dumerc 9, Snell 24, Melain 5, Miyem 10, Kireta 15 ; puis Petrovic 5, Lepron, Ndongue 7, Bujdoso.
Demi-finale retour (30/04/08 ) BOURGES - ESBVA-LM : 72-44 (24-7, 17-16, 12-13, 19-8 ).
– BOURGES : Dumerc 8, Snell 14, Miyem 12, Petrovic 7, Kireta 8 ; puis Melain 6, Lepron 3, Ndongue 8, Bujdoso, Paul 6.
ESBVA-LM : Wambe 2, Drljaca 4, Robert 13, Sacko 7, Crawford 10 ; puis Ilic 6, Dantas 2.
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SOUVENIRS : Une première qui restera inoubliable
C’était un jeudi. Le 8 mai 2003, les Villeneuvoises ont goûté à leur première finale de Coupe de France à Bercy. Ce jour-là, Valenciennes avait été sans pitié !
Être à la hauteur de leur première finale : tel était l’objectif des filles de Marc Silvert à l’époque. Sur le terrain comme dans les tribunes (300 supporters avaient fait le déplacement dans la capitale), les Villeneuvoises avaient fait de leur mieux. Malgré le score final, lourd. Très lourd (68-100, -32) !
À l’époque, l’ESBVA-LM, avec un budget de 850 000 euros (quasiment le double aujourd’hui !) en était encore à se contenter d’un maintien en Ligue féminine. Les ambitions, latentes, n’avaient pas encore été clairement affichées.
Alors, battues mais heureuses, les Villeneuvoises se consolèrent d’avoir remporté le premier quart-temps (19-18 ) face à l’équipe-type du vice-champion d’Europe. Et d’avoir rivalisé dans la raquette durant quarante minutes. « J’espère qu’on ne s’arrêtera pas là » , rêva José Fouques, la présidente. « On a franchi une étape. On va maintenant faire fructifier tout ça » , annonça Yannick Le Borgne, le manager général.
Quant à Bénédicte Fombonne, déjà capitaine en 2003, elle avait bien résumé la folle journée : « C’est énorme. Je suis super contente d’être ici. Ça donne envie de revenir, grave ! » Voeu exaucé ! •
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FINALE
Rencontre du 18/05/2008
15:00 CERCLE JEAN MACE BOURGES B / VILLENEUVE D'ASCQ ESB
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CERCLE JEAN MACE BOURGES B
Entraîneur : Pierre VINCENT Adjoint : Hervé BOUTY
Création : 1967 Président : Pierre FOSSET
Palmarès : champion d’Europe en 1997, 1998, 2001 ; champion de France en 1995, 1996, 1997, 1998, 1999, 2000, 2006, 2008 ; vainqueur de la Coupe de France en 1990, 1991, 2005.
Effectif : 4. Sonja Petrovic (arrière), 5. Belinda Snell (arrière), 6. Cathy Melain (arrière), 7. Endene Miyem (ailière), 8. Ana Cata-Chitiga (intérieure), 9. Céline Dumerc (meneuse), 10. Carine Paul (arrière), 11. Sonja Kireta (intérieure), 12. Florence Lepron (arrière), 14.
Emmeline Ndongue (intérieure), 15. Nora Bujdoso (arrière).
VILLENEUVE D'ASCQ ESB Palmarès : vice-champion de N1 et accession en Ligue en 2001 ; finaliste de la Coupe de France en 2003.
Effectif : 4. Bintou Dieme (meneuse), 7. Bénédicte Fombonne (arrière), 8. Tracy Albicy (meneuse), 9. Jucimara Dantas (intérieure), 10. Ljubica Drljaca (ailière), 11. Géraldine Robert (ailière), 12. Kathy Wambe (meneuse), 13. Fatimatou Sacko (intérieure), 14. Shala Crawford (intérieure), 15. Jasmina Ilic (ailière).
La Voix du Nord -
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Objectif Grand Chelem pour les Tango
Tout rafler en France ! Tel est le but du Bourges Basket, qui a déjà en poche le titre national et le Tournoi de la Fédération. Et qui veut demain soulever la Coupe, pour un triplé que le club tango n'a réussi qu'une fois.
C’est ce qu’on peut appeler, pour le moment, une feuille de route respectée à la lettre. En début de saison, le président du club berruyer, Pierre Fosset, avait posé les objectifs. Retourner au Final Four, ce fut fait à Brno, et les Tango, si elles prirent la quatrième place, échouèrent d’un rien face à des armadas comme Brno et Ekaterinbourg.
Championnes de France, les joueuses de Pierre Vincent le sont depuis une semaine et un double duel au couteau face à Montpellier. Il leur fallait le Tournoi de la Fédération, elles l’ont empoché à Angers, en dominant Valenciennes en finale, après avoir disposé au paragraphe précédent de… Villeneuve-d’Ascq.
Bercy, point d’orgue
Villeneuve, ce sera le dernier obstacle de la saison. La dernière marche à gravir, pour signer un Grand Chelem que le club berruyer n’a réalisé qu’une fois, il y a deux saisons. « J’espère que ça va être le point d’orgue de la saison » , lâcha hier, pour le dernier entraînement au Prado, Pierre Vincent, le coach tango, qui a allégé le programme de sa troupe, depuis le triomphe face aux Montpelliéraines. « Il fallait refaire de l’énergie. On ne perd pas la forme physique comme ça, mais c’est surtout le côté influx nerveux qui trinque, parce qu’il y a forcément de la décompression. »
Que les supporters tango ne s’inquiètent pas pour autant : leurs favorites ne sont pas (encore) en vacances. La déception de Brno, elles l’ont transformée en un féroce appétit. En une force leur permettant de renverser tous les obstacles, et Montpellier ne fut pas le plus simple à négocier.
« On a encore un match à gagner. Les joueuses sont formatées pour ça, elles sont prêtes à se battre » , assure l’entraîneur berruyer qui le sait pertinemment. Pour enlever leur proie à ses joueuses, il faut être diablement fort.
« On va jouer pour un titre, devant 14.000 spectateurs. Il y a un trophée à remporter, et peu nombreux finalement sont les sportifs qui ont l’occasion de le faire. C’est forcément un beau moment de basket. Une belle fête, par laquelle on veut clôturer de la meilleure des manières la saison. »
Bercy, ce cadre si particulier
Bourges, présent à Bercy pour la quatrième fois de suite, va donc retrouver demain ses quartiers parisiens. « Cette salle, c’est toujours une autre dimension, un endroit très particulier » où les joueuses n’ont pas forcément leurs repères, d’autant qu’à l’inverse des boys de la Pro A, elles n’ont aucune occasion de s’y entraîner, avant même de disputer la finale…
Là où il n’y aura pas de surprise, c’est quant au style de l’adversaire. Villeneuve, c’est tout simplement l’équipe que Bourges a rencontrée le plus souvent, cette saison : cinq matches déjà, pour autant de succès, parfois larges.
Autant dire que Pierre Vincent et ses joueuses savent les problèmes qu’elles risquent de rencontrer. Les incessants changements défensifs que demande Abdou N’Diaye, l’entraîneur nordiste, qui pourrait bien, une fois encore, demander à sa meneuse belge, Kathy Wambe, de s’occuper du cas Belinda Snell. Il faudra aussi que les Tango contrôlent les extérieures nordistes, qu’elles donnent leur maximum. Pour le dernier match de la saison. Pour un dernier triomphe… et un carton plein.
Hervé Le Fellic - www.leberry.fr
Les équipes
BOURGES BASKET. 4. Sonja Petrovic (1,89 m) ; 5. Belinda Snell (1,80 m) ; 6. Cathy Melain (1,83 m) ; 7. Endy Miyem (1,88 m) ; 8. Ana Maria Cata-Chitiga (1,94 m) ; 9. Céline Dumerc (1,69 m) ; 10. Carine Paul (1,76 m) ; 11. Sonja Kireta (1,98 m) ; 12. Flo Lepron (1,83 m) ; 14. Emmeline Ndongue (1,92 m) ; 15. Nora Bujdoso (1,88 m).
Entraîneur. Pierre Vincent. Assistant Hervé Bouty.
VILLENEUVE-D’ASCQ. 7. Bénédicte Fombonne (1,82 m) ; 8. Tracy Albicy (1,55 m) ; 9. Jucimara Dantas (1,90 m) ; 11. Géraldine Robert (1,84 m) ; 12. Kathy Wambe (1,72 m) ; 13. Fatimatou Sacko (1,86 m) 14. Shala Crawford (1,93 m) ; 15. Jasmina Ilic (1,83 m).
Entraîneur. Abdou N’Diaye. Assistant Frédéric Dusart.
Arbitres. David Chambon et Chantal Julien.
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Les Tango seront favorites de leur troisième finale.
ULTIME SACRE A BERCY ?
La coupe de France est et demeure un titre à part, y compris quand il y a une semaine on vient de conquérir le plus important, celui de champion de France. Entre autres choses parce que la coupe se joue et se gagne à Bercy, devant 14.000 personnes. Un contexte unique, et donc très fort en cas de victoire. Un contexte piégeux aussi, comme le souligne Pierre Vincent : « Les filles n'aiment pas trop jouer là-bas, parce que c'est grand, qu'elles n'ont pas la possibilité de shooter avant. » Mais contrairement aux Villeneuvoises (exceptées Fombonne et Wambé en 2003), elles auront au moins l'avantage de connaître cette ambiance et en feront donc, peut-être, plus facilement abstraction. A Bercy ou ailleurs, les Tango restent largement favorites de cette sixième affiche de la saison contre Villeneuve. Pour l'heure, Bourges mène 5-0. Un rapport de force qui se passe de commentaire. Si ce n'est, comme le suggère Pierre Vincent, dont le sens de la repartie n'est pas encore en vacances, que « toute série a aussi une fin » . Et on pourra lui accorder qu'avec l'équipe d'Abdou N'Diaye, la surprise est toujours à attendre dans le jeu, les options tactiques et donc potentiellement dans le résultat. D'autant que, au repos depuis 15 jours et sa défaite à Bourges en demi-finale du championnat, Villeneuve (surtout Fombonne et Dantas) a eu le temps de se refaire une santé. Et puis, le club nordiste le clame à l'envi : cette coupe, il la veut ! Mais les Berruyères, qui ont digéré doucement leur titre de championnes de France, veulent également faire la fête à Bercy, comme en 2005 et 2006. Et décrocher un troisième trophée qui mettrait un joli point final à une impressionnante saison. DR La capitaine berruyère, Céline Dumerc va conduire le jeu de son équipe. Et peut être aller chercher vers un nouveau trophée, à Bercy.
Finale aujourd'hui à 15 h.
Annaïck Mainguy - www.lanouvellerepublique.fr
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L’ESBVA-LM à la conquête du premier trophée de son histoire ?
Cela fait des années qu’elles en rêvent. Cet après-midi, les Villeneuvoises seront récompensées de leur courageuse saison par la cerise Bercy sur leur gros gâteau. Et si cette fois Bourges mordait la poussière…
Mercredi 30 avril. Il est 22 h 30 et l’ESBVA-LM vient de dire au revoir au championnat, après une nouvelle défaite face à Bourges, en demi-finale retour du championnat cette fois. Dans les coulisses du Prado, à quelques mètres du vestiaire villeneuvois, Ljubica Drljaca achève avec grâce le séchage de ses cheveux. « Vous aussi vous y croyez ? » L’ailière villeneuvoise a l’oeil qui brille et le sourire malicieux. Un sourire qui en dit long sur sa pensée profonde « C’est sûr qu’on va la gagner cette finale à Bercy ! » Comme l’ex-Berruyère, les autres Villeneuvoises ne sont pas loin de croire à l’impossible, elles aussi. Il faut dire que pour certaines, Bercy c’est l’Amérique ! « Pour moi, il y a encore trois ans, c’était impossible de m’imaginer ici , confirme Géraldine Robert. Je suis heureuse d’y participer mais surtout avec une telle équipe. Nous sommes toutes hyper motivées et c’est pourquoi j’y crois à 100 %. Les autres matches contre Bourges ? Ils n’avaient pas cette importance. Et puis là, on est sur terrain neutre. Ça sera du 50-50 ! » Nul doute que sa grande copine, Fatimatou Sacko, sera particulièrement émue et motivée une fois sur le parquet. « Depuis que je joue au basket, je rêve de Bercy. Quand j’étais au Pôle France, j’assistais à cette journée depuis les tribunes. Cette fois, je serai sur le terrain… »
Toutes ont en tout cas promis de donner le meilleur d’elles-mêmes, de tenir quarante minutes, et d’appliquer les consignes d’Abdou N’Diaye à la lettre. « Il est important d’assurer le repli défensif, de défendre avec les extérieures pour empêcher les tirs à trois points de Snell et Petrovic , explique l’entraîneur villeneuvois. Et il faudra gagner le combat à l’intérieur. » Tout un programme vu que les Villeneuvoises s’y sont déjà essayé à cinq reprises cette saison et n’ont, à ce jour, jamais trouvé la tactique payante sur l’ensemble du match. « Il faut que chaque fille assure sa responsabilité individuelle, qu’elle gagne son duel (c’est à dire ne pas se laisser submerger dans le un contre un, ne pas offrir un second tir…). Bref, il faut que tout le monde soit concerné et joue juste. »
Jouer juste signifie aussi savoir prendre son temps, ne pas s’emballer. Car Bourges est un sérieux prédateur. Et dès que les filles de Pierre Vincent ressentent la moindre faiblesse chez leur adversaire, elles se transforment en d’impitoyables lionnes. Une fois la carcasse démantelée, le match est perdu ! « Il faudra rester dans le match quel que soit le score. Que cela se passe bien ou mal d’entrée de jeu, il s’agira de rester concentré.
Face à Bourges, si tu t’enflammes, c’est fini ! » Devant les caméras de France 3 Nord - Pas-de-Calais (en direct) et celles de Sport + (en différé), les Villeneuvoises ont bien évidemment l’intention de taper un grand coup dans la hiérarchie du basket féminin. « C’est une grande fierté d’avoir décroché Bercy , conclut Abdou N’Diaye.
Nous n’irons pas là-bas avec la tenue de parade mais plutôt celle de combat. Je serai si heureux de pouvoir offrir ce premier trophée à Villeneuve-d’Ascq… » •
SÉBASTIEN DARNAUX - La Voix du Nord - www.lavoixdessports.com
ESBVA-LM - BOURGES. Dimanche, 15 heures, Palais omnisports de Paris-Bercy.
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Robert : «Un très beau match»
C'est un destin exceptionnel. En 2000, Géraldine Robert a vingt ans, vit en Angleterre avec son jeune fils. Elle joue sur les playgrounds avec des garçons à ce basket qu'elle connait depuis le Gabon. Et puis le tourbillon. 2004, un club gallois, puis la Coupe d'Europe, MVP en Angleterre, un match contre Cathy Melain, 2005 retour en France, 2006, l'arrivée à Villeneuve d'Ascq, 2007 l'Euroligue (12,3 points, 7 rebonds) et le 18 mai la finale de la Coupe contre Bourges à Bercy. «Que du bonheur !» , lâche-t-elle avec la fraicheur réjouissante d'une amateur, mise au service d'une joueuse totalement professionnelle, bien plus talentueuse qu'académique.
«Géraldine Robert, disputer une finale de Coupe de France face à une équipe de Bourges invincible ou presque en France, c'est putôt excitant ou inquiétant ?
C'est un grand challenge, très, très excitant. Je l'avais dit après la demi-finale (du Championnat) : là, on part sur terrain neutre. Respect bien sûr pour cette grande équipe qu'est Bourges, c'est la référence en ce moment en France, mais c'est sans inquiétude. On va voir un très beau match.
D'un autre côté, la force défensive de Bourges n'est pas favorable au spectacle.
Ca dépendra de nous, de la motivation de chacun. C'est déjà un match difficile alors si une, deux ou trois joueuses ne sont pas motivées, ce ne sera pas possible. Quand je dis que ce sera un très beau match, je pense que nous serons sur la même longueur d'ondes. (...) Notre jeu est très athlétique, rapide, contrairement à celui de Bourges qui est plus posé, avec une plus grande expérience, la capacaité à faire la différence quand il le faut.
Votre victoire en quarts de finale à Montpellier a-t-il été un match référence ?
Plutôt oui... C'est un très bonne équipe. On s'est vriament battues. J'espère qu'on fera la même chose dimanche.
C'est votre dernier match de la saison, qui arrive après la fin du Championnat. N'avez-vous pas senti dernièrement un peu de décompression à l'entraînement ?
Si, si... C'est possible. ce serait mentir de dire l'inverse. On pense à l'année prochaine, certaines déménagent. Mais tout le monde se sent concerné par cette finale, c'est certain.
A titre personnel, votre parcours reste méconnu du grand public alors qu'il est absolument hors-norme. Comment en êtes vous arrivée là ?
L'homme propose, Dieu dispose. Je voulais faire des études en Angleterre. J'ai joué une coupe d'Europe avec Rhondda (équipe galloise, en 2004-2005). Ironie du sort, j'ai rencontré Cathy Melain (Bourges, qui évoluait alors à Venise, NDLR). Ironie du sort, j'ai ensuite rencontré Abdou N'Dyaye, mon entraîneur actuel. Parti de là, j'ai aussi connu Alain Jardel (alors sélectionneur national). Rien ne me prédestinait à tout ça. Avant c'était du loisir. Beaucoup de gens peuvent critiquer ma façon de jouer, je sais, mais ma maman me le disait : "on ne peut pas être aimé de tout le monde." Je vis tout ça à fond. Cette année, un huitième de finale d'Euroligue, une finale de Coupe de France, c'est que du bonheur !
Vous avez la meilleure évaluation du Championnat de France. Les statistiques sont-elles des choses qui comptent pour vous ?
Sans plus... De temps en temps, je les regarde, enfin surtout les pertes de balles et le pourcentage aux lancers francs pour voir si je ne peux pas faire autrement les matches suivants. Les points, c'est facile, si tu as des filles qui te facilitent la tâche, qui te font confiance. Mon raisonnement, c'est de jouer à fond.»
Propos recueillis par Xavier COLOMBANI - www.lequipe.fr
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SUPPORTERS : Six bus villeneuvois à l’assaut de Bercy
Ce matin (dimanche 18 ), six bus sont partis à 8 h 30 de Villeneuve-d’Ascq, direction Paris. À l’intérieur, 360 supporters (Z’Hurlants et VIP) qui croient dur comme fer en l’exploit des leurs. C’est surtout ça la Coupe de France.
« On sera sûrement la plus grosse délégation de la journée , annonce fièrement Jean-Marie Lemaire, le président des Z’Hurlants.
Car d’autres supporters nous rejoindront à Bercy par leurs propres moyens. »
Le coût du voyage organisé de concert par l’ESBVA-LM et ses inconditionnels Z’Hurlants ?
Quarante euros par personne, somme qui inclut voyage, billet d’entrée et tee-shirt rouge collector.
« Une finale de Coupe de France, ça les vaut largement , sourit Jean-Marie. J’ai eu la chance de vivre cette ambiance il y a cinq ans, avec les Valenciennoises, les Arrageoises et les Gravelinois. C’était la première fois que je découvrais Bercy. Notre bus nous avait déposés à deux kilomètres de la salle : on avait galéré sous la canicule avec nos tambours et nos drapeaux. Un moment inoubliable. »
En 2003, Valenciennes, bien trop fort, avait un peu gâché la fête villeneuvoise. Qu’en sera-t-il cet après-midi ?
« Quand Bourges est venu jouer en demi-finale aller du championnat au Palacium, je suis allé demander à Pierre Vincent de nous laisser la Coupe. Son sourire en disait long quand il m’a répondu que Bourges était une équipe qui ne lâchait rien… » Comme les supporters villeneuvois qui, reconnus dans le milieu pour avoir été de nombreuses fois récompensés, ont bien l’intention de donner leur meilleure voix.
« On s’est engagé avec Abdou , conclut Jean-Marie Lemaire. Si on gagne, tout le monde rejoint le Palacium dans la foulée. Et on fait une grande fête à Villeneuve-d’Ascq jusqu’au bout de la nuit. » Qu’il soit entendu ! •
S. D. - La Voix du Nord - www.lavoixdessports.com
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CINQ MATCHS, CINQ DÉFAITES
Cette année, l’ESBVA-LM n’a jamais réellement été en mesure de créer l’exploit face aux filles de Pierre Vincent. Cinq confrontations déjà... et autant de défaites. Et si cette fois Bourges se laissait aller à un complexe de supériorité ?
SAISON RÉGULIÈRE
3e journée (03/11/07) BOURGES - ESBVA-LM : 67-42 (19-13, 22-6, 17-7, 9-16).
– BOURGES : Snell 14, Melain 7, Miyem 6, Cata-Chitiga 2, Dumerc 3, Paul 2, Kireta 8, Lepron 4, Ndongue 9, Bujdoso 12. Entraîneur : Pierre Vincent.
– ESBVA-LM : Dieme 4, Fombonne 6, Alves 2, Drljaca 9, Robert 6, Wambe 3, Sacko 5, Crawford 1, Ilic 6. Entraîneur Abdou N’Diaye.
16e journée (01/02/08 ) ESBVA-LM - BOURGES : 54-64 (12-18, 16-19, 13-14, 13-13).
– ESBVA-LM : Dieme 4, Wambe 8, Robert 16, Sacko 14, Dantas 6 puis Crawford 4, Fombonne, Ilic 2.
– BOURGES : Dumerc 11, Melain 11, Snell 7, Miyem 10, Kireta 16 puis Ndongue 6, Petrovic 2, Lepron, Bujdoso 1.
TOURNOI DE LA FÉDÉRATION
Demi-finale (19/04/08 ) BOURGES - ESBVA-LM : 80-47 (15-11, 21-9, 23-9, 21-18 ).
– BOURGES : Dumerc 15, Snell 9, Melain 9, Miyem 11, Kireta 9 ; puis Petrovic 10, Lepron 4, Ndongue 3, Paul 5, Cata Chitiga 5.
– ESBVA-LM : Wambe 7, Drljaca 4, Robert 11, Sacko 4, Crawford 4 ; puis Fombonne 5, Albicy, Ilic 12.
PLAY-OFF
Demi-finale aller (25/04/08 ) ESBVA-LM - BOURGES : 60-75 (16-18, 19-19, 10-19, 15-19).
– ESBVA-LM : Wambe 15, Drljaca 2, Robert 13, Sacko 4, Crawford 7 ; puis Ilic 16, Dantas, Albicy 3.
– BOURGES : Dumerc 9, Snell 24, Melain 5, Miyem 10, Kireta 15 ; puis Petrovic 5, Lepron, Ndongue 7, Bujdoso.
Demi-finale retour (30/04/08 ) BOURGES - ESBVA-LM : 72-44 (24-7, 17-16, 12-13, 19-8 ).
– BOURGES : Dumerc 8, Snell 14, Miyem 12, Petrovic 7, Kireta 8 ; puis Melain 6, Lepron 3, Ndongue 8, Bujdoso, Paul 6.
ESBVA-LM : Wambe 2, Drljaca 4, Robert 13, Sacko 7, Crawford 10 ; puis Ilic 6, Dantas 2.
S. D. - La Voix du Nord - www.lavoixdessports.com
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SOUVENIRS : Une première qui restera inoubliable
C’était un jeudi. Le 8 mai 2003, les Villeneuvoises ont goûté à leur première finale de Coupe de France à Bercy. Ce jour-là, Valenciennes avait été sans pitié !
Être à la hauteur de leur première finale : tel était l’objectif des filles de Marc Silvert à l’époque. Sur le terrain comme dans les tribunes (300 supporters avaient fait le déplacement dans la capitale), les Villeneuvoises avaient fait de leur mieux. Malgré le score final, lourd. Très lourd (68-100, -32) !
À l’époque, l’ESBVA-LM, avec un budget de 850 000 euros (quasiment le double aujourd’hui !) en était encore à se contenter d’un maintien en Ligue féminine. Les ambitions, latentes, n’avaient pas encore été clairement affichées.
Alors, battues mais heureuses, les Villeneuvoises se consolèrent d’avoir remporté le premier quart-temps (19-18 ) face à l’équipe-type du vice-champion d’Europe. Et d’avoir rivalisé dans la raquette durant quarante minutes. « J’espère qu’on ne s’arrêtera pas là » , rêva José Fouques, la présidente. « On a franchi une étape. On va maintenant faire fructifier tout ça » , annonça Yannick Le Borgne, le manager général.
Quant à Bénédicte Fombonne, déjà capitaine en 2003, elle avait bien résumé la folle journée : « C’est énorme. Je suis super contente d’être ici. Ça donne envie de revenir, grave ! » Voeu exaucé ! •
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COUPE DE FRANCE JOE JAUNAY
FINALE
Résultat de la rencontre du 18/05/2008
CERCLE JEAN MACE BOURGES B / VILLENEUVE D'ASCQ ESB : 63 -51
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Bourges - Villeneuve d'Ascq 63-51 (18-14, 37-29, 51-35).
Les marqueuses :
Bourges : Petrovic 9, Snell 9, Melain 11, Miyem 6, Cata-Chitiga 4, Dumerc 8, Kireta 5, Lepron 0, N'Dongué 9, Bujdoso 2. Entr. P. Vincent.
Villeneuve d'Ascq : Diémé 0, Fombonne 6, Albicy 0, Dantas 4, Drljaca 6, Robert 10, Wambé 4, Sacko 16, Crawford 5, Ilic NPJ. Entr. A. N'Diaye.
Bourges était décidément trop fort !
Si on n'eut pas droit à une finale d'un très haut niveau, jamais le Bourges Basket n'a été inquiété dans le temple de Bercy. Parce qu'à chaque fois les Tango ont su trouver la bonne solution.
Ce Bourges Basket, qui n'a connu qu'un seul revers dans l'Hexagone cette saison, était décidément bien trop fort. Pour tout le monde, et pour Villeneuve-d'Ascq en particulier. Qui avait pourtant envie, après cinq défaites de rang contre les Tango, de montrer un tout autre visage, dans le grand temple de Bercy. Mais qui n'a jamais été en position de seulement inquiéter la troupe de Pierre Vincent. « On espérait faire un grand match, mais on n'a vraiment manqué d'adresse » , déplora Abdou N'Diaye, le coach de Villeneuve.
Avec 34 % de réussite au tir au final, il était difficile de prétendre ébranler la forteresse berruyère. D'autant que, bien souvent, les Nordistes ont été réduites aux shoots extérieurs, l'accès au cercle étant particulièrement verrouillé. « En plus, on a obtenu notre premier lancer à la... 34e minute » , soupira l'ami Abdou. « Dans ces conditions, ce n'est vraiment pas évident. »
"Il faudra reconstruire"
Le commentaire de Pierre Vincent ne laissa pas la place au moindre doute. « C'est la meilleure saison que j'ai passée à Bourges ! » Comme ses joueuses, il n'aura qu'un regret, en se rappelant le Final Four de Brno. Mais pour le reste, que l'aventure fut belle ! « On est triste, maintenant, de voir partir certaines joueuses. Il faudra reconstruire. » Pour revivre de tels moments de joie sportive. Et d'accomplissement.
Hervé Le Fellic - www.leberry.fr
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Même sans la cerise, l’ESBVA-LM a croqué le gâteau
– Et un, et deux, et trois zéro. Voilà des chants qui ont dû faire mal aux oreilles villeneuvoises !
Depuis les tribunes du POPB, les supporteurs berruyers – bien moins nombreux que leurs homologues villeneuvois soit dit en passant – ont fêté le troisième titre berrichon (après le Tournoi de la Fédération face à Valenciennes et le championnat devant Montpellier) bien avant la fin du match.
Il faut dire qu’avec seize points à remonter sur les dix dernières minutes, l’ESBVA-LM s’était placée dans une situation impossible… Villeneuve-d’Ascq a, certes, très bien débuté la rencontre, laissant Bourges un instant sans réaction (7-3). Mais comme il n’est jamais bon de titiller l’ogre dans son sommeil, quand Bourges décida de réagir par Kireta et Melain, il ne fit pas semblant (9-16).
« On espérait tous faire un grand match , résuma Abdou N’Diaye, forcément un peu déçu. Mais on a cruellement manqué d’adresse. Nous sommes généralement une équipe qui provoque les fautes de ses adversaires. Là, nous n’avons obtenu notre premier lancer franc qu’à la 34 e minute… » Bourges a, en fait, agi par à-coups, laissant sans cesse Villeneuve-d’Ascq croire en un éventuel retour. Jusqu’à la pause finalement, avant d’asséner un 9-0 (de 37-29 à 46-29, +17 !) trop dur à encaisser pour le moral de Nordistes qui n’ont, une fois de plus, pu évoluer qu’à huit, sans Bintou Dieme (entorse) ni Jasmina Ilic (élongation), mais avec Albicy (16 ans à peine). « Nous étions crispées par l’enjeu , regrette Fatimatou Sacko, guerrière jusqu’au bout. Et bizarrement, c’est après que l’écart a été creusé que nous nous sommes libérées. »
Perdu pour perdu, le match a légèrement tourné par la suite en faveur des fières Villeneuvoises qui se sont offert le luxe (peu d’équipes l’ont connu cette saison) de remporter le dernier quart-temps (12-16). « La victoire revient logiquement à l’équipe qui a dominé toute la saison , conclut Abdou N’Diaye, mais on a montré que notre place n’était pas usurpée à ce niveau même si, face à Bourges, il faut de la patience et de la résistance pendant quarante minutes, chose qu’on n’a pas su faire cette année. Mais je ne désespère pas. »
Déçues – certaines ont essuyé quelques larmes –, les Villeneuvoises ont très vite repris le dessus pour assister, en tribunes, au spectacle proposé par l’affiche Cholet - Villeurbanne. Dans quelques heures, elles seront en vacances. Bien méritées.
Sébastien DARNAUX - La Voix des Sports - www.lavoixdessports.com
BOURGES - ESBVA-LM : 63-51 (18-14, 19-15, 14-6, 12-16). Arbitres : M. Chambon et Mme Julien ; 13 400 spectateurs environ.
– BOURGES : 24 paniers sur 51 tentés dont 4/13 à trois points. Lancers francs : 11/18. 40 rebonds (Kireta, 9), 15 passes décisives (Snell, 6), 8 interceptions (Lepron, 2), 14 balles perdues.
Dumerc 8, Snell 9, Melain 11, Miyem 6, Kireta 5 ; puis Petrovic 9, Lepron, Ndongue 9, Cata-Chitiga 4, Bujdoso 2.
Entraîneur : Pierre Vincent.
– ESBVA-LM : 21 paniers sur 61 tirs dont 6/16 à trois points (Drljaca, Fombonne, 2). Lancers francs : 3/4. 31 rebonds (Sacko, 12), 12 passes décisives (Wambe, 10), 8 interceptions (Sacko, Robert, Drljaca, 2), 10 balles perdues, 21 fautes. Une joueuse éliminée : Robert (37e).
Wambe 4, Drljaca 6, Robert 10, Sacko 16, Crawford 5 puis Fombonne 6, Albicy, Dantas 4.
Entraîneur Abdou N’Diaye.
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Bourges définitivement intouchable
Et un titre de plus pour Cathy Melain qui aura pesé de toute son expérience et de tout son talent sur cette rencontre. A la veille de ses 34 ans, la plus Tango des Tango a même été élue joueuse de cette finale.
Ce troisième titre hexagonal était tant attendu qu'il en aurait presque perdu de sa saveur, hier après-midi, à Bercy. Sauf que cette coupe de France est le point final mis par Bourges à une saison en tout point remarquable.
Oui, ce Bourges-Villeneuve, épisode n° 6 de cette saison, était un peu couru d'avance. « On savait qu'on allait gagner, reconnaissaient en chœur Ana Cata-Chitiga et Endy Miyem, sans prendre de haut pour autant leurs adversaires. Il fallait juste ne pas se laisser piéger par le relâchement de cette semaine après notre titre de championnes de France. » Et ce n'est pas faire là injure aux Nordistes, mais il est vrai que face à un Bourges au complet, tout frais champion de France et outrageusement dominateur cette année, leur mission était presque impossible.
Et de fait, l'équipe d'Abdou N'Diaye, toujours volontaire, a tenu une mi-temps. Mais déjà, elle accusait huit points de retard (37-29).
Autrement dit, sans qu'il n'y paraisse vraiment, les Berruyères avaient déjà conquis leur troisième titre. Car elles ne sont pas du genre à se laisser remonter huit points comme ça, sans pouvoir réagir, surtout pas sur le sol français. Cathy Melain, élue meilleure joueuse de cette finale la veille de ses 34 ans, l'admettait : hier, Bourges a « toujours trouvé un ou deux tirs » quand il commençait à se faire rattraper. Ainsi en fin de première mi-temps où après avoir creusé un trou de 12 points (33-21), les Tango ont laissé revenir Villeneuve (35-26) pour mieux le repousser au retour des vestiaires (51-35, 30e). Ou encore dans l'ultime quart où les Nordistes n'eurent pas le loisir de revenir à moins de huit points (58-50). Et se sont finalement échouées à 13 longueurs des intouchables Berruyères : 63-51.
Un dernier trophée pour conclure une belle aventure
Intouchables, voilà sans doute le qualificatif qui restera de cette saison pour le Bourges Basket. Car, faut-il le rappeler, ni Valenciennes, ni Montpellier, ni donc Villeneuve n'ont pu faire déjouer l'équipe de Pierre Vincent. Seul Challes, et sa cohorte de blessées et de coups durs, y est parvenu. D'un petit point qui plus est… Hier après-midi, cette finale de la Coupe de France était donc le point d'orgue d'une grande saison, « la meilleure » qu'ait connue Pierre Vincent depuis son arrivée dans le Berry, avec un Final Four de haut rang et trois couronnes nationales. Mais cette finale était aussi la fin d'une aventure. Et cela, les Berruyères en avaient bien conscience. Y compris la plus habituée de ces fins de saisons, Cathy Melain qui « regrettait que certaines s'en aillent… » Cette semaine, Snell, Lepron, Kireta, Bujdoso et Petrovic (voilà l'unique ombre à cette fin de saison puisqu'elle était censée rester mais à finalement choisi un club plus offrant financièrement) quitteront en effet Bourges.
Quart-temps : 18-14, 19-15, 14-6, 12-16.
Arbitres : M. Chambon et Mme Julien.
Bourges : Petrovic, 9 ; Snell, 9 ; Melain, 11 ; Miyem, 6 ; Cata-Chitiga, 4 ; Dumerc, 8 ; Kireta, 5 ; Ndongue, 9 ; Bujdoso, 2.
Villeneuve-d'Ascq : Fombonne, 6 ; Dantas, 4 ; Drljaca, 6 ; Robert, 10 ; Wambe, 4 ; Sacko, 16 ; Crawford, 5.
Annaïck MAINGUY - www.lanouvellerepublique.fr
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Le Grand Chelem tango
Céline Dumerc a de nouveau conduit son équipe à un titre. A défaut d’offrir son meilleur basket, Bourges s’est imposé. Et c’est bien ça qui compte.
La joie tango était mesurée, hier après-midi, au bout de cette finale de Coupe de France. Et pourtant, les Berruyères ont remporté leur troisième titre. Pas plus que Montpellier, Villeneuve n'aura pu arrêter ces impressionnantes Tango.
L'histoire s'est donc encore répétée. Déjà vainqueur des cinq premiers Bourges-Villeneuve de cette saison, les Berruyères ont remporté l'ultime. Le show made in Bercy n'aura pas fait trembler le moins du monde les Berruyères qui auront décidément survolé cette saison 2007-2008 ! Oh certes, face à cet adversaire qu'elles connaissent donc par cœur, elles auront dû se montrer patientes avant de se donner un peu d'aise.
Le premier quart-temps était en effet des plus équilibrés. Bourges à la 9e s'offrait sept points d'avance (16-9) grâce à une percutante et efficace Cathy Melain, qui provoqua quatre fautes dans ces dix premières minutes, et fut élue meilleure joueuse de cette finale (elle qui fête ses 34 printemps ce lundi 19). Mais Villeneuve les effaçait presque tous en une minute grâce à Fombonne, qui confirmait les bonnes dispositions, hier, des Nordistes à longue distance, puis Dantas. Petrovic, pleine de détermination pour son ultime match, permettait tout de même à Bourges de boucler ce quart avec un + 4: 18-14.
Dans les dix minutes suivantes, les Berruyères poursuivaient leur travail de fond, sans être gênées outre mesure par la zone mise en place par Villeneuve. Les Tango, avec Dumerc à la baguette et Ndongue à la conclusion, distillaient enfin un peu de ce jeu rapide dont elles ont gratifié cette année le public, au Prado ou ailleurs. Plus tard, ce sont Snell et Melain qui régaleront ainsi le POPB pour un 30-21. Et Petrovic enfonçait le clou avec cette fois un + 12 (33-21, 17e).
Céline Dumerc a de nouveau conduit son équipe à un titre. A défaut d’offrir son meilleur basket, Bourges s’est imposé. Et c’est bien ça qui compte.
Cata-Chitiga aura mis le dernier panier d'une grande saison
Villeneuve, qui collectionnait quelques fautes déjà (trois pour Crawford et Robert à la mi-temps), se reprenait tout de même grâce à Fombonne encore et Drljaca. Sur le parquet, cette fin de mi-temps était un peu confuse : le buzzer retentissait à 3 secondes de la fin ; trois secondes où Petrovic marquait, pour rien ; trois secondes finalement à rejouer où cette fois Snell ne pouvait conclure depuis le milieu du terrain, ou presque.
Qu'importe, Bourges menait en cette fin de première période 37-29. Et surtout, Bourges attaquait la suivante sur les chapeaux de roue : Melain (à trois points s'il vous plaît), Ndongue puis Kireta sur lancer franc infligeaient un 6-0 en trois minutes qui ne pouvait que mettre un coup sur la tête des Villeneuvoises muettes pendant plus de cinq minutes. Mais Sacko sonnait leur réveil par deux paniers, de ceux qui font du bien à une équipe. Et de fait, combatives, les Nordistes répondaient à leur tour par un 6-0. Bien mais insuffisant bien sûr pour faire trembler Bourges (46-35, 28e). La preuve, le score en fin de quart-temps : 51-35 de nouveau.
Une fois de plus, Bourges faisait plier irrémédiablement l'équipe d'Abdou N'Diaye dont l'imagination et les talents individuels de filles comme Sacko ou Robert ne suffisaient pas face à la rigueur défensive et là aussi à quelques talents individuels des Berruyères.
Le sursaut de Villeneuve dans l'ultime quart était trop tardif pour pouvoir renverser le court de cette finale. D'autant que Petrovic ou Dumerc à trois points restaient sur leur garde. Les Nordistes permettaient au moins d'avoir une belle fin de match. N'empêche, quand elles revenaient à 58-50, grâce à l'agilité de Sacko, La toute jeune Ana Cata-Chitiga était là, sous le cercle, pour réaffirmer la supériorité tango : 60-50.
Et c'est même elle qui mettait, en deux temps, les deux ultimes points de Bourges. Illustration d'une année pleine où comme aime à le rappeler Pierre Vincent toutes les joueuses sont importantes. Joli clin d'œil pour le point final d'une belle aventure.
Annaïck MAINGUY - www.lanouvellerepublique.fr
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Un bonheur simple
La joie légitime d’une équipe soudée qui a réussi un parcours remarquable lors de cette saison 2007/2008.
Hier, le trophée brandi devant les 13.000 supporters de Bercy, les Berruyères flottaient entre le bonheur simple d'un dernier titre et le sentiment, également fort, de refermer définitivement une belle histoire entre elles.
Monique, emblématique supportrice tango, en avait les larmes aux yeux. Céline Dumerc est venue lui remettre le trophée de la Coupe de France, dans les tribunes de Bercy.
Hier, les Tango ont longuement partagé avec leur public ce troisième titre national. Elle était bien là l'émotion, la grande émotion. Car, à l'heure de recevoir le trophée Joë Jaunay, on ne peut pas dire que ce fut l'effusion. « Sauf à avoir une blessée ou à déjouer, on savait qu'on allait gagner » , avouait Ana Cata-Chitiga. Un sentiment partagé aussi par Endy Miyem et toutes les Berruyères, sûres de leur fait. « La sérénité et le calme, on l'a sur le terrain mais c'est aussi notre caractère , dit simplement d'un joli sourire Cathy Melain. C'est notre façon à nous d'être heureuses. »
Et comment ne pas être heureuses d'avoir relevé le pari de tout gagner en France tout en proposant un basket abouti, même si hier, comme dans les finales précédentes, Bourges « n'a pas produit un grand basket » , comme le regretta Pierre Vincent.
“ C'est une grande saison pour nous ”
Mais l'essentiel, en fin de saison, est bien sûr ailleurs, dans les titres. Et là, c'est le bonheur. « C'est la meilleure saison que j'ai faite à Bourges , confia l'entraîneur tango, mesuré lui aussi. C'est une grande saison pour nous, on a tout gagné, sans souci majeur et l'équipe a bien vécu ensemble. On est triste de voir certaines joueuses partir, mais on va reconstruire. » Voilà bien un discours que l'on a entendu de toutes les bouches berruyères hier. Et notamment de celle d'Endy Miyem. « Je suis super contente, je trouve qu'on a été une équipe vraiment géniale, sur et hors du terrain. Cela m'a fait tellement plaisir de partager cette expérience avec ces filles-là. Sniff, sniff… » Qu'on se rassure, Endy est restée rayonnante et est déjà prête à repartir, très fort, la saison prochaine.
PETROVIC S'EN VA !
– Lors de la conférence de presse, Pierre Vincent a bien voulu donner des « informations ».
Sur le recrutement bien sûr.
Une bonne : Bourges a enfin trouvé un pivot, Alessandra Santos de Oliveira, croisée cette année à Salamanque.
Une mauvaise, et même vraie tuile : le départ de Sonja Petrovic. Son papa et elle ont expliqué dans une lettre leur attachement au club tango mais il semble que l'argent ait convaincu M. Petrovic que sa fille, qui souhaitait pourtant rester à Bourges, devait aller voir plus à l'Est…
Annaïck MAINGUY - www.lanouvellerepublique.fr
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Une saison parfaite
Comme tous les ans, le Bourges Basket s'était fixé des objectifs élevés : le Final Four en Europe et le triplé en France (championnat, Tournoi de la fédération et Coupe de France). La saison 2007/2008 des Tango aura été exemplaire.
Final Four, premier temps (très) fort.
– C'était le premier rendez-vous à ne pas rater pour les Berruyères. Et contrairement à l'an passé à Moscou, elles ne sont pas passées à côté de ce Final Four. Elles sont au contraire passées à un rien de la grande finale. Frustrant bien sûr, surtout après avoir mené contre Brno jusqu'à 18 secondes du terme… Mais la prolongation, devant le public tchèque, était presque perdue d'avance.
Le dimanche, dans le match pour la 3e place face à Ekaterinbourg, même scénario cauchemardesque avec cette fois-ci une Caroline Aubert coiffant sur le poteau Bourges qui menait jusqu'à ce trois points sur le buzzer. Quatrièmes, les Tango démontrèrent à l'Europe du basket qu'elles étaient bien une des toutes meilleures équipes continentales.
Tournoi de la Fédération, premier trophée.
– Si le Tournoi de la fédération a perdu de sa valeur cette saison (car non-qualificatif pour l'Euroligue), il restait un vrai objectif pour Bourges, tenant du titre. Une semaine après le Final Four, il a au moins redonné le sourire aux Berruyères, vainqueurs de Valenciennes en finale pour ce qui fût la dernière affiche entre ces équipes historiques.
Championnat de France, le Graal atteint.
– C'était l'objectif majuscule du Bourges Basket cette saison. Ultra dominatrices de la phase régulière, tout le monde attendait le sacre des Tango en deux manches sèches, face à Montpellier, le petit nouveau. Et elles ne déçurent pas même si ce fut par deux courtes victoires… Leur Graal en poche, elles purent fêter avec le public du Prado ce titre. C'était samedi dernier.
La fête au Prado, il y a dix jours, pour le titre de championnes de France restera comme un temps fort de cette saison.
La coupe de France, la conclusion.
– Auréolées de deux titres, les Berruyères avaient promis de rester mobilisées pour aller chercher l'ultime trophée. Et ce après une semaine forcément particulière. Hier, dans l'écrin de Bercy, les Tango ont encore su répondre présent, face à une vaillante équipe de Villeneuve-d'Ascq. Chapeau !
A.M. - www.lanouvellerepublique.fr
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Bourges bien sûr
Villeneuve d'Ascq a réussi l'essentiel : exister. Les Nordistes n'ont pas remporté la Coupe de France mais il était dit que rien, ni personne, en France, ne pouvait se glisser dans les roues de Bourges cette année.
Le groupe façonné par Pierre Vincent, le sélectionneur national, a offert au CJM sa cinquième victoire dans l'épreuve en disposant de l'ESBVA sans trop de difficulté (63-51), mais sans l'humilier non plus comme ce fut le cas en demi-finale retour en LFB (72-44).
«On n'a pas été ridicules», a confirmé l'intérieure nordiste Fatimatou Sakho, marqueuse n°1 du match (16 points).
Si l'échec au Final 4 de l'Euroligue reste «difficile à digérer» selon Cathy Melain, MVP de la finale, le bilan dans l'Hexagone est hallucinant avec un triplé LFB, Coupe, Tournoi de la Fédération et une seule défaite d'un point (face à Challes) en huit mois.
Ce dimanche, devant un POPB très bien garni, les Tango ont pris dix points d'avance (33-23) pour la première fois trois minutes avant la mi-temps avant de durcir encore leur défense dans la troisième période (6 points marqués par l'ESBVA). Les Nordistes sont bien revenues sous les dix dans les deux dernières minutes, mais sans plus. «L'important, c'est la régularité, elle n'a pas toujours été là ce soir. C'était les vacances au bout», a noté Cathy Melain.
Du sol (Céline Dumerc, exceptionnelle d'intensité devant l'excellente meneuse de la sélection belge Kathy Wambe) au plafond (la pivot croate Sonja Kireta, 1,98 m), ce CJM respirait le sérieux, le talent sans ostentation, la connaissance des fondamentaux et l'envie de réussir ensemble. Il n'y a pas eu d'explosion de joie au buzzer, comme si quelque chose de logique venait de se passer. «C'est notre façon d'être heureuses. C'est pas parce qu'on se roule pas sur le terrain qu'on est pas heureuses. En général, on n'est pas très expansives» , corrige Melain.
En revanche, la défaite avait eu bien du mal à passer pour l'ailière nordiste Geraldine Robert, qui quittait le parquet les larmes aux yeux. Intraitable, Bourges n'avait pas de miettes à laisser aux adversaires, sachant que des joueuses majeures (Snell, Petrovic, Kireta) s'en vont, laissant les Françaises (Melain, la MVP de la saison Dumerc ; l'internationale Ndongue ; l'espoir n°1 Myiem) le soin de faire fructifier l'héritage.
«La victoire est logique , reconnaît l'entraîneur de l'ESBVA Abdou N'Dyaye. Notre équipe a connu un manque d'adresse qui a posé problème. Mais pour nous, c'est une bonne saison.»
«C'est ma meilleure saison avec Bourges en terme de résultats. On a bien travaillé», savoure Pierre Vincent, qui a reçu son trophée de meilleur coach sous les yeux (et les applaudissements) de Laurent Buffard, son grand adversaire pour le poste de sélectionneur, commentateur TV d'un jour.
«Qu'est-ce qu'il est chiant (sic)» , coupe cependant Melain à propos de son coach malgré un «regret» que le groupe ne reste pas intact.
X.C., à Bercy - www.lequipe.fr
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De la Coupe aux lèvres, il y a – encore – loin pour l’ESBVA-LM
Deuxième tentative, cinq ans plus tard, et deuxième échec pour les Villeneuvoises (63-51). Cette fois, c’est Bourges qui a brisé le rêve des filles d’Abdou N’Diaye.
Géraldine Robert s’en est allée essuyer quelques larmes, d’autres les ont contenues tant bien que mal. Toutes se sont finalement réunies au centre du terrain pour se féliciter d’avoir donné le meilleur d’elles-mêmes sur ce match… comme tout au long de la saison d’ailleurs.
Devant 13 400 spectateurs, les Villeneuvoises ont, en tout cas, montré qu’elles n’avaient pas peur de Bourges même si, seule une équipe française cette saison (Challes) est parvenue à l’emporter face aux Tango. Elles ont eu le mérite de prendre le match par le bon bout (7-3) et de ne pas abdiquer après le coup d’accélérateur placé par Bourges au retour des vestiaires. « Il aurait fallu de la patience et de la résistance pendant quarante minutes , précisa Abdou N’Diaye, leur entraîneur. Chose qu’on n’a jamais su faire cette saison face à Bourges. » Reste désormais à boucler le recrutement pour la prochaine saison. Des transferts (Lepron, Datchy, c’est acquis) qui devraient être annoncés mercredi soir aux partenaires du club. •
SÉBASTIEN DARNAUX - La Voix du Nord - www.lavoixdessports.com
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RÉACTIONS
Robert : « Je voulais tant la gagner pour mon fils »
Le match est terminé depuis une petite heure. Dans le triste vestiare villeneuvois, toutes se pomponnent pour assister, depuis les tribunes de l’immense Bercy, à la finale hommes entre Cholet et Villeurbanne.
Morceaux choisis.
Géraldine ROBERT : « Ce match, je l’attendais tellement que j’ai voulu trop bien faire. Malheureusement, j’ai fait des fautes bêtes qui m’ont poussée sur la banc. J’ai raté mon rendez-vous avec cette Coupe que je voulais tant gagner pour mon fils. Heureusement que Fati (Sacko) m’a relancé pour la fin de match en me disant de reprendre le dessus car l’équipe avait besoin de moi. »
Fatimatou SACKO : « J’ai toujours vu Bercy du haut des gradins. Cette fois, j’étais sur le terrain. J’ai tellement crié que je n’ai plus de voix. Cette défaite ne doit pas effacer le contenu de notre saison durant laquelle nous n’avons jamais cessé de nous battre. Alors oui, on va quand même faire la fête ! »
Bénédicte FOMBONNE : « On est tout le temps resté dans le match, sans jamais réellement prendre d’éclats. C’était ma deuxième finale et celle-là, j’y ai cru. On a perdu la tête haute. »
Kathy WAMBE : « Le trou qu’on connaît dans ce satané troisième quart-temps – qui nous a souvent fait mal cette saison – nous a été fatal. Mais je suis contente, pour mon dernier match sous les couleurs villeneuvoises, que l’équipe n’ait pas abdiqué pour autant. » •
S. D. - La Voix du Nord - www.lavoixdessports.com
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Le point final d'une superbe aventure
Oui, certaines vont maintenant prendre d'autres routes. Mais les Tango garderont longtemps en commun cette saison magnifique. Et ce triplé...
«On aurait bien aimé découper les filets, comme le veut la tradition quand on gagne. Mais je pense qu'on nous aurait arrêtées... » Il y avait tout, dans cette phrase de Cathy Melain, dimanche soir, dans le temple parisien de Bercy.
Une vérité, avant tout : normal qu'on laisse les filets en place après l'indiscutable succès Tango ; les joueurs de Villeurbanne et de Cholet devaient encore disputer leur finale de Coupe de France. L'enthousiasme d'une potache, qui a soufflé hier une bougie de plus (bon anniversaire, miss Cathy). Et qui, toute la saison, a été à l'image de ce groupe intergénérationnel : tout le monde avait la même foi, le même langage, le même enthousiasme... et les mêmes objectifs.
Il y avait encore cet appétit énorme, insatiable. De Cathy et du club dont elle est, à son corps défendant, le meilleur symbole. Bourges a tout gagné, et à plusieurs reprises, mais Bourges en veut toujours plus. Les joueuses de Pierre Vincent avaient déjà en poche le Tournoi de la Fédération, le titre de championnes de France. Personne n'aurait pu les empêcher, dimanche, d'ajouter une perle au chapelet.
Les individualités au service du collectif
Comment ne pas comprendre la joie de toutes les Tango, et de leur capitaine et guide, Céline Dumerc, en tête ? « Oui, je suis super contente. On a signé une très belle saison. Grand merci aux filles, au staff, au club, au public. On n'a pas forcément un talent monstrueux, en comparaison de certaines équipes. Et sans l'envie générale, on ne serait pas là ! »
Certes, et Céline le reconnaissait bien volontiers, ce dernier acte parisien de la saison ne fut pas la meilleure copie rendue cette saison par les Tango. « C'est un peu le point noir » , souligna cette perfectionniste de Caps. « On n'a pas su montrer notre vraie valeur, notre meilleur visage. Un peu comme en finale du Tournoi de la Fédération ou du championnat de France. Mais c'est aussi parce que l'adversaire nous a donné du fil à retordre. En plus, on était favorites, ce qui amène une pression supplémentaire. »
Que les Tango ont su, à tout coup, dépasser. « Et c'est révélateur de cette équipe. Tout le monde a participé, la solution pouvait venir de partout. Il y en a toujours eu une pour sortir du lot et surprendre l'adversaire. »
Les individualités au service du collectif... « J'ai vraiment aimé jouer dans cette équipe » , assure, une fois de plus, celle qui mènera encore le jeu tango la saison prochaine. « Et je suis triste de voir que certaines nous quittent. »
Quelle que soit leur destination, elles garderont longtemps en commun cette superbe aventure. La saison de presque tous les bonheurs. « Bien sûr , assure Caps (et elle n'est pas la seule), il y a l'amertume du Final Four, où on passe si près sur les deux matches. Mais on a su rebondir, passer au-dessus de la déception. Pour aller chercher les trois trophées hexagonaux ! » Personne, en France, ne pouvait arrêter les Tango. Triple bravo, Mesdemoiselles !
Hervé Le Fellic - www.leberry.fr
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Déclic
MVP.
– Dimanche, à l'issue de la Coupe de France, les meilleures joueuses de la saison (MVP) ont été honorées. Au palmarès, on retrouve bon nombre de Berruyères : Belinda Snell (meilleure étrangère), Endy Miyem (espoir), Céline Dumerc (meilleure joueuse).
FINALE
Résultat de la rencontre du 18/05/2008
CERCLE JEAN MACE BOURGES B / VILLENEUVE D'ASCQ ESB : 63 -51
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Bourges - Villeneuve d'Ascq 63-51 (18-14, 37-29, 51-35).
Les marqueuses :
Bourges : Petrovic 9, Snell 9, Melain 11, Miyem 6, Cata-Chitiga 4, Dumerc 8, Kireta 5, Lepron 0, N'Dongué 9, Bujdoso 2. Entr. P. Vincent.
Villeneuve d'Ascq : Diémé 0, Fombonne 6, Albicy 0, Dantas 4, Drljaca 6, Robert 10, Wambé 4, Sacko 16, Crawford 5, Ilic NPJ. Entr. A. N'Diaye.
Bourges était décidément trop fort !
Si on n'eut pas droit à une finale d'un très haut niveau, jamais le Bourges Basket n'a été inquiété dans le temple de Bercy. Parce qu'à chaque fois les Tango ont su trouver la bonne solution.
Ce Bourges Basket, qui n'a connu qu'un seul revers dans l'Hexagone cette saison, était décidément bien trop fort. Pour tout le monde, et pour Villeneuve-d'Ascq en particulier. Qui avait pourtant envie, après cinq défaites de rang contre les Tango, de montrer un tout autre visage, dans le grand temple de Bercy. Mais qui n'a jamais été en position de seulement inquiéter la troupe de Pierre Vincent. « On espérait faire un grand match, mais on n'a vraiment manqué d'adresse » , déplora Abdou N'Diaye, le coach de Villeneuve.
Avec 34 % de réussite au tir au final, il était difficile de prétendre ébranler la forteresse berruyère. D'autant que, bien souvent, les Nordistes ont été réduites aux shoots extérieurs, l'accès au cercle étant particulièrement verrouillé. « En plus, on a obtenu notre premier lancer à la... 34e minute » , soupira l'ami Abdou. « Dans ces conditions, ce n'est vraiment pas évident. »
"Il faudra reconstruire"
Le commentaire de Pierre Vincent ne laissa pas la place au moindre doute. « C'est la meilleure saison que j'ai passée à Bourges ! » Comme ses joueuses, il n'aura qu'un regret, en se rappelant le Final Four de Brno. Mais pour le reste, que l'aventure fut belle ! « On est triste, maintenant, de voir partir certaines joueuses. Il faudra reconstruire. » Pour revivre de tels moments de joie sportive. Et d'accomplissement.
Hervé Le Fellic - www.leberry.fr
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Même sans la cerise, l’ESBVA-LM a croqué le gâteau
– Et un, et deux, et trois zéro. Voilà des chants qui ont dû faire mal aux oreilles villeneuvoises !
Depuis les tribunes du POPB, les supporteurs berruyers – bien moins nombreux que leurs homologues villeneuvois soit dit en passant – ont fêté le troisième titre berrichon (après le Tournoi de la Fédération face à Valenciennes et le championnat devant Montpellier) bien avant la fin du match.
Il faut dire qu’avec seize points à remonter sur les dix dernières minutes, l’ESBVA-LM s’était placée dans une situation impossible… Villeneuve-d’Ascq a, certes, très bien débuté la rencontre, laissant Bourges un instant sans réaction (7-3). Mais comme il n’est jamais bon de titiller l’ogre dans son sommeil, quand Bourges décida de réagir par Kireta et Melain, il ne fit pas semblant (9-16).
« On espérait tous faire un grand match , résuma Abdou N’Diaye, forcément un peu déçu. Mais on a cruellement manqué d’adresse. Nous sommes généralement une équipe qui provoque les fautes de ses adversaires. Là, nous n’avons obtenu notre premier lancer franc qu’à la 34 e minute… » Bourges a, en fait, agi par à-coups, laissant sans cesse Villeneuve-d’Ascq croire en un éventuel retour. Jusqu’à la pause finalement, avant d’asséner un 9-0 (de 37-29 à 46-29, +17 !) trop dur à encaisser pour le moral de Nordistes qui n’ont, une fois de plus, pu évoluer qu’à huit, sans Bintou Dieme (entorse) ni Jasmina Ilic (élongation), mais avec Albicy (16 ans à peine). « Nous étions crispées par l’enjeu , regrette Fatimatou Sacko, guerrière jusqu’au bout. Et bizarrement, c’est après que l’écart a été creusé que nous nous sommes libérées. »
Perdu pour perdu, le match a légèrement tourné par la suite en faveur des fières Villeneuvoises qui se sont offert le luxe (peu d’équipes l’ont connu cette saison) de remporter le dernier quart-temps (12-16). « La victoire revient logiquement à l’équipe qui a dominé toute la saison , conclut Abdou N’Diaye, mais on a montré que notre place n’était pas usurpée à ce niveau même si, face à Bourges, il faut de la patience et de la résistance pendant quarante minutes, chose qu’on n’a pas su faire cette année. Mais je ne désespère pas. »
Déçues – certaines ont essuyé quelques larmes –, les Villeneuvoises ont très vite repris le dessus pour assister, en tribunes, au spectacle proposé par l’affiche Cholet - Villeurbanne. Dans quelques heures, elles seront en vacances. Bien méritées.
Sébastien DARNAUX - La Voix des Sports - www.lavoixdessports.com
BOURGES - ESBVA-LM : 63-51 (18-14, 19-15, 14-6, 12-16). Arbitres : M. Chambon et Mme Julien ; 13 400 spectateurs environ.
– BOURGES : 24 paniers sur 51 tentés dont 4/13 à trois points. Lancers francs : 11/18. 40 rebonds (Kireta, 9), 15 passes décisives (Snell, 6), 8 interceptions (Lepron, 2), 14 balles perdues.
Dumerc 8, Snell 9, Melain 11, Miyem 6, Kireta 5 ; puis Petrovic 9, Lepron, Ndongue 9, Cata-Chitiga 4, Bujdoso 2.
Entraîneur : Pierre Vincent.
– ESBVA-LM : 21 paniers sur 61 tirs dont 6/16 à trois points (Drljaca, Fombonne, 2). Lancers francs : 3/4. 31 rebonds (Sacko, 12), 12 passes décisives (Wambe, 10), 8 interceptions (Sacko, Robert, Drljaca, 2), 10 balles perdues, 21 fautes. Une joueuse éliminée : Robert (37e).
Wambe 4, Drljaca 6, Robert 10, Sacko 16, Crawford 5 puis Fombonne 6, Albicy, Dantas 4.
Entraîneur Abdou N’Diaye.
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Bourges définitivement intouchable
Et un titre de plus pour Cathy Melain qui aura pesé de toute son expérience et de tout son talent sur cette rencontre. A la veille de ses 34 ans, la plus Tango des Tango a même été élue joueuse de cette finale.
Ce troisième titre hexagonal était tant attendu qu'il en aurait presque perdu de sa saveur, hier après-midi, à Bercy. Sauf que cette coupe de France est le point final mis par Bourges à une saison en tout point remarquable.
Oui, ce Bourges-Villeneuve, épisode n° 6 de cette saison, était un peu couru d'avance. « On savait qu'on allait gagner, reconnaissaient en chœur Ana Cata-Chitiga et Endy Miyem, sans prendre de haut pour autant leurs adversaires. Il fallait juste ne pas se laisser piéger par le relâchement de cette semaine après notre titre de championnes de France. » Et ce n'est pas faire là injure aux Nordistes, mais il est vrai que face à un Bourges au complet, tout frais champion de France et outrageusement dominateur cette année, leur mission était presque impossible.
Et de fait, l'équipe d'Abdou N'Diaye, toujours volontaire, a tenu une mi-temps. Mais déjà, elle accusait huit points de retard (37-29).
Autrement dit, sans qu'il n'y paraisse vraiment, les Berruyères avaient déjà conquis leur troisième titre. Car elles ne sont pas du genre à se laisser remonter huit points comme ça, sans pouvoir réagir, surtout pas sur le sol français. Cathy Melain, élue meilleure joueuse de cette finale la veille de ses 34 ans, l'admettait : hier, Bourges a « toujours trouvé un ou deux tirs » quand il commençait à se faire rattraper. Ainsi en fin de première mi-temps où après avoir creusé un trou de 12 points (33-21), les Tango ont laissé revenir Villeneuve (35-26) pour mieux le repousser au retour des vestiaires (51-35, 30e). Ou encore dans l'ultime quart où les Nordistes n'eurent pas le loisir de revenir à moins de huit points (58-50). Et se sont finalement échouées à 13 longueurs des intouchables Berruyères : 63-51.
Un dernier trophée pour conclure une belle aventure
Intouchables, voilà sans doute le qualificatif qui restera de cette saison pour le Bourges Basket. Car, faut-il le rappeler, ni Valenciennes, ni Montpellier, ni donc Villeneuve n'ont pu faire déjouer l'équipe de Pierre Vincent. Seul Challes, et sa cohorte de blessées et de coups durs, y est parvenu. D'un petit point qui plus est… Hier après-midi, cette finale de la Coupe de France était donc le point d'orgue d'une grande saison, « la meilleure » qu'ait connue Pierre Vincent depuis son arrivée dans le Berry, avec un Final Four de haut rang et trois couronnes nationales. Mais cette finale était aussi la fin d'une aventure. Et cela, les Berruyères en avaient bien conscience. Y compris la plus habituée de ces fins de saisons, Cathy Melain qui « regrettait que certaines s'en aillent… » Cette semaine, Snell, Lepron, Kireta, Bujdoso et Petrovic (voilà l'unique ombre à cette fin de saison puisqu'elle était censée rester mais à finalement choisi un club plus offrant financièrement) quitteront en effet Bourges.
Quart-temps : 18-14, 19-15, 14-6, 12-16.
Arbitres : M. Chambon et Mme Julien.
Bourges : Petrovic, 9 ; Snell, 9 ; Melain, 11 ; Miyem, 6 ; Cata-Chitiga, 4 ; Dumerc, 8 ; Kireta, 5 ; Ndongue, 9 ; Bujdoso, 2.
Villeneuve-d'Ascq : Fombonne, 6 ; Dantas, 4 ; Drljaca, 6 ; Robert, 10 ; Wambe, 4 ; Sacko, 16 ; Crawford, 5.
Annaïck MAINGUY - www.lanouvellerepublique.fr
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Le Grand Chelem tango
Céline Dumerc a de nouveau conduit son équipe à un titre. A défaut d’offrir son meilleur basket, Bourges s’est imposé. Et c’est bien ça qui compte.
La joie tango était mesurée, hier après-midi, au bout de cette finale de Coupe de France. Et pourtant, les Berruyères ont remporté leur troisième titre. Pas plus que Montpellier, Villeneuve n'aura pu arrêter ces impressionnantes Tango.
L'histoire s'est donc encore répétée. Déjà vainqueur des cinq premiers Bourges-Villeneuve de cette saison, les Berruyères ont remporté l'ultime. Le show made in Bercy n'aura pas fait trembler le moins du monde les Berruyères qui auront décidément survolé cette saison 2007-2008 ! Oh certes, face à cet adversaire qu'elles connaissent donc par cœur, elles auront dû se montrer patientes avant de se donner un peu d'aise.
Le premier quart-temps était en effet des plus équilibrés. Bourges à la 9e s'offrait sept points d'avance (16-9) grâce à une percutante et efficace Cathy Melain, qui provoqua quatre fautes dans ces dix premières minutes, et fut élue meilleure joueuse de cette finale (elle qui fête ses 34 printemps ce lundi 19). Mais Villeneuve les effaçait presque tous en une minute grâce à Fombonne, qui confirmait les bonnes dispositions, hier, des Nordistes à longue distance, puis Dantas. Petrovic, pleine de détermination pour son ultime match, permettait tout de même à Bourges de boucler ce quart avec un + 4: 18-14.
Dans les dix minutes suivantes, les Berruyères poursuivaient leur travail de fond, sans être gênées outre mesure par la zone mise en place par Villeneuve. Les Tango, avec Dumerc à la baguette et Ndongue à la conclusion, distillaient enfin un peu de ce jeu rapide dont elles ont gratifié cette année le public, au Prado ou ailleurs. Plus tard, ce sont Snell et Melain qui régaleront ainsi le POPB pour un 30-21. Et Petrovic enfonçait le clou avec cette fois un + 12 (33-21, 17e).
Céline Dumerc a de nouveau conduit son équipe à un titre. A défaut d’offrir son meilleur basket, Bourges s’est imposé. Et c’est bien ça qui compte.
Cata-Chitiga aura mis le dernier panier d'une grande saison
Villeneuve, qui collectionnait quelques fautes déjà (trois pour Crawford et Robert à la mi-temps), se reprenait tout de même grâce à Fombonne encore et Drljaca. Sur le parquet, cette fin de mi-temps était un peu confuse : le buzzer retentissait à 3 secondes de la fin ; trois secondes où Petrovic marquait, pour rien ; trois secondes finalement à rejouer où cette fois Snell ne pouvait conclure depuis le milieu du terrain, ou presque.
Qu'importe, Bourges menait en cette fin de première période 37-29. Et surtout, Bourges attaquait la suivante sur les chapeaux de roue : Melain (à trois points s'il vous plaît), Ndongue puis Kireta sur lancer franc infligeaient un 6-0 en trois minutes qui ne pouvait que mettre un coup sur la tête des Villeneuvoises muettes pendant plus de cinq minutes. Mais Sacko sonnait leur réveil par deux paniers, de ceux qui font du bien à une équipe. Et de fait, combatives, les Nordistes répondaient à leur tour par un 6-0. Bien mais insuffisant bien sûr pour faire trembler Bourges (46-35, 28e). La preuve, le score en fin de quart-temps : 51-35 de nouveau.
Une fois de plus, Bourges faisait plier irrémédiablement l'équipe d'Abdou N'Diaye dont l'imagination et les talents individuels de filles comme Sacko ou Robert ne suffisaient pas face à la rigueur défensive et là aussi à quelques talents individuels des Berruyères.
Le sursaut de Villeneuve dans l'ultime quart était trop tardif pour pouvoir renverser le court de cette finale. D'autant que Petrovic ou Dumerc à trois points restaient sur leur garde. Les Nordistes permettaient au moins d'avoir une belle fin de match. N'empêche, quand elles revenaient à 58-50, grâce à l'agilité de Sacko, La toute jeune Ana Cata-Chitiga était là, sous le cercle, pour réaffirmer la supériorité tango : 60-50.
Et c'est même elle qui mettait, en deux temps, les deux ultimes points de Bourges. Illustration d'une année pleine où comme aime à le rappeler Pierre Vincent toutes les joueuses sont importantes. Joli clin d'œil pour le point final d'une belle aventure.
Annaïck MAINGUY - www.lanouvellerepublique.fr
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Un bonheur simple
La joie légitime d’une équipe soudée qui a réussi un parcours remarquable lors de cette saison 2007/2008.
Hier, le trophée brandi devant les 13.000 supporters de Bercy, les Berruyères flottaient entre le bonheur simple d'un dernier titre et le sentiment, également fort, de refermer définitivement une belle histoire entre elles.
Monique, emblématique supportrice tango, en avait les larmes aux yeux. Céline Dumerc est venue lui remettre le trophée de la Coupe de France, dans les tribunes de Bercy.
Hier, les Tango ont longuement partagé avec leur public ce troisième titre national. Elle était bien là l'émotion, la grande émotion. Car, à l'heure de recevoir le trophée Joë Jaunay, on ne peut pas dire que ce fut l'effusion. « Sauf à avoir une blessée ou à déjouer, on savait qu'on allait gagner » , avouait Ana Cata-Chitiga. Un sentiment partagé aussi par Endy Miyem et toutes les Berruyères, sûres de leur fait. « La sérénité et le calme, on l'a sur le terrain mais c'est aussi notre caractère , dit simplement d'un joli sourire Cathy Melain. C'est notre façon à nous d'être heureuses. »
Et comment ne pas être heureuses d'avoir relevé le pari de tout gagner en France tout en proposant un basket abouti, même si hier, comme dans les finales précédentes, Bourges « n'a pas produit un grand basket » , comme le regretta Pierre Vincent.
“ C'est une grande saison pour nous ”
Mais l'essentiel, en fin de saison, est bien sûr ailleurs, dans les titres. Et là, c'est le bonheur. « C'est la meilleure saison que j'ai faite à Bourges , confia l'entraîneur tango, mesuré lui aussi. C'est une grande saison pour nous, on a tout gagné, sans souci majeur et l'équipe a bien vécu ensemble. On est triste de voir certaines joueuses partir, mais on va reconstruire. » Voilà bien un discours que l'on a entendu de toutes les bouches berruyères hier. Et notamment de celle d'Endy Miyem. « Je suis super contente, je trouve qu'on a été une équipe vraiment géniale, sur et hors du terrain. Cela m'a fait tellement plaisir de partager cette expérience avec ces filles-là. Sniff, sniff… » Qu'on se rassure, Endy est restée rayonnante et est déjà prête à repartir, très fort, la saison prochaine.
PETROVIC S'EN VA !
– Lors de la conférence de presse, Pierre Vincent a bien voulu donner des « informations ».
Sur le recrutement bien sûr.
Une bonne : Bourges a enfin trouvé un pivot, Alessandra Santos de Oliveira, croisée cette année à Salamanque.
Une mauvaise, et même vraie tuile : le départ de Sonja Petrovic. Son papa et elle ont expliqué dans une lettre leur attachement au club tango mais il semble que l'argent ait convaincu M. Petrovic que sa fille, qui souhaitait pourtant rester à Bourges, devait aller voir plus à l'Est…
Annaïck MAINGUY - www.lanouvellerepublique.fr
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Une saison parfaite
Comme tous les ans, le Bourges Basket s'était fixé des objectifs élevés : le Final Four en Europe et le triplé en France (championnat, Tournoi de la fédération et Coupe de France). La saison 2007/2008 des Tango aura été exemplaire.
Final Four, premier temps (très) fort.
– C'était le premier rendez-vous à ne pas rater pour les Berruyères. Et contrairement à l'an passé à Moscou, elles ne sont pas passées à côté de ce Final Four. Elles sont au contraire passées à un rien de la grande finale. Frustrant bien sûr, surtout après avoir mené contre Brno jusqu'à 18 secondes du terme… Mais la prolongation, devant le public tchèque, était presque perdue d'avance.
Le dimanche, dans le match pour la 3e place face à Ekaterinbourg, même scénario cauchemardesque avec cette fois-ci une Caroline Aubert coiffant sur le poteau Bourges qui menait jusqu'à ce trois points sur le buzzer. Quatrièmes, les Tango démontrèrent à l'Europe du basket qu'elles étaient bien une des toutes meilleures équipes continentales.
Tournoi de la Fédération, premier trophée.
– Si le Tournoi de la fédération a perdu de sa valeur cette saison (car non-qualificatif pour l'Euroligue), il restait un vrai objectif pour Bourges, tenant du titre. Une semaine après le Final Four, il a au moins redonné le sourire aux Berruyères, vainqueurs de Valenciennes en finale pour ce qui fût la dernière affiche entre ces équipes historiques.
Championnat de France, le Graal atteint.
– C'était l'objectif majuscule du Bourges Basket cette saison. Ultra dominatrices de la phase régulière, tout le monde attendait le sacre des Tango en deux manches sèches, face à Montpellier, le petit nouveau. Et elles ne déçurent pas même si ce fut par deux courtes victoires… Leur Graal en poche, elles purent fêter avec le public du Prado ce titre. C'était samedi dernier.
La fête au Prado, il y a dix jours, pour le titre de championnes de France restera comme un temps fort de cette saison.
La coupe de France, la conclusion.
– Auréolées de deux titres, les Berruyères avaient promis de rester mobilisées pour aller chercher l'ultime trophée. Et ce après une semaine forcément particulière. Hier, dans l'écrin de Bercy, les Tango ont encore su répondre présent, face à une vaillante équipe de Villeneuve-d'Ascq. Chapeau !
A.M. - www.lanouvellerepublique.fr
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Bourges bien sûr
Villeneuve d'Ascq a réussi l'essentiel : exister. Les Nordistes n'ont pas remporté la Coupe de France mais il était dit que rien, ni personne, en France, ne pouvait se glisser dans les roues de Bourges cette année.
Le groupe façonné par Pierre Vincent, le sélectionneur national, a offert au CJM sa cinquième victoire dans l'épreuve en disposant de l'ESBVA sans trop de difficulté (63-51), mais sans l'humilier non plus comme ce fut le cas en demi-finale retour en LFB (72-44).
«On n'a pas été ridicules», a confirmé l'intérieure nordiste Fatimatou Sakho, marqueuse n°1 du match (16 points).
Si l'échec au Final 4 de l'Euroligue reste «difficile à digérer» selon Cathy Melain, MVP de la finale, le bilan dans l'Hexagone est hallucinant avec un triplé LFB, Coupe, Tournoi de la Fédération et une seule défaite d'un point (face à Challes) en huit mois.
Ce dimanche, devant un POPB très bien garni, les Tango ont pris dix points d'avance (33-23) pour la première fois trois minutes avant la mi-temps avant de durcir encore leur défense dans la troisième période (6 points marqués par l'ESBVA). Les Nordistes sont bien revenues sous les dix dans les deux dernières minutes, mais sans plus. «L'important, c'est la régularité, elle n'a pas toujours été là ce soir. C'était les vacances au bout», a noté Cathy Melain.
Du sol (Céline Dumerc, exceptionnelle d'intensité devant l'excellente meneuse de la sélection belge Kathy Wambe) au plafond (la pivot croate Sonja Kireta, 1,98 m), ce CJM respirait le sérieux, le talent sans ostentation, la connaissance des fondamentaux et l'envie de réussir ensemble. Il n'y a pas eu d'explosion de joie au buzzer, comme si quelque chose de logique venait de se passer. «C'est notre façon d'être heureuses. C'est pas parce qu'on se roule pas sur le terrain qu'on est pas heureuses. En général, on n'est pas très expansives» , corrige Melain.
En revanche, la défaite avait eu bien du mal à passer pour l'ailière nordiste Geraldine Robert, qui quittait le parquet les larmes aux yeux. Intraitable, Bourges n'avait pas de miettes à laisser aux adversaires, sachant que des joueuses majeures (Snell, Petrovic, Kireta) s'en vont, laissant les Françaises (Melain, la MVP de la saison Dumerc ; l'internationale Ndongue ; l'espoir n°1 Myiem) le soin de faire fructifier l'héritage.
«La victoire est logique , reconnaît l'entraîneur de l'ESBVA Abdou N'Dyaye. Notre équipe a connu un manque d'adresse qui a posé problème. Mais pour nous, c'est une bonne saison.»
«C'est ma meilleure saison avec Bourges en terme de résultats. On a bien travaillé», savoure Pierre Vincent, qui a reçu son trophée de meilleur coach sous les yeux (et les applaudissements) de Laurent Buffard, son grand adversaire pour le poste de sélectionneur, commentateur TV d'un jour.
«Qu'est-ce qu'il est chiant (sic)» , coupe cependant Melain à propos de son coach malgré un «regret» que le groupe ne reste pas intact.
X.C., à Bercy - www.lequipe.fr
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De la Coupe aux lèvres, il y a – encore – loin pour l’ESBVA-LM
Deuxième tentative, cinq ans plus tard, et deuxième échec pour les Villeneuvoises (63-51). Cette fois, c’est Bourges qui a brisé le rêve des filles d’Abdou N’Diaye.
Géraldine Robert s’en est allée essuyer quelques larmes, d’autres les ont contenues tant bien que mal. Toutes se sont finalement réunies au centre du terrain pour se féliciter d’avoir donné le meilleur d’elles-mêmes sur ce match… comme tout au long de la saison d’ailleurs.
Devant 13 400 spectateurs, les Villeneuvoises ont, en tout cas, montré qu’elles n’avaient pas peur de Bourges même si, seule une équipe française cette saison (Challes) est parvenue à l’emporter face aux Tango. Elles ont eu le mérite de prendre le match par le bon bout (7-3) et de ne pas abdiquer après le coup d’accélérateur placé par Bourges au retour des vestiaires. « Il aurait fallu de la patience et de la résistance pendant quarante minutes , précisa Abdou N’Diaye, leur entraîneur. Chose qu’on n’a jamais su faire cette saison face à Bourges. » Reste désormais à boucler le recrutement pour la prochaine saison. Des transferts (Lepron, Datchy, c’est acquis) qui devraient être annoncés mercredi soir aux partenaires du club. •
SÉBASTIEN DARNAUX - La Voix du Nord - www.lavoixdessports.com
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RÉACTIONS
Robert : « Je voulais tant la gagner pour mon fils »
Le match est terminé depuis une petite heure. Dans le triste vestiare villeneuvois, toutes se pomponnent pour assister, depuis les tribunes de l’immense Bercy, à la finale hommes entre Cholet et Villeurbanne.
Morceaux choisis.
Géraldine ROBERT : « Ce match, je l’attendais tellement que j’ai voulu trop bien faire. Malheureusement, j’ai fait des fautes bêtes qui m’ont poussée sur la banc. J’ai raté mon rendez-vous avec cette Coupe que je voulais tant gagner pour mon fils. Heureusement que Fati (Sacko) m’a relancé pour la fin de match en me disant de reprendre le dessus car l’équipe avait besoin de moi. »
Fatimatou SACKO : « J’ai toujours vu Bercy du haut des gradins. Cette fois, j’étais sur le terrain. J’ai tellement crié que je n’ai plus de voix. Cette défaite ne doit pas effacer le contenu de notre saison durant laquelle nous n’avons jamais cessé de nous battre. Alors oui, on va quand même faire la fête ! »
Bénédicte FOMBONNE : « On est tout le temps resté dans le match, sans jamais réellement prendre d’éclats. C’était ma deuxième finale et celle-là, j’y ai cru. On a perdu la tête haute. »
Kathy WAMBE : « Le trou qu’on connaît dans ce satané troisième quart-temps – qui nous a souvent fait mal cette saison – nous a été fatal. Mais je suis contente, pour mon dernier match sous les couleurs villeneuvoises, que l’équipe n’ait pas abdiqué pour autant. » •
S. D. - La Voix du Nord - www.lavoixdessports.com
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Le point final d'une superbe aventure
Oui, certaines vont maintenant prendre d'autres routes. Mais les Tango garderont longtemps en commun cette saison magnifique. Et ce triplé...
«On aurait bien aimé découper les filets, comme le veut la tradition quand on gagne. Mais je pense qu'on nous aurait arrêtées... » Il y avait tout, dans cette phrase de Cathy Melain, dimanche soir, dans le temple parisien de Bercy.
Une vérité, avant tout : normal qu'on laisse les filets en place après l'indiscutable succès Tango ; les joueurs de Villeurbanne et de Cholet devaient encore disputer leur finale de Coupe de France. L'enthousiasme d'une potache, qui a soufflé hier une bougie de plus (bon anniversaire, miss Cathy). Et qui, toute la saison, a été à l'image de ce groupe intergénérationnel : tout le monde avait la même foi, le même langage, le même enthousiasme... et les mêmes objectifs.
Il y avait encore cet appétit énorme, insatiable. De Cathy et du club dont elle est, à son corps défendant, le meilleur symbole. Bourges a tout gagné, et à plusieurs reprises, mais Bourges en veut toujours plus. Les joueuses de Pierre Vincent avaient déjà en poche le Tournoi de la Fédération, le titre de championnes de France. Personne n'aurait pu les empêcher, dimanche, d'ajouter une perle au chapelet.
Les individualités au service du collectif
Comment ne pas comprendre la joie de toutes les Tango, et de leur capitaine et guide, Céline Dumerc, en tête ? « Oui, je suis super contente. On a signé une très belle saison. Grand merci aux filles, au staff, au club, au public. On n'a pas forcément un talent monstrueux, en comparaison de certaines équipes. Et sans l'envie générale, on ne serait pas là ! »
Certes, et Céline le reconnaissait bien volontiers, ce dernier acte parisien de la saison ne fut pas la meilleure copie rendue cette saison par les Tango. « C'est un peu le point noir » , souligna cette perfectionniste de Caps. « On n'a pas su montrer notre vraie valeur, notre meilleur visage. Un peu comme en finale du Tournoi de la Fédération ou du championnat de France. Mais c'est aussi parce que l'adversaire nous a donné du fil à retordre. En plus, on était favorites, ce qui amène une pression supplémentaire. »
Que les Tango ont su, à tout coup, dépasser. « Et c'est révélateur de cette équipe. Tout le monde a participé, la solution pouvait venir de partout. Il y en a toujours eu une pour sortir du lot et surprendre l'adversaire. »
Les individualités au service du collectif... « J'ai vraiment aimé jouer dans cette équipe » , assure, une fois de plus, celle qui mènera encore le jeu tango la saison prochaine. « Et je suis triste de voir que certaines nous quittent. »
Quelle que soit leur destination, elles garderont longtemps en commun cette superbe aventure. La saison de presque tous les bonheurs. « Bien sûr , assure Caps (et elle n'est pas la seule), il y a l'amertume du Final Four, où on passe si près sur les deux matches. Mais on a su rebondir, passer au-dessus de la déception. Pour aller chercher les trois trophées hexagonaux ! » Personne, en France, ne pouvait arrêter les Tango. Triple bravo, Mesdemoiselles !
Hervé Le Fellic - www.leberry.fr
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Déclic
MVP.
– Dimanche, à l'issue de la Coupe de France, les meilleures joueuses de la saison (MVP) ont été honorées. Au palmarès, on retrouve bon nombre de Berruyères : Belinda Snell (meilleure étrangère), Endy Miyem (espoir), Céline Dumerc (meilleure joueuse).
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jeu concours « Pass VIP ».
Heureuse Morgane Leguluche!
Lors des finales des coupes de France de basket-ball organisées à Paris Bercy, la Castelle Morgane Leguluche a pris part au jeu concours « Pass VIP ». Bien lui en a pris.
Morgane s'est en effet distinguée en donnant les bonnes réponses aux treize questions posées… tout comme sept cents autres participants !
Il fallait toutefois une seule gagnante appelée à se rendre dans le carré des VIP afin d'y côtoyer, heureux privilège, les personnalités du basket-ball, les joueurs et joueuses professionnelles.
Et l'heureuse élue fut… Morgane Leguluche, de retour en Omois la tête pleine de souvenirs impérissables.
www.lunion.presse.fr
Heureuse Morgane Leguluche!
Lors des finales des coupes de France de basket-ball organisées à Paris Bercy, la Castelle Morgane Leguluche a pris part au jeu concours « Pass VIP ». Bien lui en a pris.
Morgane s'est en effet distinguée en donnant les bonnes réponses aux treize questions posées… tout comme sept cents autres participants !
Il fallait toutefois une seule gagnante appelée à se rendre dans le carré des VIP afin d'y côtoyer, heureux privilège, les personnalités du basket-ball, les joueurs et joueuses professionnelles.
Et l'heureuse élue fut… Morgane Leguluche, de retour en Omois la tête pleine de souvenirs impérissables.
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2009
La nouvelle Coupe de France aura une note arrageoise
Jean-Louis Monneret a participé à l'élaboration de cette édition new-look de la Coupe de France 2009.
C'est en début d'après-midi qu'aura lieu le tirage au sort de la Coupe de France nouvelle formule. Une refonte qu'on doit notamment à Jean-Louis Monneret.
« Je ne vais pas m'approprier le changement mais c'était une idée qui me tenait à coeur car j'ai suffisamment râlé contre la Coupe de France et son fonctionnement. » Jean-Louis Monneret aura donc les yeux de Chimène pour cette nouvelle formule de la Coupe portée sur les fonts baptismaux aujourd'hui, au siège parisien de la Fédération. Le président d'Arras pays d'Artois fait en effet partie de ceux qui ont relayé les interrogations concernant cette compétition et ont apporté des solutions. « Lors d'une réunion des présidents, c'est venu sur le tapis et on s'est demandé si ça ne serait pas mieux de faire un tableau », explique Jean-Louis Monneret.
La refonte de la Coupe de France a ensuite été soumise aux instances fédérales qui ont entériné ce projet censé donner davantage de visibilité à l'épreuve. « Avant, même si on connaissait les dates parce qu'elles figuraient dans le calendrier, on était toujours prévenu tardivement, genre le mercredi pour un match du samedi de la semaine suivante, poursuit-il. Or, les gens avaient pris d'autres engagements plutôt que de réserver leur samedi soir habituel quand ils viennent à la salle. Pour les clubs, il était également difficile de communiquer sur ces matches. Là, on pourra intéresser davantage. »
Avec trente-deux équipes qualifiées (1), le tirage de cet après-midi permettra d'identifier très vite l'adversaire du premier tour, le 25 janvier, mais aussi la suite de la compétition. « Et là, entre untel et untel, qui va se qualifier ? Contre qui je vais tomber en quart de finale ? Ça devient comme Roland-Garros. Comme ça, il y a un côté ludique qui est positif et on aura aussi l'occasion de faire la promotion du basket féminin. C'est ce qui m'avait marqué quand on avait joué contre Clermont », lors de la saison 2005-2006, quand Arras était encore en N1. Pour compléter le tableau, sachez que les clubs de Ligue ne peuvent se rencontrer au premier tour et qu'il ne sera pas possible pour un membre de l'élite de jouer deux tours de suite à domicile.
V.L.G - www.arras.maville.com
(1) : les quatorze clubs de Ligue, les quinze clubs de N1 (le Centre fédéral est dispensé de Coupe de France) et les trois meilleures formations de N2 à l'issue du trophée Coupe de France 2007-2008 (à savoir Ouistreham, Villeurbanne et Nice).
Les rédactions de La Voix du Nord
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La nouvelle Coupe de France aura une note arrageoise
Jean-Louis Monneret a participé à l'élaboration de cette édition new-look de la Coupe de France 2009.
C'est en début d'après-midi qu'aura lieu le tirage au sort de la Coupe de France nouvelle formule. Une refonte qu'on doit notamment à Jean-Louis Monneret.
« Je ne vais pas m'approprier le changement mais c'était une idée qui me tenait à coeur car j'ai suffisamment râlé contre la Coupe de France et son fonctionnement. » Jean-Louis Monneret aura donc les yeux de Chimène pour cette nouvelle formule de la Coupe portée sur les fonts baptismaux aujourd'hui, au siège parisien de la Fédération. Le président d'Arras pays d'Artois fait en effet partie de ceux qui ont relayé les interrogations concernant cette compétition et ont apporté des solutions. « Lors d'une réunion des présidents, c'est venu sur le tapis et on s'est demandé si ça ne serait pas mieux de faire un tableau », explique Jean-Louis Monneret.
La refonte de la Coupe de France a ensuite été soumise aux instances fédérales qui ont entériné ce projet censé donner davantage de visibilité à l'épreuve. « Avant, même si on connaissait les dates parce qu'elles figuraient dans le calendrier, on était toujours prévenu tardivement, genre le mercredi pour un match du samedi de la semaine suivante, poursuit-il. Or, les gens avaient pris d'autres engagements plutôt que de réserver leur samedi soir habituel quand ils viennent à la salle. Pour les clubs, il était également difficile de communiquer sur ces matches. Là, on pourra intéresser davantage. »
Avec trente-deux équipes qualifiées (1), le tirage de cet après-midi permettra d'identifier très vite l'adversaire du premier tour, le 25 janvier, mais aussi la suite de la compétition. « Et là, entre untel et untel, qui va se qualifier ? Contre qui je vais tomber en quart de finale ? Ça devient comme Roland-Garros. Comme ça, il y a un côté ludique qui est positif et on aura aussi l'occasion de faire la promotion du basket féminin. C'est ce qui m'avait marqué quand on avait joué contre Clermont », lors de la saison 2005-2006, quand Arras était encore en N1. Pour compléter le tableau, sachez que les clubs de Ligue ne peuvent se rencontrer au premier tour et qu'il ne sera pas possible pour un membre de l'élite de jouer deux tours de suite à domicile.
V.L.G - www.arras.maville.com
(1) : les quatorze clubs de Ligue, les quinze clubs de N1 (le Centre fédéral est dispensé de Coupe de France) et les trois meilleures formations de N2 à l'issue du trophée Coupe de France 2007-2008 (à savoir Ouistreham, Villeurbanne et Nice).
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Le tableau féminin connu cet après-midi
Le tirage au sort unique du tableau de la Coupe de France féminine Joë Jaunay aura lieu cet après-midi à 14h00 au siège de la Fédération à Paris.
Ce changement de formule implique l’entrée en lice de tous les clubs dès le premier tour, à savoir les 14 équipes de LFB, 15 équipes de NF1 (le Centre Fédéral ne participant pas à la Coupe de France) et trois équipes issues du Trophée Coupe de France 2008 (Nice Côte d'Azur, Villeurbanne et Ouistreham évoluant en NF2). Pour le premier tour les clubs seront regroupés par zone géographique.
C’est un tirage au sort unique qui sera fait et déterminera ainsi un tableau lisible de la compétition. A noter que les demi-finales se dérouleront sur un lieu unique à Rennes le samedi 18 avril 2009 et la finale aura lieu au Palais Omnisports de Paris Bercy le dimanche 17 mai prochain.
Le vainqueur de la Coupe de France féminine sera qualifié pour l'Euroleague Féminine.
Les dates de la Coupe de France féminine – Joë Jaunay
Samedi 24 janvier 2009 : 16e de finale
Samedi 28 février 2009 : 8e de finale
Samedi 21 mars 2009 : Quarts de finale
Samedi 18 avril 2009 : Demi-finales à Rennes
Dimanche 17 mai 2009 : Finale au Palais Omnisports de Paris Bercy
www.basketfrance.com
Le tirage au sort unique du tableau de la Coupe de France féminine Joë Jaunay aura lieu cet après-midi à 14h00 au siège de la Fédération à Paris.
Ce changement de formule implique l’entrée en lice de tous les clubs dès le premier tour, à savoir les 14 équipes de LFB, 15 équipes de NF1 (le Centre Fédéral ne participant pas à la Coupe de France) et trois équipes issues du Trophée Coupe de France 2008 (Nice Côte d'Azur, Villeurbanne et Ouistreham évoluant en NF2). Pour le premier tour les clubs seront regroupés par zone géographique.
C’est un tirage au sort unique qui sera fait et déterminera ainsi un tableau lisible de la compétition. A noter que les demi-finales se dérouleront sur un lieu unique à Rennes le samedi 18 avril 2009 et la finale aura lieu au Palais Omnisports de Paris Bercy le dimanche 17 mai prochain.
Le vainqueur de la Coupe de France féminine sera qualifié pour l'Euroleague Féminine.
Les dates de la Coupe de France féminine – Joë Jaunay
Samedi 24 janvier 2009 : 16e de finale
Samedi 28 février 2009 : 8e de finale
Samedi 21 mars 2009 : Quarts de finale
Samedi 18 avril 2009 : Demi-finales à Rennes
Dimanche 17 mai 2009 : Finale au Palais Omnisports de Paris Bercy
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Programme des 16e de finale de la Coupe de France féminine :
Samedi 24 janvier 2009
Laveyron (NF1) – Aix-en-Provence (LFB)
Voiron (NF1) – Clermont Ferrand (LFB)
Villeurbanne (NF2) – Challes-les-Eaux (LFB)
Nice CAB (NF2) – Nice CO (NF1)
Limoges (NF1) – Basket Landes (LFB)
Colomiers (NF1) – Tarbes (LFB)
Toulouse (NF1) – Montpellier (LFB)
Rennes (NF1) – Mondeville (LFB)
Pleyber-Christ (NF1) – Rezé Nantes (LFB)
Roche Vendée (NF1) – Bourges (LFB)
Ouistreham (NF2) – Ifs (NF1)
Charleville Mézières (NF1) – Arras (LFB)
Armentières (NF1) – Union Hainaut (LFB)
Strasbourg (NF1) – Reims (LFB)
SI Graffenstaden (NF1) – Villeneuve d’Ascq (LFB)
Dunkerque Malo (NF1) – Calais (LFB)
Samedi 24 janvier 2009
Laveyron (NF1) – Aix-en-Provence (LFB)
Voiron (NF1) – Clermont Ferrand (LFB)
Villeurbanne (NF2) – Challes-les-Eaux (LFB)
Nice CAB (NF2) – Nice CO (NF1)
Limoges (NF1) – Basket Landes (LFB)
Colomiers (NF1) – Tarbes (LFB)
Toulouse (NF1) – Montpellier (LFB)
Rennes (NF1) – Mondeville (LFB)
Pleyber-Christ (NF1) – Rezé Nantes (LFB)
Roche Vendée (NF1) – Bourges (LFB)
Ouistreham (NF2) – Ifs (NF1)
Charleville Mézières (NF1) – Arras (LFB)
Armentières (NF1) – Union Hainaut (LFB)
Strasbourg (NF1) – Reims (LFB)
SI Graffenstaden (NF1) – Villeneuve d’Ascq (LFB)
Dunkerque Malo (NF1) – Calais (LFB)
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lu sur http://club.quomodo.com/sabc/_0_page.html
"Suite au tirage au sort effectué par Marie-Noëlle Servage (maman de Charline, notre feu follet) le mercredi le 17/12, le S.A.B.C. rencontrera l'équipe de REIMS, pensionnaire de la Ligue Féminine. Cette rencontre se déroulera le vendredi 23 janvier 2009. ..."
"Suite au tirage au sort effectué par Marie-Noëlle Servage (maman de Charline, notre feu follet) le mercredi le 17/12, le S.A.B.C. rencontrera l'équipe de REIMS, pensionnaire de la Ligue Féminine. Cette rencontre se déroulera le vendredi 23 janvier 2009. ..."
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COUPE DE FRANCE SENIORS JOE JAUNAY 1/16EME
Les rencontres des 21, 23, 24 et 25/01/2009
mercredi 21
19:00 NICE COTE D'AZUR BASKET +7 / NICE CAVIGAL OLYMPIC
vendredi 23
20:00 TOULOUSE METROPOLE BASKET / BASKET LATTES MONTPELLIER AGGLOMERATION
20:00 STRASBOURG ALSACE BC / SAINT JACQUES SPORT REIMS
20:30 ASPTT CHARLEVILLE MEZIERES / ARRAS PAYS D'ARTOIS BASKET FEMININ
samedi 24
18:30 AS VILLEURBANNE / CHALLES LES EAUX B
20:00 US LAVEYRON / PAYS D'AIX BASKET 13
20:00 ETOILE DE VOIRON FEMININ / STADE CLERMONTOIS AB 63
20:00 LIMOGES ABC EN LIMOUSIN / BASKET LANDES
20:00 U.S. COLOMIERS BASKET / TARBES GESPE BIGORRE
20:00 PLEYBER CHRIST BASKET CLUB / REZE BASKET 44
20:00 ROCHE VENDEE BC / BOURGES BASKET
20:00 AJS OUISTREHAM +7 / CLUB BASKET D'IFS
20:00 ARMENTIERES SO / UNION HAINAUT BASKET
20:00 S.I. GRAFFENSTADEN / ESB VILLENEUVE D'ASCQ LM
20:00 DUNKERQUE MALO BASKET CLUB / COTE D'OPALE BASKET CALAIS
dimanche 25
15:00 RENNES AVENIR / USO MONDEVILLE
Les rencontres des 21, 23, 24 et 25/01/2009
mercredi 21
19:00 NICE COTE D'AZUR BASKET +7 / NICE CAVIGAL OLYMPIC
vendredi 23
20:00 TOULOUSE METROPOLE BASKET / BASKET LATTES MONTPELLIER AGGLOMERATION
20:00 STRASBOURG ALSACE BC / SAINT JACQUES SPORT REIMS
20:30 ASPTT CHARLEVILLE MEZIERES / ARRAS PAYS D'ARTOIS BASKET FEMININ
samedi 24
18:30 AS VILLEURBANNE / CHALLES LES EAUX B
20:00 US LAVEYRON / PAYS D'AIX BASKET 13
20:00 ETOILE DE VOIRON FEMININ / STADE CLERMONTOIS AB 63
20:00 LIMOGES ABC EN LIMOUSIN / BASKET LANDES
20:00 U.S. COLOMIERS BASKET / TARBES GESPE BIGORRE
20:00 PLEYBER CHRIST BASKET CLUB / REZE BASKET 44
20:00 ROCHE VENDEE BC / BOURGES BASKET
20:00 AJS OUISTREHAM +7 / CLUB BASKET D'IFS
20:00 ARMENTIERES SO / UNION HAINAUT BASKET
20:00 S.I. GRAFFENSTADEN / ESB VILLENEUVE D'ASCQ LM
20:00 DUNKERQUE MALO BASKET CLUB / COTE D'OPALE BASKET CALAIS
dimanche 25
15:00 RENNES AVENIR / USO MONDEVILLE
Modifié en dernier par la zone le mer. 21 janv. 2009 18:50, modifié 1 fois.
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TOULOUSE METROPOLE BASKET / BASKET LATTES MONTPELLIER AGGLOMERATION
BLMA
Après leurs deux succès en matches amicaux dans le sud-ouest, face à Tarbes et Basket Landes, les joueuses du BLMA vont retrouver le goût de la compétition officielle avec leur entrée en lice en 16e de finale du Trophée Joe-Jaunay.
Et pour l'occasion, l'équipe de Valéry Demory effectuera un court déplacement - le tirage a été fait par zones géographiques - à Toulouse pour y affronter dans le petit palais des sports le Toulouse Métropole (7e ex-aequo de NF1), qui vient d'aller gagner à Dunkerque (84-76 ap). La méfiance sera de rigueur face à la formation de Valérie Garnier qui compte une internationale (Hermouet) et d'autres ex-pensionnaires de l'Élite (match à 20 h).
www.midilibre.com
BLMA
Après leurs deux succès en matches amicaux dans le sud-ouest, face à Tarbes et Basket Landes, les joueuses du BLMA vont retrouver le goût de la compétition officielle avec leur entrée en lice en 16e de finale du Trophée Joe-Jaunay.
Et pour l'occasion, l'équipe de Valéry Demory effectuera un court déplacement - le tirage a été fait par zones géographiques - à Toulouse pour y affronter dans le petit palais des sports le Toulouse Métropole (7e ex-aequo de NF1), qui vient d'aller gagner à Dunkerque (84-76 ap). La méfiance sera de rigueur face à la formation de Valérie Garnier qui compte une internationale (Hermouet) et d'autres ex-pensionnaires de l'Élite (match à 20 h).
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La Roche (N1) - Bourges (Ligue), samedi.
« Progresser tout en prenant du plaisir »
Mylène Balat s'apprête à retrouver Bourges. Un défi enrichissant !
Les Vendéennes voudront faire bonne figure dans ce 16e de finale de Coupe de France, fort déséquilibré.
Trois questions à... Mylène Balat. Ailière, 28 ans, prof de sport. Clubs précédents : Limoges et Le Puy-en-Velay.
Dans quelles dispositions abordez-vous cette rencontre ?
Bien. Hormis Lucia Laskova, toujours blessée à un genou, tout le monde est sur le pont. Le retour de vacances nous a été plutôt favorable. On a battu le Centre fédéral, et surtout Nice, le week-end dernier, en y ajoutant, cette fois, la manière. On reste donc 2e au classement, avec Charleville-Mézières et Armentières, à deux points de Limoges, leader.
Que vous inspire cette équipe de Bourges ?
Beaucoup de respect. C'est la crème des crèmes. Actuellement en tête de la Ligue (avec Tarbes), et auteur d'un doublé, l'an dernier (championnat et Coupe de France), elle côtoie aussi, depuis longtemps, le haut niveau européen. Par rapport à la saison passée, il y a eu du changement, mais ça semble plus fort encore.
Un monde vous sépare... Que peut espérer La Roche dans ces conditions ?
Il n'y aura pas d'exploit, il faut être honnête. On fera de notre mieux pour que le score soit le moins lourd possible. On s'efforcera de se faire plaisir, et de progresser à leur contact. Cela ne peut nous faire que du bien, et nous servir pour obtenir l'une des quatre premières places en championnat, et accéder au « Final four », en fin de saison.
Recueilli par Michel LE TUTOUR. - www.larochesuryon.maville.com
Ouest-France
« Progresser tout en prenant du plaisir »
Mylène Balat s'apprête à retrouver Bourges. Un défi enrichissant !
Les Vendéennes voudront faire bonne figure dans ce 16e de finale de Coupe de France, fort déséquilibré.
Trois questions à... Mylène Balat. Ailière, 28 ans, prof de sport. Clubs précédents : Limoges et Le Puy-en-Velay.
Dans quelles dispositions abordez-vous cette rencontre ?
Bien. Hormis Lucia Laskova, toujours blessée à un genou, tout le monde est sur le pont. Le retour de vacances nous a été plutôt favorable. On a battu le Centre fédéral, et surtout Nice, le week-end dernier, en y ajoutant, cette fois, la manière. On reste donc 2e au classement, avec Charleville-Mézières et Armentières, à deux points de Limoges, leader.
Que vous inspire cette équipe de Bourges ?
Beaucoup de respect. C'est la crème des crèmes. Actuellement en tête de la Ligue (avec Tarbes), et auteur d'un doublé, l'an dernier (championnat et Coupe de France), elle côtoie aussi, depuis longtemps, le haut niveau européen. Par rapport à la saison passée, il y a eu du changement, mais ça semble plus fort encore.
Un monde vous sépare... Que peut espérer La Roche dans ces conditions ?
Il n'y aura pas d'exploit, il faut être honnête. On fera de notre mieux pour que le score soit le moins lourd possible. On s'efforcera de se faire plaisir, et de progresser à leur contact. Cela ne peut nous faire que du bien, et nous servir pour obtenir l'une des quatre premières places en championnat, et accéder au « Final four », en fin de saison.
Recueilli par Michel LE TUTOUR. - www.larochesuryon.maville.com
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Le SABC à rude épreuve
Absent ces deux derniers jours, José Ruiz dirigera ce soir un SABC qui s’est égaré en début d’année, mais qu’il a, selon son président, « repris en main. »
Après avoir mis en péril son objectif de la saison (la montée) en attaquant 2009 par deux défaites en NF1, le club strasbourgeois, diminué, accueille sans trop d’illusions Reims, 10e de Ligue, à 20 h au Tivoli en 16es de Coupe de France.
Voilà des années que les dirigeants du Strasbourg ABC (le Racing précédemment) répètent la même chose au sujet de la Coupe de France : « Ce n’est pas une priorité. » La saison 2008-2009 ne déroge pas à la règle. Même si elles accueillent ce soir (20 h) au Tivoli une équipe de Ligue, Reims en l’occurrence (10e), les Strasbourgeoises ont d’autres chats à fouetter.
A commencer par remettre de l’ordre dans leurs rangs. Elles qui avaient bouclé 2008 sur cinq victoires consécutives viennent d’entamer la nouvelle année par deux défaites plus que contrariantes : 63-73 contre Rennes et 80-51 au Centre fédéral, même si l’absence de l’exemplaire capitaine Belinda Mboma (bronchiolite) et la blessure au pied de la meilleure rebondeuse du championnat, Djéné Diawara, alignée seulement 20’, les ont empêchées de donner leur pleine mesure en région parisienne. La Malienne sera d’ailleurs préservée et ne jouera pas en soirée.
L’entraîneur José Ruiz, absent depuis deux jours, mais qui sera présent sur son banc, a « repris tout le monde en main », selon le président Marc Bouté. Car c’est peu dire que le comportement de certaines de ses joueuses a irrité le technicien bas-rhinois et ses dirigeants. Le retour tardif du pivot franco-américain Mélissa Washington, au matin même de la réception de Rennes, a provoqué leur ire. La joueuse, hors de forme, a été sanctionnée financièrement. « Son agent lui a fait miroiter un départ vers un autre club. Comme si Washington aurait pu jouer ailleurs sans une lettre de sortie de notre part ! », enrage Marc Bouté. « Ces deux défaites face à deux clubs à notre portée sont inadmissibles. Les filles sont revenues la fleur au fusil. Elles ont été punies sur le terrain et, pour certaines, par nous. Nous les avons remises en ordre de marche. Pour l’accession, qui reste notre objectif, ce n’est pas encore perdu. Mais nous n’avons pratiquement plus droit à aucun faux pas. »
Relégué à deux victoires du trio de dauphins (Ndlr : le premier de la phase régulière monte en Ligue, les quatre premiers disputent les play-offs d’accession), le SABC a peut-être, en une semaine, perdu un temps qui ne se rattrapera plus.
« Très peu de chances »
Autant dire que la réception de Saint-Jacques Sport Reims est le cadet de ses soucis. Battues lors des deux dernières journées de Ligue, les Rémoises, au sein desquelles Lucie Bouthors et Manon Sinico (tendon d’Achille) sont incertaines, sont pourtant privées de compétition depuis le 20 décembre. Ces derniers jours, elles se sont livrées à deux oppositions amicales - sans décompte des points - face à Charleville, 2e de NF1. Leur intérieure Valeriya Berezhynska vient tout juste de rentrer après s’être qualifiée pour l’Euro avec l’Ukraine. « Au complet et en pleine forme, nous aurions assurément pu les accrocher », estime Marc Bouté. « Là, en l’absence de Djéné et avec une Belinda pas encore au top, nous n’avons que très peu de chances. »
S.G. - www.alsapresse.com
Strasbourg : 4. Eloïse Chapays, 5. Diana Gandega, 6. Laurence Cayot, 7. Johanna Ratzel, 8. Belinda Mboma, 9. Charline Servage, 10. Claire Vanhoutrève, 12. Melissa Washington, 14. Stéphanie Stiegler.
Reims : 4. Lucie Bouthors, 5. Orsolya Englert, 6. Mame-Marie Sy-Diop, 7. Sarra Ouerghi, 9. Cassandre Piedbois, 10. Amélie Pochet, 11. Manon Sinico, 12. Jenny Fouasseau, 13. Valeriya Berezhynska, 15. Marie-Laure Fleury-Kindoki.
Absent ces deux derniers jours, José Ruiz dirigera ce soir un SABC qui s’est égaré en début d’année, mais qu’il a, selon son président, « repris en main. »
Après avoir mis en péril son objectif de la saison (la montée) en attaquant 2009 par deux défaites en NF1, le club strasbourgeois, diminué, accueille sans trop d’illusions Reims, 10e de Ligue, à 20 h au Tivoli en 16es de Coupe de France.
Voilà des années que les dirigeants du Strasbourg ABC (le Racing précédemment) répètent la même chose au sujet de la Coupe de France : « Ce n’est pas une priorité. » La saison 2008-2009 ne déroge pas à la règle. Même si elles accueillent ce soir (20 h) au Tivoli une équipe de Ligue, Reims en l’occurrence (10e), les Strasbourgeoises ont d’autres chats à fouetter.
A commencer par remettre de l’ordre dans leurs rangs. Elles qui avaient bouclé 2008 sur cinq victoires consécutives viennent d’entamer la nouvelle année par deux défaites plus que contrariantes : 63-73 contre Rennes et 80-51 au Centre fédéral, même si l’absence de l’exemplaire capitaine Belinda Mboma (bronchiolite) et la blessure au pied de la meilleure rebondeuse du championnat, Djéné Diawara, alignée seulement 20’, les ont empêchées de donner leur pleine mesure en région parisienne. La Malienne sera d’ailleurs préservée et ne jouera pas en soirée.
L’entraîneur José Ruiz, absent depuis deux jours, mais qui sera présent sur son banc, a « repris tout le monde en main », selon le président Marc Bouté. Car c’est peu dire que le comportement de certaines de ses joueuses a irrité le technicien bas-rhinois et ses dirigeants. Le retour tardif du pivot franco-américain Mélissa Washington, au matin même de la réception de Rennes, a provoqué leur ire. La joueuse, hors de forme, a été sanctionnée financièrement. « Son agent lui a fait miroiter un départ vers un autre club. Comme si Washington aurait pu jouer ailleurs sans une lettre de sortie de notre part ! », enrage Marc Bouté. « Ces deux défaites face à deux clubs à notre portée sont inadmissibles. Les filles sont revenues la fleur au fusil. Elles ont été punies sur le terrain et, pour certaines, par nous. Nous les avons remises en ordre de marche. Pour l’accession, qui reste notre objectif, ce n’est pas encore perdu. Mais nous n’avons pratiquement plus droit à aucun faux pas. »
Relégué à deux victoires du trio de dauphins (Ndlr : le premier de la phase régulière monte en Ligue, les quatre premiers disputent les play-offs d’accession), le SABC a peut-être, en une semaine, perdu un temps qui ne se rattrapera plus.
« Très peu de chances »
Autant dire que la réception de Saint-Jacques Sport Reims est le cadet de ses soucis. Battues lors des deux dernières journées de Ligue, les Rémoises, au sein desquelles Lucie Bouthors et Manon Sinico (tendon d’Achille) sont incertaines, sont pourtant privées de compétition depuis le 20 décembre. Ces derniers jours, elles se sont livrées à deux oppositions amicales - sans décompte des points - face à Charleville, 2e de NF1. Leur intérieure Valeriya Berezhynska vient tout juste de rentrer après s’être qualifiée pour l’Euro avec l’Ukraine. « Au complet et en pleine forme, nous aurions assurément pu les accrocher », estime Marc Bouté. « Là, en l’absence de Djéné et avec une Belinda pas encore au top, nous n’avons que très peu de chances. »
S.G. - www.alsapresse.com
Strasbourg : 4. Eloïse Chapays, 5. Diana Gandega, 6. Laurence Cayot, 7. Johanna Ratzel, 8. Belinda Mboma, 9. Charline Servage, 10. Claire Vanhoutrève, 12. Melissa Washington, 14. Stéphanie Stiegler.
Reims : 4. Lucie Bouthors, 5. Orsolya Englert, 6. Mame-Marie Sy-Diop, 7. Sarra Ouerghi, 9. Cassandre Piedbois, 10. Amélie Pochet, 11. Manon Sinico, 12. Jenny Fouasseau, 13. Valeriya Berezhynska, 15. Marie-Laure Fleury-Kindoki.
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SIG Un gala sans pression
Aminata Konate et la SIG joueront sans pression et sans complexes.
Pour les 16es de Coupe de France, les Illkirchoises, 5es de NF1, se frottent à un gros morceau : Villeneuve d’Ascq, l’un des ténors de la Ligue, débarque au hall de la SIG ce samedi à 20 h.
Demain (20 h) face à Villeneuve d’Ascq, demi-finaliste de la Ligue et finaliste de la Coupe de France - battu par Bourges (63-51) - la saison passée, la mission de la SIG sera sans doute compliquée, voire impossible. Du reste, le coach Philippe Breitenbucher a pleinement conscience de la tâche qui attend ses filles. « On aborde ce rendez-vous sans pression, car il ne faut pas se leurrer sur l’issue du match. Physiquement, ça va être très dur et il va falloir, avant tout, jouer pour prendre du plaisir et avec l’envie de bien faire. »
« Tout est réalisable »
Pourtant, l’exemple des garçons de Gries-Oberhoffen (NM2), qui ont éliminé Saint-Etienne (Pro B), puis tenu la dragée haute à Cholet (Pro A) mardi soir, trotte forcément dans les têtes illkirchoises. « Pourquoi pas ? Tout est réalisable », lance l’ailière Aline Fischbach. « Ça va être difficile, mais il faut prendre ce match comme les autres et se donner à fond. Pour nous, c’est un honneur de jouer face à une équipe de ce niveau. »
Actuellement 4e de LFB, l’Entente Sportive Basket Villeneuve d’Ascq-Lille Métropole a disputé cette saison l’Euroligue, la plus prestigieuse compétition européenne. Dernières de leur groupe avec 3 victoires en 10 matches, les Nordistes n’ont pas démérité face aux meilleures équipes du Vieux Continent. Villeneuve n’ayant pas joué depuis le 20 décembre - une lourde défaite 67-50 à Bourges - la principale interrogation tient à l’état d’esprit et de forme dans lequel les filles d’Abdou N’Diaye se présenteront sur le parquet du hall de la SIG.
Audrey Kopp en délicatesse
Le pivot tchèque, Martina Rejchova (arrachement osseux), est incertain. Mais avec l’ex-Strasbourgeoise Géraldine Robert, meilleure rebondeuse de la Ligue avec 11,5 prises par match et meilleure marqueuse de son équipe avec 14,7 points de moyenne, Fatimatou Sacko (13,6 pts et 6,4 rbds) et Ljubica Drljaca (12,9 pts et 3,6 rbds), les Nordistes possèdent de sérieux atouts. « Mon équipe devra être parfaite dans tous les domaines et surtout au-dessus de son niveau habituel. Je ne rêve pas, mais on va quand même essayer de les faire douter le plus longtemps possible », souligne sobrement le coach illkirchois.
Absente samedi dernier face à Ifs, Audrey Kopp est une nouvelle fois incertaine. La capitaine, qui ressent une douleur à un cartilage, s’est entraînée avec le groupe cette semaine, mais Philippe Breitenbucher ne prendra aucun risque. Pour le coach, ce match doit surtout servir d’expérience supplémentaire à ses jeunes joueuses pour la suite d’un championnat où elles ont attrapé le bon wagon. « Avant le match, je dirai seulement à mon équipe de jouer son jeu sans trop regarder les stars d’en face. Les filles doivent profiter de ce moment pour montrer quelque chose de bien. »
Gries l’a prouvé : à cœur vaillant, rien d’impossible.
Olivier Arnal - www.alsapresse.com
SIG : 4. Lucie Battaglia ; 5. Marie-Noémie Privet ; 6. Claire Nussbaumer ; 7. Aline Fischbach ; 8. Aminata Konate ; 9. Darline N’Soki ; 10. Jessica De Amorim ; 11. Audrey Kopp ; 12. Allison Vernerey ; 14. Céline Schmitt-Sendner ; 15. Pauline Schultz.
Villeneuve d’Ascq : 5. Audrey Alves ; 6.Tracy Albicy ; 7. Martina Rejchova ; 8. Florence Lepron ; 9. Laurie Datchy ; 10. Ljubica Drljaca ; 11. Géraldine Robert ; 13. Fatimatou Sacko ; 14. Milijana Evtoukhovitch ; 15. Jolene Anderson.
Aminata Konate et la SIG joueront sans pression et sans complexes.
Pour les 16es de Coupe de France, les Illkirchoises, 5es de NF1, se frottent à un gros morceau : Villeneuve d’Ascq, l’un des ténors de la Ligue, débarque au hall de la SIG ce samedi à 20 h.
Demain (20 h) face à Villeneuve d’Ascq, demi-finaliste de la Ligue et finaliste de la Coupe de France - battu par Bourges (63-51) - la saison passée, la mission de la SIG sera sans doute compliquée, voire impossible. Du reste, le coach Philippe Breitenbucher a pleinement conscience de la tâche qui attend ses filles. « On aborde ce rendez-vous sans pression, car il ne faut pas se leurrer sur l’issue du match. Physiquement, ça va être très dur et il va falloir, avant tout, jouer pour prendre du plaisir et avec l’envie de bien faire. »
« Tout est réalisable »
Pourtant, l’exemple des garçons de Gries-Oberhoffen (NM2), qui ont éliminé Saint-Etienne (Pro B), puis tenu la dragée haute à Cholet (Pro A) mardi soir, trotte forcément dans les têtes illkirchoises. « Pourquoi pas ? Tout est réalisable », lance l’ailière Aline Fischbach. « Ça va être difficile, mais il faut prendre ce match comme les autres et se donner à fond. Pour nous, c’est un honneur de jouer face à une équipe de ce niveau. »
Actuellement 4e de LFB, l’Entente Sportive Basket Villeneuve d’Ascq-Lille Métropole a disputé cette saison l’Euroligue, la plus prestigieuse compétition européenne. Dernières de leur groupe avec 3 victoires en 10 matches, les Nordistes n’ont pas démérité face aux meilleures équipes du Vieux Continent. Villeneuve n’ayant pas joué depuis le 20 décembre - une lourde défaite 67-50 à Bourges - la principale interrogation tient à l’état d’esprit et de forme dans lequel les filles d’Abdou N’Diaye se présenteront sur le parquet du hall de la SIG.
Audrey Kopp en délicatesse
Le pivot tchèque, Martina Rejchova (arrachement osseux), est incertain. Mais avec l’ex-Strasbourgeoise Géraldine Robert, meilleure rebondeuse de la Ligue avec 11,5 prises par match et meilleure marqueuse de son équipe avec 14,7 points de moyenne, Fatimatou Sacko (13,6 pts et 6,4 rbds) et Ljubica Drljaca (12,9 pts et 3,6 rbds), les Nordistes possèdent de sérieux atouts. « Mon équipe devra être parfaite dans tous les domaines et surtout au-dessus de son niveau habituel. Je ne rêve pas, mais on va quand même essayer de les faire douter le plus longtemps possible », souligne sobrement le coach illkirchois.
Absente samedi dernier face à Ifs, Audrey Kopp est une nouvelle fois incertaine. La capitaine, qui ressent une douleur à un cartilage, s’est entraînée avec le groupe cette semaine, mais Philippe Breitenbucher ne prendra aucun risque. Pour le coach, ce match doit surtout servir d’expérience supplémentaire à ses jeunes joueuses pour la suite d’un championnat où elles ont attrapé le bon wagon. « Avant le match, je dirai seulement à mon équipe de jouer son jeu sans trop regarder les stars d’en face. Les filles doivent profiter de ce moment pour montrer quelque chose de bien. »
Gries l’a prouvé : à cœur vaillant, rien d’impossible.
Olivier Arnal - www.alsapresse.com
SIG : 4. Lucie Battaglia ; 5. Marie-Noémie Privet ; 6. Claire Nussbaumer ; 7. Aline Fischbach ; 8. Aminata Konate ; 9. Darline N’Soki ; 10. Jessica De Amorim ; 11. Audrey Kopp ; 12. Allison Vernerey ; 14. Céline Schmitt-Sendner ; 15. Pauline Schultz.
Villeneuve d’Ascq : 5. Audrey Alves ; 6.Tracy Albicy ; 7. Martina Rejchova ; 8. Florence Lepron ; 9. Laurie Datchy ; 10. Ljubica Drljaca ; 11. Géraldine Robert ; 13. Fatimatou Sacko ; 14. Milijana Evtoukhovitch ; 15. Jolene Anderson.
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Les filles du SABC, ce soir (20 h) face à Reims, et celles de la SIG, demain (20 h) face à Villeneuve-d’Ascq, font leur entrée en 16es de finale de la Coupe de France. Avec l’ambition… de se faire plaisir.
« Nous avons eu notre dose de malchance. Pour nous, le monde s’est écroulé en deux matches ! », s’exclame José Ruiz. L’entraîneur des filles du Strasbourg ABC, longtemps secondes de NF1 après une belle série de cinq victoires, ont perdu du terrain à cause de leurs défaites face à Rennes puis au Centre Fédéral ce week-end « à la surprise générale ». L’explication de cette soudaine baisse de régime ? Il faut aller la chercher à l’infirmerie du club, puisque Bélinda M’Boma, alitée en raison d’une bronchiolite, et Djéné Diawara, touchée à une cheville, y sont cantonnées depuis et pour un petit moment. S’ajoute à cela le retour tardif de l’intérieure franco-américaine Mélissa Washington, contrainte de rester plus longtemps que prévu aux Etats-Unis et revenue il y a à peine plus d’une semaine. « Et nos remplaçantes n’ont pas encore montré qu’elles ont le niveau de la NF1 », précise le coach. Qui, dans ces conditions, aborde sans pression sur les épaules la rencontre de ce soir (20 h) face à Reims, 10e de la LFB à égalité de points avec Mondeville en réalisant « un parcours tout à fait honorable ». « Nous allons essayer de colmater les brèches, faire au mieux, et prendre le taureau par les cornes. Voyons le bon côté des choses : comme le match est décalé, nous aurons moins de concurrence et donc plus de monde au Tivoli. »
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« Un monde les sépare »
Les filles de la SIG (5es en NF1 juste devant le SABC) n’auront pas elles non plus de pression demain (20 h) face à Villeneuve-d’Ascq. « En théorie, il n’y a qu’une division d’écart entre les deux formations. Dans la pratique, il y en a au moins deux. En fait, tout un monde les sépare », résume l’entraîneur Philippe Breitenbucher. « Cette équipe, très régulière depuis des années, arrive juste derrière Bourges et Valenciennes, et a même pris part à l’Euroligue- ndlr: elle est actuellement quatrième de la LFB et a été éliminée en Coupe d’Europe dès la neuvième journée après sa défaite face aux Lettones de Riga. »
Les Alsaciennes ne s’avouent pas pour autant vaincues. Au contraire. « Nous allons tenter de résister le plus longtemps possible, de ne pas assister à la rencontre en simples spectatrices. Et si nous avons ne serait-ce qu’une toute petite chance, nous la saisirons à bras-le-corps et ne la lâcherons pas. Mais il faut savoir rester lucide », souligne le coach des Illkirchoises. Celui-ci rêve d’un exploit « à la Gries-Oberhoffen », tombeur de Saint-Etienne (Pro B) en 32e de finale de Coupe de France. « C’est vrai, personne n’aurait parié sur les hommes d’Olivier Bady, qui nous ont donné des idées ! »
Philippe Breitenbucher, qui devra se passer d’Audrey Kopp, handicapée par une douleur récurrente à une cheville, reste très serein : « Cette rencontre va nous servir à préparer les suivantes en championnat. Nous allons donner le maximum sans nous prendre la tête ! »
Sandrine Pays - www.alsapresse.com
« Nous avons eu notre dose de malchance. Pour nous, le monde s’est écroulé en deux matches ! », s’exclame José Ruiz. L’entraîneur des filles du Strasbourg ABC, longtemps secondes de NF1 après une belle série de cinq victoires, ont perdu du terrain à cause de leurs défaites face à Rennes puis au Centre Fédéral ce week-end « à la surprise générale ». L’explication de cette soudaine baisse de régime ? Il faut aller la chercher à l’infirmerie du club, puisque Bélinda M’Boma, alitée en raison d’une bronchiolite, et Djéné Diawara, touchée à une cheville, y sont cantonnées depuis et pour un petit moment. S’ajoute à cela le retour tardif de l’intérieure franco-américaine Mélissa Washington, contrainte de rester plus longtemps que prévu aux Etats-Unis et revenue il y a à peine plus d’une semaine. « Et nos remplaçantes n’ont pas encore montré qu’elles ont le niveau de la NF1 », précise le coach. Qui, dans ces conditions, aborde sans pression sur les épaules la rencontre de ce soir (20 h) face à Reims, 10e de la LFB à égalité de points avec Mondeville en réalisant « un parcours tout à fait honorable ». « Nous allons essayer de colmater les brèches, faire au mieux, et prendre le taureau par les cornes. Voyons le bon côté des choses : comme le match est décalé, nous aurons moins de concurrence et donc plus de monde au Tivoli. »
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« Un monde les sépare »
Les filles de la SIG (5es en NF1 juste devant le SABC) n’auront pas elles non plus de pression demain (20 h) face à Villeneuve-d’Ascq. « En théorie, il n’y a qu’une division d’écart entre les deux formations. Dans la pratique, il y en a au moins deux. En fait, tout un monde les sépare », résume l’entraîneur Philippe Breitenbucher. « Cette équipe, très régulière depuis des années, arrive juste derrière Bourges et Valenciennes, et a même pris part à l’Euroligue- ndlr: elle est actuellement quatrième de la LFB et a été éliminée en Coupe d’Europe dès la neuvième journée après sa défaite face aux Lettones de Riga. »
Les Alsaciennes ne s’avouent pas pour autant vaincues. Au contraire. « Nous allons tenter de résister le plus longtemps possible, de ne pas assister à la rencontre en simples spectatrices. Et si nous avons ne serait-ce qu’une toute petite chance, nous la saisirons à bras-le-corps et ne la lâcherons pas. Mais il faut savoir rester lucide », souligne le coach des Illkirchoises. Celui-ci rêve d’un exploit « à la Gries-Oberhoffen », tombeur de Saint-Etienne (Pro B) en 32e de finale de Coupe de France. « C’est vrai, personne n’aurait parié sur les hommes d’Olivier Bady, qui nous ont donné des idées ! »
Philippe Breitenbucher, qui devra se passer d’Audrey Kopp, handicapée par une douleur récurrente à une cheville, reste très serein : « Cette rencontre va nous servir à préparer les suivantes en championnat. Nous allons donner le maximum sans nous prendre la tête ! »
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