visiteur a écrit :Pour Whiplash, c'est le bémol au dessous, mais c'est clairement en réaction avec le précédent film "les combattants", j'ai trouvé ça tellement plus convaincant que ça n'est pas comparable. Alors que si je te lis bien, j'ai l'impression que tu trouves les deux films dans les mêmes "eaux".
Y'a quand même plus que le rapport sado maso entre les deux êtres, la dialectique du maître et de l'esclave comme je l'ai lu quelque part, je ne suis pas un grand connaisseur de jazz, mais il y'a clairement la démonstration de l'exigence à travers un art ou au service d'un art. Et le questionnement de qui détermine la "vérité" dans cette quête d'exigence et de mise au service de quelque chose. Celle aussi du dépassement de soi, jusqu'à l'excès. Mais évidemment, cela ne s'applique pas qu'à un art, ça pourrait s'appliquer à bien d'autres contextes. Des thématiques qui m'ont pas mal plu en fait...
Entre Whiplash et Les Combattants je sais pas trop comment comparer. J'ai trouvé le second un peu brouillon, ou alors j'en ai pas saisie les nuances. Whiplash par contre est tout sauf brouillon, c'est net et maîtrisé, du coup ce qui est peu exploré (comme ce qui est nettement mis en avant) est je pense tout à fait volontaire, mais c'est sur ces choix que le film m'a laissé un peu sur ma faim. Il y a des moments qui sont intéressants mais vite expédiés (la scène du repas de famille très réussie, la relation avec la fille). Par contre, la symbolique de la souffrance est omniprésente et devient un peu lourde en plus d'être assez caricaturale. Et le traitement des deux protagonistes m'a paru déséquilibré. Le prof est très intéressant dans ce qu'il d’ambiguë, là où l'élève, son parcours et son sort m'ont plutôt indifféré.
Bref, c'est bien foutu, efficace, mais comme pas mal d'autres films, j'ai pas vu le truc en plus qui fait décoller l'ensemble.
visiteur a écrit :Pis critikat l'a démonté ce film, t'es pas objectif....
Même pas vrai, objectivité est mon deuxième prénom
awaremannn a écrit :J'avais adoré Whiplash. La mise en scène était brillante, les deux acteurs très bons.
J'y connais pas grand chose en jazz, mais pour avoir fait du piano pendant une dizaine d'années, je sais, même si c'était à un niveau qui n'avait rien d'excellent, que la musique exige, même à un niveau modeste, une précision et une constance dans l'effort qu'on a du mal à retrouver ailleurs.
Et pour la batterie se rajoute une forte dimension "physique" très utilisée dans le film.
C'est tout à fait vrai, mais c'est montré sous un certain angle (autoritarisme, compétition, souffrance, quête d'une sorte d'excellence suprême). Comme dit plus haut, le côté too much ne m'a pas particulièrement séduit.