drazenmirabelle a écrit : ↑jeu. 16 juil. 2026 21:23
"Les tueurs de la république" (Vincent Nouzille).
Un voyage chez les barbouses français sous les
ordres des présidents de la République. Avec une
"Mention spéciale" à Giscard...
C'est sorti en enquête en 3 volets sur Canal d'après le bouquin. Toujours disponible sur Canal à la demande.
D'après l'enquête c'est surtout Hollande avec son air de gros moumoute qui s'est Lucien lâché dans les assassinats cibles, alors que Chirac y était très opposé.
La soumission est autant que le fanatisme à l'origine des pires abominations du XX°s. La démocratie est plus menacée par l'obéissance servile que la désobéissance civile.
Qui vient au monde pour ne rien troubler ne mérite ni égards ni patience.
J'ai mis très longtemps avant de me lancer dans la lecture de ce roman fleuve du début du 20ème qui valut à son auteur le Nobel de Littérature...
D'abord, parce qu'en format poche, 2500 pages, il faut le vouloir, si jamais ça n'accroche pas, c'est balot...
Ensuite, parce que c'est une période où je trouve la littérature française un tantinet faiblarde.... Bien sûr, il y'a Tonton Marcel, le style, l'intelligence, tout ça tout ça, mais je n'arrive pas à m'enthousiasmer....
Là, ce fut un véritable découverte, je ne savais pas trop à quoi m'attendre, mais j'avoue avoir comme dans un bon gros roman du 19eme, emporté par la narration, les personnages, le fonds social, bref, de la grande oeuvre...
Lu simplement, les 5 premiers chapitres qui composent le pavé, il me reste le plus important qui sont les jours qui précèdent le conflit de la première guerre mondiale...
Quid des 5 premiers chapitres: les Thibault sont deux frères, nés à la fin du 19eme et dont le cadet ne connaitra pas sa mère, morte en couches à sa naissance. L'histoire débute à l'adolescence du cadet, pris dans une histoire grivoise ce qui amènera son aîné à s'intéresser à lui. Le cadre est celui d'une famille bourgeoise conservatrice, dont la figure titulaire du père est assez écrasante... L'histoire le conduit à mettre son cadet dans une pension rigoriste catholique....
Les 5 premiers chapitres ont pour nom le cahier gris, le pénitencier, la belle saison, la consultation et la Sorellina.... Ils recouvrent environ une dizaine d'années où l'on voit l'évolution des deux frangins, au caractère très distinct, l'un plus classique dans sa carrière de toubib mais loin d'être un barbon conformiste, le cadet plus sensible, ayant beaucoup de mal à accepter faire carrière justement, et essayant de trouver sa propre voie, en créant un univers original
Il y'aurait énormément de choses à dire, sur la justesse d'une société, sur la complexité des personnages, sur la trame narrative vraiment très inventive, j'ai trouvé cette première partie admirable, digne des plus grands romans français qui l'ont précédé, on verra si la suite me laisse la même impression...
"l'appétit du cannibale" (Pierre Hanot).
Très déçu par cette lecture (très courte, 76 pages), alors que j'avais été
enthousiasmé par les précédents livres de Pierre Hanot.
"Huitième section" (Marc Trevidic)
Un homicide sert de fil rouge à l'auteur pour exposer les difficultés de la justice et de rendre hommage à un service qui a été supprimé, la 8ème section.
A mon goût trop de descriptions des relations entre les divers services de police et de justice. Ça va dans le détail, l'auteur étant un juge très connu.
Ça devrait peut être passionner Bagouvic
La soumission est autant que le fanatisme à l'origine des pires abominations du XX°s. La démocratie est plus menacée par l'obéissance servile que la désobéissance civile.
Qui vient au monde pour ne rien troubler ne mérite ni égards ni patience.
Une belle trouvaille dans la boite à livres d'un petit village
près de Mont de Marsan : "Pleure ô pays bien aimé" (Alan
Paton).
Les prémices de l'apartheid dans l'Afrique du Sud des années 50.
Ça me fait penser qu'il y a quelques années, en déplacement, n'ayant rien à lire, un soir j'avais pris un peu au hasard dans une boîte à livres qui n'en contenait que 4-5 un roman : Le seigneur du fleuve par Bernard Clavel.
J'avais adoré
Depuis je m'applique à déposer mes surplus de livres dans ces boîtes
La soumission est autant que le fanatisme à l'origine des pires abominations du XX°s. La démocratie est plus menacée par l'obéissance servile que la désobéissance civile.
Qui vient au monde pour ne rien troubler ne mérite ni égards ni patience.
... and the winner is ... a écrit : ↑ven. 21 août 2026 12:13
Ça me fait penser qu'il y a quelques années, en déplacement, n'ayant rien à lire, un soir j'avais pris un peu au hasard dans une boîte à livres qui n'en contenait que 4-5 un roman : Le seigneur du fleuve par Bernard Clavel.
J'avais adoré
Depuis je m'applique à déposer mes surplus de livres dans ces boîtes
Je fais ça depuis quelques années. J'en dépose, j'en prends. Bravo à
celui qui a eu cette idée. Je trouve que c'est vraiment sympa. Et puis
il y a des boîtes qui sont originales : Anciennes cabines téléphoniques,
abri bus, etc...
Sacré roman, sacré reconstitution, ça faisait longtemps que je voulais lire le roman le plus connu du célèbre écrivain américain mais la taille comme le sujet, m'avaient jusqu'alors fait hésiter. Qu'attendre de l'histoire d'une des plus célèbres actrices américaines, Norma Jean Baker, dont on connaît la trame, sur 1100 pages en livre de poche?....
Un petit peu eu du mal à rentrer dans l'oeuvre, un peu troublé de voir de l'invention pure et simple de l'auteur mêlé à un personnage réel, à des faits réels... Il faut trouver son rythme, comprendre que le cadre est imposé, mais l'imagination totalement débridée, ou pas.... A chacun de se faire son idée....
Il y'a très peu de la misère à la gloire et à la déchéance... 36 ans d'une vie déglinguée, où un physique de rêve va croiser le regard des plus grands metteurs en scène de l'époque, Billy Wilder, John Huston et Joseph L. Mankievicz, qui se rendront très rapidement compte du génie de la scène qu'elle avait en elle....
Une trajectoire fascinante, une tentative de rentrer dans ce qui aurait pu être la vie de l'actrice, ce que l'écrivain en a perçu à la lecture de ses biographies, de ses interviews, de son oeuvre, retranscrire ce qu'elle a ressenti de ce qui aurait pu être son quotidien, ses rencontres, ses pulsions, la fascination qu'elle exerçait autour d'elle, un livre qui ne laisse pas indifférent, effectivement un must dans la bibliographie hallucinante de Joyce Carol Oates, qu'on peut lire même en n'ayant qu'un intérêt modéré pour Marylin, simplement pour découvrir une oeuvre tout simplement brillante, qui bouscule, met très mal à l'aise tant l'arrière cour de la vie de l'actrice y est explorée sans aménité mais sans jugement....
visiteur a écrit : ↑sam. 05 sept. 2026 0:49
J'aime beaucoup Ferrari, pas encore eu l'occasion de faire la recension de son avant-dernier, il est comment le dernier?
Il se lit très rapidement.
Pour moi, ce n'est pas son meilleur bouquin. Mais ce n'est
que mon avis.
Le précédent se lisait aussi très rapidement, mais j'avais beaucoup aimé, mais c'était moins construit que le Goncourt ou qu'A son Image qui était dans la même veine, excellente....