Je ne dis pas que le RN est perçu comme un parti normal, mais qu'il n'est plus le seul dans son cas, et que le temps passant en 20 ans (beaucoup et peu à la fois) il passe d'un 80/20 contre un sortant à la peine en 2002 à un 58/42 contre un autre sortant à la peine en 2022. Quand arrivera la bascule difficile à dire, mais je ne me dis plus que c'est inenvisageable, et surtout pas s'il tombe contre LFI au 2nd tour qui est devenu un peu le nouveau grand méchant loup.visiteur a écrit : ↑mer. 26 août 2026 1:26 J'entends l'argumentation mais je vois les résultats en 2022 face à un Macron impopulaire elle n'arrive pas à faire plus de 42....
Et bien évidemment, alors que la victoire est éclatante au premier tour des législatives 2024, le parti est laminé par un vote massif contre lui... Alors certes 577 élections (enfin moins compte tenu des victoires au premier tour), pas toutes des duels RN/LFI mais suffisamment pour constater que contrairement à ce que l'on dit le RN n'est absolument pas perçu comme un parti normal....
Un autre point à prendre en compte, l'extrême gauche ne gouverne plus nulle part en Europe depuis un moment, de l'autre côté il y a l'exemple de Meloni en Italie, certes pas un clone de Le Pen (plus libérale, plus atlantiste) mais de la même famille politique on va dire, dont le mandat n'est pas la catastrophe annoncée et doit faire dire à pas mal de gens qu'après tout si Le Pen ou Bardella c'est pareil le risque est limité et ça se tente...
Reste à voir contre un Philippe, la crise est-elle si profonde que les français décideront de renverser la table ou se rangeront-t-il derrière ce qui ne les fait pas rêver mais ne leur fait pas peur parce que déjà vu et sans surprise ? En résumé, les grognons qui iront au bout de leur idée représenteront-ils plus de 50 %, perso j'en doute encore, les sondages c'est une chose mais le jour J ceux qui se disent j'ai peut être plus à perdre qu'à gagner à "expérimenter" souvent se rangent du côté du camp de la raison comme on dit...