[Topic unique] CINEMA

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Gavia arctica
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Re: [Topic unique] CINEMA

Message par Gavia arctica »

Lebron? :mrgreen:
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drazenmirabelle
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Re: [Topic unique] CINEMA

Message par drazenmirabelle »

Hier soir, je suis allé voir avec ma fille, en avant première, "le rêve Américain".
L'histoire de Bouna N'Diaye et Jérémy Medjana, les 2 agents français les plus
influents de la NBA.
J'ai trouvé ce film excellent. Plein de vérité et avec beaucoup d'humour. Je le
conseille aux amateurs de basket que vous êtes. Sortie le 18 février.
do
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Re: [Topic unique] CINEMA

Message par do »

drazenmirabelle a écrit : ven. 30 janv. 2026 10:55 Hier soir, je suis allé voir avec ma fille, en avant première, "le rêve Américain".
L'histoire de Bouna N'Diaye et Jérémy Medjana, les 2 agents français les plus
influents de la NBA.
J'ai trouvé ce film excellent. Plein de vérité et avec beaucoup d'humour. Je le
conseille aux amateurs de basket que vous êtes. Sortie le 18 février.

Je suis allé le voir aujourd'hui ...

... avec une pensée émue pour ceux qui étaient au boulot ! :mrgreen:

C'est un bon film !

:thumbleft:
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Re: [Topic unique] CINEMA

Message par ... and the winner is ... »

En principe les biopics c'est pas trop ma came.
Alors si ça passe à la télé à un moment où je suis dispo, pourquoi pas. Mais au cinoche que je garde pour des films que j'ai vraiment envie de voir.
Après, depuis "Chien de la casse" j'aime assez bien Quenard.
La soumission est autant que le fanatisme à l'origine des pires abominations du XX°s. La démocratie est plus menacée par l'obéissance servile que la désobéissance civile.
Qui vient au monde pour ne rien troubler ne mérite ni égards ni patience.
Gavia arctica
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Re: [Topic unique] CINEMA

Message par Gavia arctica »

”L’amour l’emporte”, film suédois de 1949, un des premiers films d’Ingrid Thulin, grande actrice suédoise parmi les égéries de Bergman…

je la trouvais trop froide et dure, mais là, dans ce film B et populaire, elle est si jeune, sa beauté pas encore marquée par son caractère…

PS la Suède a produit un nombre colossal de films ”feelgood” avant et après la WWII, presque tous des navets, mais d’excellents navets…
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Re: [Topic unique] CINEMA

Message par ... and the winner is ... »

"Une bataille après l'autre".
Très americain comme construction et grand spectacle pour ce film d'environ 3 plombes.
Gros carton aux oscars 2026 et notamment celui, très mérité à mon avis, de second rôle pour Sean Penn formidable dans un rôle de salopard absolu et suprémaciste blanc
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Re: [Topic unique] CINEMA

Message par visiteur »

Les Rayons et les Ombres de Xavier Giannoli

Le titre tiré d'un recueil de poèmes de Victor Hugo est le parfait reflet de cette fresque de plus de 3 heures décrivant la vie de Jean Luchaire et de sa fille Corinne des années 30 à leurs morts en passant évidemment par la période de la guerre...
Portrait d'un collaborateur qui fut fusillé à la libération, portrait d'un pacifiste issu de la gauche française comme une bonne partie de l'univers collaborationniste français qui n'en était pas à une contradiction près...

Contradiction? C'est bien tout le thème du film, dont je suis sorti assez marqué, tant il est juste, remarquablement interprété par Dujardin bien sûr mais surtout par Nastya Golubeva que je découvrais à l'occasion dont la performance est tout à fait étonnante...

On parle peu en France de la période de la collaboration, en ce sens qu'on en parle juste en fantasmes et guère dans l'examen des choses... Je n'ai guère comme souvenir de cinéma que le très remarquable Lacombe Lucien de Louis Malle écrit en commun avec Modiano, lui aussi très troublant, qui fit scandale à sa sortie, car non manichéen.

Ce film est différent, car ce n'est pas le portrait d'un individu lambda fictionnel tombé par hasard dans la collaboration comme de montrait l'oeuvre de Malle mais d'une des figures de la collaboration en tant que patron de presse.

Ce qui m'a mis très mal à l'aise dans ce film, c'est la légèreté du personnage... Son aveuglement. Cette façon de ne pas arriver à faire la part des choses entre une vie qu'il veut rêver et la réalité d'une période dont il refuse non seulement de prendre la mesure de la cruauté mais dont il s'efforce coûte que coûte à la poursuivre comme si l'extérieur ne l'affectait pas. Sa superficialité ne ferait que hausser les épaules s'il s'agissait d'un personnage actuel, le problème c'est qu'il y'a des choses qu'il est fort difficile de se permettre pendant une guerre aussi cruelle que fut la seconde guerre mondiale. La façon dont il refuse de comprendre qu'Otto Abetz, son ami allemand d'avant guerre, est devenu tout simplement un nazi, sans doute plus fréquentable que Goebblels, Goering ou Eichman, mais nazi tout de même.... Faire l'effort de comprendre combien il était difficile dans le feu du présent de discerner ce qu'était le nazisme et que peu l'ont compris in situ...

La compromission du quotidien, la légèreté et la facilité des choses, la corruption ordinaire, la lucidité aussi de comprendre qu'après Stalingrad l'issue est fatale sans toutefois en tirer la moindre conséquence qu'une fuite en avant, une fuite permanente en avant, une course à tombeau ouvert vers la mort, mais peu importe que ce soit la justice des hommes qui la provoque ou la maladie contre laquelle on lutte et dont on sait qu'elle finira par vous emporter... L'essentiel: jouir, être important dans ce théâtre d'ombres lugubres, peu importe le prix à payer, peu importe l'indignité, se sentir fidèle à son idéal dont on ne veut admettre qu'il vous conduit à l'abject.

L'ingénuité de Corine tranche avec la vie de son père, plus malade que lui, elle vit ce monde de loin, essaye de comprendre ce qui a pu lui arriver, sa sensibilité artistique, sa jeunesse ne pouvant appréhender ce qui se passait autour d'elle mais comme lui fera remarquer le metteur en scène juif ukrainien qui lui apporta la notoriété avant guerre, avait-elle voulu savoir ce qui se passait préférant sans doute se réfugier dans ses chimères et dans la jouissance de la jeunesse que la notoriété de son père lui permettait d'avoir à un moment où peu de ses congénères avait ce loisir dans le peu de temps que la maladie lui laissait....

On se dit en sortant de la vision d'un tel film, qu'il est heureux que nous soyons encore dans l'époque dans laquelle nous sommes car ce qui domine tout de même c'est que Luchaire était un fat, sans doute perclus de très beaux idéaux, et que nombre de ses semblables traversent le monde sans le bouleverser ni même l'amender, ils sont juste une bulle de savon sans importance qui disparaît au loin.... En 1940, ce type de fat n'était pas de taille à se prendre la vague qui se présenta devant lui et comme toute une génération fut emportée par sa puissance et laisse derrière elle une odeur de pourriture dont on se dit qu'elle peut réapparaître à tout moment.....

Sacrée leçon de cinéma, sacrée ambition à la mesure d'un metteur en scène qui a su si admirablement porter à l'écran l'un des plus grands chefs d'oeuvre de la littérature française, s'attaquer à cette période si trouble, si peu connue que celle de la France occupée en mettant en lumière un individu aussi ambigu que Luchaire était à la mesure de son talent. Pari casse gueule largement réussi.... Comme dans Illusions perdues, la reconstitution de l'époque est remarquable, les détails très fouillés (le discours de Céline à l'ambassade d'Allemagne a été rapporté par de nombreux témoins de l'époque), les portraits très bien réalisés, il faut pas mal d'estomac pour contempler ce petit monde de l'intérieur, si ordinaire, si loin, si près....
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