Basket-ball. Playoffs Pro A (finale).Chalon affronte Le Mans à Bercy (demain à 17 heures).
Bercy, un jardin extraordinaire

Entre les 2.300 supporters chalonnais et les 2.500 Manceaux, quel clan fera demain le plus de bruit à Bercy ? Photo Gilles Dufour.
Invaincu en deux finales à Bercy (15.000 places), l’Élan ne part pas dans l’inconnu même s’il jouera demain sa première finale de playoffs.
L e jardin extraordinaire. Pas sûr que les supporters chalonnais siffloteront la célèbre chanson de Charles Trenet, demain, lorsqu’ils croiseront la route des Manceaux sur le parvis verdoyant de Bercy.
Mais pour les joueurs de l’Élan, qui ont triomphé en Coupe de France en 2011 et en 2012, la salle omnisport de Paris ressemble à un immense jardin, arrosé généreusement par la main verte d’Ilian Evtimov, il y a tout juste un mois.
« Ce que j’aime avant tout à Bercy, c’est l’ambiance. Car en réalité, c’est toujours le même terrain, les mêmes arceaux d’une salle à l’autre. Et ce n’est parce que Bercy m’a souri la dernière fois que ce sera encore le cas samedi » se méfie Ilian Evtimov, le MVP de la finale de la Coupe de France 2012.
En ayant remporté les deux dernières finales de la Coupe de France au POPB, Chalon s’est doté d’une précieuse expérience. Et même s’il s’agira demain de la première finale de playoffs de l’histoire du club, l’Élan a déjà ses repères. Que ce soit dans les tribunes, où 2.300 supporters bourguignons effectueront encore le déplacement. Ou encore sur le parquet, où tous les protégés de Gregor Beugnot ont participé aux deux finales. À l’exception de Delaney, pas encore Chalonnais en 2011. Et de Prowell, qui remplace au pied levé Lauvergne lors de ces playoffs.
Un avantage certain. Comme l’atteste le coach bourguignon. « Ce qui caractérise Bercy, c’est le gigantisme de cette salle. Il faut quand même s’y habituer. Les points de repères changent. L’ambiance est différente, avec toute cette foule et ces marées de couleur » confie Gregor Beugnot.
Le jardin de Schilb
Aux portes d’un triplé historique, l’Élan aura les faveurs des pronostiqueurs. Lundi, en conférence de presse à Paris, le coach chalonnais a prévenu. « L’équipe a toujours faim et les joueurs veulent voir la magie de Bercy de nouveau après notre finale de Coupe de France. C’est du 50-50, nous avons l’avantage de maîtriser l’atmosphère, le plus dur sera de maîtriser l’adversaire. »
Deux jours plus tard, le ton montait d’un cran au Colisée. « Quand tu vas à Bercy, c’est pour un trophée. Il y a un côté événementiel à gérer. Et ça, tu ne le ressens pas la veille à l’entraînement. Cette pression, tu la ressens quand tu sors du tunnel avant le match. Les Manceaux disent qu’on a la pression. C’est bien joué de leur part. Mais il ne faut pas occulter ce tunnel. L’an dernier, on était passé un peu à côté en début de match. On avait été impressionné par rapport au contexte. En 2012, ce ne fut pas le cas. »
À l’image de Blake Schilb, auteur de 26 points (à 9/14) en 2011 puis de 24 points à 8/14 en 2012, l’Élan a trouvé ses marques au POPB. « Mais attention, j’ai déjà perdu un match à Bercy. C’était le All Star Game » sourit Blake Schilb.
Billetterie
Les supporters ne se déplaçant pas samedi en bus doivent retirer leur place aujourd’hui au Colisée de 10h30 à 19h.
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Interview par Michaël Rigollet - Basket. Playoffs Pro A (finale).

Tchicamboud : « Bien défendre pour bien attaquer » Photo G.D.
Comment vous sentez-vous à l’approche de cette grande finale ?
« Super bien. On a fait beaucoup d’opposition à l’entraînement contre les Espoirs qui ont répondu présents. Je leur tire mon chapeau. Maintenant, on attend le match avec une grande impatience. »
En 2006, vous aviez participé à la finale des playoffs. Mais c’était en Pro B avec Châlons-en-Champagne (ndlr : défaite 47-68 contre Orléans). Quel souvenir en gardez-vous ?
« On avait fait une bonne saison mais on n’avait pas fini le job. Et derrière, pendant toutes les vacances, tu te dis j’aurais dû faire ci ou ça… Et ça, je ne veux plus le revivre. »
Cette première finale de Pro A, comment l’appréhendez-vous ?
« Quand tu vois que d’anciens Chalonnais comme Jackson, McDonald, Cohen-Mintz, Guice, Gaume ou Henlan envoient des messages d’encouragement, ça te touche forcément. Je ressens une certaine pression. Mais c’est une bonne pression. Je m’apprête à jouer l’un des matches le plus importants de ma carrière. Et ça me tient tellement à cœur d’atteindre l’un de mes objectifs annoncés lors de mon retour à Chalon. »
Le Mans et Chalon ont un jeu offensif. Et pourtant, tout devrait se jouer en défense, n’est-ce pas ?
« Bien sûr. Car de toute façon, avec notre jeu, on a besoin de bien défendre pour bien attaquer. »
Avez-vous préparé plus particulièrement votre duel contre Rochestie ?
« J’ai demandé toutes les vidéos des matches du MSB en playoffs ainsi que contre nous. Je les ai tous regardés avec attention. À moi d’en tirer les conclusions et d’utiliser la bonne stratégie pour bien défendre sur lui. »
Que vous inspire le titre de la Une de nos confrères de BasketNews : « Et pourquoi pas Le Mans » ?
« C’est normal. Leur but est de vendre des journaux. Les gens vont l’acheter pour voir comment le MSB peut nous battre. Ils avaient déjà fait ça pour notre demi-finale contre Orléans. »
Source : http://www.lejsl.com
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ALLER L'ELAN !!!!!!!!!!!!!!