L'Elan Chalon ce soir (20 h 30) à Pesaro.Gray-Everett : ticket gagnant ?Arrivés ensemble durant la trêve, les deux anciens coéquipiers sous le maillot d'Oklahoma ont complètement relancé et métamorphosé une équipe chalonnaise jusque-là en panne.
Complices. Terrell Everett et Taj Gray ont passé deux saisons ensemble à Oklahoma en NCAA.
Italie. Le dernier match européen de l'Elan en Italie remonte à 2004 et son voyage à Varèse.
Entre octobre et décembre 2009, quatre victoires. Six depuis leur arrivée. Sans parler de la Coupe de France. A moins d'être aveugle, il faudrait être de mauvaise foi pour occulter la part prise par le tandem Gray-Everett dans le renouveau chalonnais.
Face à Nancy, samedi, elle s'est imposée comme une évidence. 27 points, 11 rebonds pour le premier ; 17 points et 7 passes décisives pour le second. Soit près de la moitié des points chalonnais à eux deux. Et une contribution de tous les instants au démâtage en règle d'une équipe nancéienne qui finit par couler à pic (92-74) dans le dernier quart.
Même si la route du maintien est encore longue, l'Elan ne peut que se féliciter d'avoir parié sur le talent et reconstitué une association qui avait déjà fait ses preuves en NCAA. Issu de la même fac (Oklahoma), où ils ont mouillé le maillot pendant deux ans ensemble (2004-06), Taj Gray et Terrell Everett sont aussi complices dans la vie que sur le terrain.
Une longue histoire« Taj et moi, c'est déjà une longue histoire ; on se connaît presque par cœur » sourit le nouveau meneur barbichu de l'Elan qui n'a pas besoin d'avoir des yeux dans la dos pour sentir la présence de son coéquipier. Témoin cette passe aveugle en fin de match contre Nancy conclue par un dunk de qui vous savez… « Terrell me rend les choses beaucoup plus faciles » convient son compère Taj Gray, en passe de retrouver à Chalon (18 points de moyenne en 6 matches de Pro A) le niveau qui était le sien à Roanne avant une grave blessure au genou gauche qui l'a éloigné des parquets pendant près d'un an. Ce qui explique que l'Elan, qui s'était déjà renseigné sur lui à l'intersaison - « mais il était trop cher, et puis surtout il voulait tenter sa chance en NBA » observe Remi Delpon, le general manager chalonnais - ait pu le récupérer à la trêve après que les Clippers de Los Angelès, avec lesquels il avait effectué toute la pré-saison, l'ait libéré.
« Pour moi, tout ça c'est du passé, souffle le massif (2.04m) intérieur de l'Elan, heureux visiblement d'être à Chalon et plus encore de vérifier qu'il n'a rien perdu des qualités qui faisait de lui un MVP en puissance avant qu'il ne se blesse avec Roanne.
Ensemble, les deux compères ont remis en ordre de marche une équipe chalonnaise jusque-là en panne. L'Elan surtout qui a trouvé en Taj Gray le point d'ancrage qui lui faisait défaut dans la raquette.
Avec Tillman repositionné en quatre, son poste de prédilection, en relais ou aux côtés de Maxime Zianveni la formation de Gregor Beugnot voudra confirmer ses progrès ce soir à Pesaro chez un ancien grand d'Italie qui l'attend de pied ferme (voir ci-dessous). Avant un déplacement à Levallois très attendu samedi, l'affrontement aura forcément valeur de test.
Pierre Desbois_______________________________________________________________________________________________
pesaro - elan chalon même combatPesaro et l'Elan ont au moins un point commun. Celui d'avoir raté leur début de championnat. L'équipe dirigée par Luca Delmonte a même fait pire que l'Elan puisqu'elle a débuté sa saison par 7 défaites consécutives ! Elle a toutefois bien redressé la barre depuis puisque, après sa défaite (90-76) à Sienne dimanche, elle occupe la 13e place sur 16 avec un bilan de 6 victoires pour 11 défaites.
A la lutte pour le maintien en Serie A, elle réussit en revanche beaucoup mieux en Eurochallenge où elle n'a pour l'instant concédé qu'une seule défaite en 8 rencontres. Elle est surtout invaincue chez elle, toutes compétitions confondues, depuis le 15 octobre et sa défaite face à Rome (73-84). Ce qui situe bien la difficulté de la tache qui attend les joueurs de Gregor Beugnot. A Pesaro, dont le dernier titre national remonte à 1990 et l'époque des Andrea Gracis, Walter Magnifico, Darren Daye et autre Darwin Cook, les Chalonnais retrouveront deux joueurs qu'ils connaissent bien : le meneur de poche Marques Green, passé par Roanne et Nancy, et l'arrière-shooteur Branko Cvetkovic vu au Colisée voilà deux saisons avec le club espagnol de Gérone.
P.D.
Le Journal de Saône-et-Loire______________________________________________________________________________________
Voilà un joli petit match afin de préparer le déplacement au PL samedi. Pesaro présente de jolis clients dans son roster avec pas mal d'expérience en terme d'années de jeu derrière eux, avec notamment du poids "in da paint" avec Eric Williams (2m05, 25 ans) qui tourne à 14pts, 8rbds en lega puis en rotation le vétéran Casey Shaw (2m08, 34 ans) qui rend des stats de 5pts, 5rbds en 15 min.
Une oppostion qui promet quelques jolis duels : Terrell opposé au lutin passé par la proA Marques Green qui présente un profil pouvant embêter le meneur chalonnais de par sa micro taille, un affrontement sympa sur le poste 3 entre Blake et Michael Hicks (33 ans) mais le duel du match est sans doute au poste de pivot entre Taj et Williams.