Paris-Normandie 30 janvier 2010 :
http://www.paris-normandie.fr/index.php ... secouristeBASKET-BALL. Pro A Hôte demain du SPO Rouen avec lequel il lutte pour le maintien, Dijon est désormais dirigé par le Finlandais Henrik Dettmann.
En Pro A depuis 1990, Dijon se languit à la 14e place, à hauteur du SPO Rouen, son adversaire demain. Parti comme un avion en octobre (quatre succès lors des cinq premières journées), le club de la Côte-d'Or est en bout de piste, cloué au sol par une série de onze défaites de rang. Déjà sur le gril la saison passée, le Suisse Randoald Dessarzin a finalement été renvoyé avant la réception du Mans, voici un peu plus de deux semaines, cédant provisoirement sa place à Julien Mahé, le coach des Espoirs, en attendant l'arrivée d'une pointure. Les noms de Jean-Aimé Toupane et de Gordon Herbert avaient été avancés. « Il y avait des candidats qui voulaient des salaires d'enfer, précise le président Michel Renault et en plus, ils réclamaient une ou deux années de contrat derrière. »
C'est finalement le Finlandais Henrik Dettmann, un novice du championnat de France aux prétentions mesurées, qui a obtenu les faveurs des dirigeants dijonnais. « A la tête des équipes nationales de Finlande et d'Allemagne, il a produit un basket très intelligent et défensif, explique Philippe Sudre, le manager général du club bourguignon sur le site du club. Il était disponible et présente un profil intéressant car il sait comment gérer les stars. » Notamment les Allemands Dirk Nowitzki et Shawn Bradley. «
C'est un technicien réfléchi qui prend en main une équipe faible, juge Michel Renault. Il faut donc lui remonter le moral. C'est un homme de dialogue qui essaie d'instituer de la rigueur dans le jeu. Il oblige les gars à donner le ballon au mieux placé alors qu'avant chacun y allait de son petit gri-gri pour soigner ses stats. »
Le président bourguignon n'est pas tendre avec Dessarzin, accusé de la dégringolade de l'équipe. « Il avait choisi ses joueurs et ce sont eux qui sont entrés en rébellion contre lui. C'est pour ça que nous avons cessé de gagner. Il avait par exemple fait venir Craven et puis en novembre il n'en voulait plus… Ce n'était pas logique. Il prenait des gars qu'ils connaissaient avec un niveau de Pro B, pas de Pro A. »
Sauvetage réussi avec Brunswick
Scandinave de 51 ans, son successeur avait causé du tort à Dijon en 2004. Il dirigeait alors le club allemand de Mitteldeutscher qui avait remporté la Coupe FIBA, aux dépens du club de la Côte-d'Or (84-68). Henrik Dettmann a déjà rempli une mission de sauvetage dans le championnat d'Allemagne avec Brunswick qu'il avait pourtant pris en position de grande faiblesse (3 victoires et 14 défaites).
Michel Veyronnet, le coach du SPO Rouen, a croisé le technicien finlandais à deux reprises cet été lors des qualifications pour l'Euro 2009. « La Finlande faisait bouger le ballon, il y avait une forme de fluidité avec un jeu axé sur les passes… Son équipe shootait aussi beaucoup à trois points, sans doute parce qu'elle avait les joueurs pour ça, notamment Mottola. Ce qui plaide pour lui, c'est qu'il a toujours eu de bons résultats avec ses équipes. » De l'homme en revanche, le coach rouennais ne connaît pas grand-chose. « Il est courtois, assez calme, avec le flegme des gens du Nord. » Une qualité indispensable pour empêcher Dijon de s'échouer en Pro B.
A. G.