de GAREAUX » Mer 10 Fév 2010 16:16
MONSIEUR MICHEL RENAULT REPOND AU BPNAUTE PAUL21.
« Lettre à un passionné éconduit de la JDA »
M ichel Renault, président de la JDA Dijon : « Rien de ce qui concerne, de près ou de loin, la JDA ne m'est étranger et rien n'est plus détestable que la tiédeur. Je n'ai donc pu qu'être fortement interpelé et même piqué au vif par le courrier paru dans le Bien public du 3 février 2010. Avant toute chose, on ne peut surtout pas souhaiter, lorsque l'on aime sincèrement la JDA, qu'elle soit rétrogradée en Pro B afin que de l'ordre soit mis. Si ordre doit être mis, il pourra l'être avec une équipe appartenant aux grands de Pro A. »
« Ce préliminaire posé, ès qualité de président de la JDA depuis 1998, je considère que je n'ai pas à me justifier a posteriori des décisions prises dans un passé récent. Tout autant, je soulignerai qu'il est si simple de commenter des décisions dans l'immense confort que donne le recul. Les décisions ont été prises, nonobstant les apparences, dans un esprit collégial, même si j'assume le fait d'avoir tranché, ce qui me semble être le devoir du président. »
« Et les décisions, je les assume, bonnes ou décevantes. Bonnes, avec la semaine des As en 2004 à Mulhouse, la coupe de France en 2006, le Trophée des champions en 2006, le Trophée du futur avec les espoirs en 2006. Décevantes, avec les résultats, non pas chaotiques, mais mitigés, des deux saisons passées. Alors, je reste à la barre du navire, et ce n'est pas aisé lorsque le vent, y compris le vent médiatique, souffle force 7. C'est ma place, avec pour seul horizon l'avenir proche et, contrairement à ce qui est habituellement suggéré, je ne suis ni nourri des plus solides certitudes ni abreuvé de pouvoir personnel. »
« Chacun des membres du staff a reçu comme une "feuille de route", chacun s'est vu rappeler sa mission et j'ajoute qu'aucun ne sera confondu avec un fusible. D'ailleurs, si je démissionnais, on me reprocherait, à juste titre, d'abandonner le bateau alors que le temps est gros. Pourtant, cette décision, je pourrais la prendre sans aucun dégât pour ma vie personnelle. Je retrouverais mon entreprise et ma famille. »
« Qu'il me soit permis d'ajouter que l'affirmation vipérine relative aux "sifflets et à leur public" est erronée. Elle n'est d'ailleurs pas digne d'un passionné comme est visiblement le rédacteur de la lettre publiée dans les colonnes du Bien public. La JDA, à l'instar de tous les clubs sportifs, a besoin d'un budget. Comme souvent, l'argent est le nerf de la guerre. Il faut des subventions et des recettes propres. En outre, chaque entreprise achète, comme au football, par exemple des places pour les matches, éventuellement une table pour le repas qui suit et chacun invite qui il souhaite. Aucune des personnes vues autour des buffets n'est invitée par la JDA. La JDA ne régale personne. En quelque sorte, chacun paye son écot. Et si les affaires se nouent, pas d'angélisme idiot, tant mieux. Et tant mieux pour la vie économique de Dijon. »
« Quant à moi, les circonstances me poussent à le dire, pas un frais de déplacement ou autre ne m'a jamais été remboursé parce que je n'ai jamais rien réclamé. L'entreprise dont je suis dirigeant est bien évidemment sponsor de la JDA. J'y crois et je l'aime peut-être un peu trop passionnément. »
« Et puis, même si on n'en parle pas suffisamment, la JDA c'est aussi, et peut-être même surtout, une équipe de jeunes, les bien-nommés espoirs. C'est aussi la très dynamique association handibasket. Chacun de leur match est un exemple et une leçon de courage pour chacun d'entre nous. Alors, pour toi le lecteur qui avoue ne plus avoir suivi un match depuis cinq ans, mais qui ne peut s'empêcher de surveiller la vie de la JDA, passionné et quelque part éconduit donc déçu, dès samedi 13 février, pour le prochain match, dans l'anonymat le plus complet et donc le plus protecteur, je laisse deux billets pour tous les matches à domicile. Ils t'attendent au Bien public. Le Bien public, messager fidèle et dérangeant.»
tribune source : LE BIEN PUBLIC
Publié le 10/02/2010